Paris-Match : Chef de l’État, quelles mesures prendriez-vous immédiatement ?
MARINE LE PEN : Je fermerais les frontières. Je ferais un moratoire sur l’immigration. Puisque nous avons 5 millions de chômeurs, il n’y a aucune raison d’importer des chômeurs supplémentaires. Je mettrais en place une politique dissuasive d’immigration, c’est-à-dire que je lancerais un signal très clair aux étrangers. Nous n’avons plus les moyens de prendre en charge pour eux l’éducation,les soins, les allocations familiales… Je changerais le code de la nationalité pour supprimer le droit du sol. La nationalité française s’hérite ou se mérite. J’appliquerais aussi les lois en matière de déchéance de la nationalité. Ceux à qui nous avons eu la générosité d’accorder la nationalité française doivent pouvoir la perdre s’ils ne respectent aucune des règles de notre pays. Je rétablirais ce que Nicolas Sarkozy a appelé fallacieusement « la double peine ». Un étranger qui a commis un crime ou un délit pourrait être renvoyé dans son pays.
François Fillon a récemment inauguré une mosquée à Argenteuil. Que feriez-vous ?
Il faut une laïcité ferme, saine et juste. Les mosquées ne doivent pas être financées avec des fonds publics. J’interdirais aussi les financements étrangers Les lieux de culte doivent être financés par les fidèles. Je chasserai de l’école toute revendication communautariste ou religieuse, et je bannirais ces revendications en inscrivant, dans la Constitution, que la République ne reconnaît aucune communauté.
Vous prôneriez un retour au protectionnisme...
J’appelle cela le patriotisme économique. Je suis pour une taxe aux frontières, qui financerait en partie les retraites et permettrait de lutter contre la concurrence déloyale que représente l’importation de produits issus de pays qui n’ont pas les mêmes charges ni les mêmes règles que nous. Mais surtout, je ferais des économies. Il faut lutter contre la fraude sociale. Et puis, il y a le coût de l’immigration qui se chiffre en dizaines de milliards d’euros par an.
Que feriez-vous pour relancer la croissance ?
Il faut retrouver la maîtrise de notre monnaie. L’euro est condamné. Il faut mettre en place une « déprivatisation » de l’argent public et rétablir la Banque de France dans sa capacité de financer l’État. Une des choses qui nous ruine, c’est le recours aux emprunts auprès des marchés financiers internationaux.
Parmi les sympathisants frontistes, les ouvriers et employés vous plébiscitent. Que feriez-vous pour eux ?
Ils bénéficieront du rétablissement des frontières, puisque 64 % des emplois industriels ont disparu en dix ans à cause de la concurrence internationale.
Face à ceux que vous appelez les « banksters », quelles mesures mettriez-vous en place ?
Il faut taxer la spéculation, revenir à la finance à la française. L’entreprise doit pouvoir s’appuyer sur un capital qui ne soit pas spéculatif. Lorsque vous achèterez des actions, si vous les revendez le lendemain, vous paierez tellement d’impôts que ça n’aura plus d’intérêt. Plus vous conserverez longtemps vos actions, moins vous paierez d’impôts.
Que proposeriez-vous contre les violences dans les banlieues ?
Il faut revoir de fond en comble la politique contre l’insécurité. Premièrement, on manque de places de prison, ce qui fait que notre système carcéral est une véritable honte. En attendant la construction de nouvelles prisons, je transformerais les hôpitaux et les casernes, que l’État est en train de vendre, en centres carcéraux, éventuellement ouverts. Deuxièmement, je donnerais des instructions pour que les peines prononcées soient à la hauteur des méfaits commis. Il y a un effondrement de l’échelle des peines qui fait que la sanction n’est plus crainte. J’imposerais la perpétuité réelle et définitive, et organiserais un référendum sur la peine de mort. Enfin, je protégerais la police et je lui donnerais des moyens pour remettre de l’ordre dans notre pays. Il faut aller dans les banlieues mettre les caïds hors de nuire. Je ferais voter la présomption de légitime défense pour les forces de police. Parce qu’un État dans lequel les policiers ne peuvent plus se défendre est un État qui n’a plus qu’à tirer l’échelle. Un État qui a peur est un État qui est mort...
Beaucoup sont de son avis et encore ce n'est pas assez
Le Président de la République a reçu les parents de la malheureuse Laetitia. Il s’est indigné bien sûr et a promis une aggravation des sanctions contre les récidivistes. Il faudra donc patienter que l’assassin commette un nouveau crime pour être « un peu plus condamné » !
PETITION
Madame, Monsieur,
Depuis que le corps de la pauvre Laetitia a été retrouvé dans un lac près de Nantes, juges et responsables politiques se renvoient la balle comme des adolescents irresponsables.
Personne ne veut admettre qu'il y a une solution simple pour empêcher qu'un acte d'une telle barbarie ne se reproduise.
C'est pourtant évident : Tony Meilhon, le principal suspect, était un criminel violent multirécidiviste qui avait déjà été condamné 15 fois par la Justice.
QUE FAISAIT-IL DEHORS ???
C'est pourquoi je vous demande de signer la pétition de l'Institut pour la Justice, en cliquant en bas de ce message.
A 31 ans, Tony Meilhon était libre comme l’air, malgré 7 nouvelles plaintes déposées contre lui. Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois, il a agressé des gens, il a été attrapé, jugé... puis relâché peu après.
Est-ce que la Justice manque de moyens ? Non. Elle manque de fermeté.
Est-ce que les magistrats devraient être sanctionnés ? Non, car dans la plupart des cas, ils ne commettent "aucune faute", comme ils aiment tant à le répéter.
Ils appliquent simplement la Loi française, qui ne prévoit plus de sanctions assez sévères, y compris pour les psychopathes les plus dangereux.
Ce qu'on appelle la "perpétuité" équivaut en moyenne à 20 ans de prison actuellement. L'horrible assassin de Laetitia ressortira probablement à 50 ans (il n’en a que 31 aujourd’hui).
Mais il y a pire : la loi française oblige les juges à accorder à tous les criminels des remises de peine. Quand ils sont condamnés au tribunal à 10 ans, cela veut dire qu'ils doivent pouvoir ressortir au bout de six ans (en moyenne). C'est leur droit.
Je n'invente rien. On ne le dit pas à la télévision mais ce sont bel et bien les lois qui ont été votées en France.
C'est une vérité qui est soigneusement dissimulée au citoyen "de base", car ces lois ont évidemment été votées contre la volonté de la majorité.
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy parle de "sanctions" et les magistrats sont "en grève".
Mais il y a une certitude :
Dans une semaine, un mois, trois mois au plus tard, un autre crime comme celui commis contre Laetitia fera la une des journaux.
C'est un fait : un autre monstre, peut-être plus dangereux encore que Tony Meilhon, sera libéré par la Justice française, et assassinera une nouvelle personne. C'est inéluctable :
Tant que notre loi ne changera pas, et qu'on ne prévoira pas des peines adaptées, dissuasives, et qui permettent réellement de débarrasser la société des sadiques dangereux, nous sommes condamnés à voir encore et encore des jeunes femmes de notre pays se faire atrocement assassiner !!
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne suis pas en train de faire campagne pour la peine capitale, ni de suggérer qu'il faille infliger aux criminels des peines dégradantes.
Mais il existe aujourd'hui de multiples solutions, respectueuses des droits de l'homme, qui permettent de neutraliser un individu ultra-dangereux, lorsqu'il a prouvé à plusieurs reprises qu'il n'hésiterait jamais à passer à l'acte.
Il n'y a pas besoin d'attendre qu'ils aient commis un assassinat avec acte de barbarie. C'est pourquoi nous avons lancé cette pétition aux pouvoirs publics.
En effet, le profil de ces assassins est presque toujours le même : ils commencent par des "petits" actes de délinquance, puis franchissent à chaque fois un cran supplémentaire.
Entre 1996 et 2003, Tony Meilhon accumule 8 condamnations pour vol avec dégradation, vol en réunion et violences aggravées. Il est condamné par une Cour d’Assises en 2001 pour un crime d’une barbarie que je ne peux même pas, par respect pour vous, vous décrire ici.
Mais le 25 août 2003, il est déjà libre de nouveau ! C’est là qu’il part à l’assaut, dans la même journée, d’une poste, d’une station-service et d’un bureau de tabac. Un braquage violent, sous la menace d’une arme de poing.
C'est à ce moment-là qu'on aurait pu, qu'on aurait dû agir pour le neutraliser. Mais il faut que vous agissiez pour le demander à nos gouvernants, en signant la pétition ci-dessous.
En effet, l'évolution inquiétante de Tony Meihon crevait les yeux à ce moment-là. Ecoutez le témoignage du buraliste qu'il a agressé :
Il a sorti un flingue de son blouson. (…) Il m'a dit : "Donne-moi la caisse." (..). Puis quelqu'un est entré dans le magasin. Il a sorti une bombe lacrymogène et nous a aspergés. Il a dit quelque chose comme : "Tu bouges, je te bute".
Il raconte le procès :
A mes côtés, la gérante de la station-service était complètement traumatisée. Elle avait été frappée à coups de crosses et laissée à terre. Elle était sous médicaments.
Tony Meilhon, lui, "avait un air narquois. Je pense qu'il savait qu'il ne risquait pas grand-chose. Il se jouait du système, il était blasé. Il regardait souvent sa montre. On voyait bien qu'il s'en foutait. Je me rappelle qu'il avait dit que la prison était moins difficile que ce qu'il imaginait. »
Tony Meilhon encourt alors au moins 20 ans. La Justice le condamne à… 3 ans !!! Qu’il ne fera évidemment pas entièrement grâce aux remises de peine automatiques dont bénéficient tous les détenus.
Pourtant, les experts étaient formels : d’après eux, Tony Meilhon avait des « tendances psychopathiques », une « impulsivité » et une « facilité à passer à l’acte ». Bref, une extrême dangerosité.
Après 8 condamnations pour violences, quelles circonstances atténuantes la Justice a-t-elle pu retenir pour ne pas le condamner à 20 ans ?
Mais la loi française permet aux juges et aux jurés de choisir une peine entre zéro et vingt ans. Il n'existe pas de peine minimum.
Ils ont donc choisi trois ans... mais il n'y a "aucune faute" de leur part !!!
Après cette condamnation, Tony Meilhon a évidemment recommencé les violences. Il est à nouveau passé devant des magistrats, qui ont eu à plusieurs reprises l’occasion de le neutraliser pour longtemps.
La mort de Laetitia n'est donc pas causée par un manque de de « moyens » !
Elus et médias nous disent que le seul problème dans cette affaire, c’est que Tony Meilhon n’a pas eu rendez-vous avec un éducateur une fois par mois.
C’est vraiment se moquer du monde : qui peut croire que cela aurait changé quoi que ce soit et que cela aurait pu empêcher un monstre de son espèce de tuer Laetitia ?
Il est temps de dire la vérité : nos lois doivent prévoir des peines beaucoup plus sévères et neutraliser plus longtemps des individus aussi dangereux. Et je compte sur vous pour le dire à nos gouvernants en signant la pétition ci-dessous.
Nous sommes l'Institut pour la Justice, la plus grande association d'experts, de victimes, et de citoyens qui traite des problèmes de Justice en France. Nous étions au 20h sur France 2 hier soir et nous avons l'oreille des pouvoirs publics.
Nous pouvons donc réellement faire une différence. Mais nous avons besoin de votre signature pour donner une légitimité démocratique à nos propositions de réforme.
C'est pourquoi votre signature à cette pétition est très importante. Vous pouvez sauver des vies, éviter d'autres crimes atroces, inévitables si les choses ne changent pas rapidement au niveau des lois françaises.
Je compte sur vous pour signer la pétition et la transférer à tout votre carnet d'adresse.
Laurence Havel
Secrétaire nationale
POUR SIGNER LA PETITION, MERCI DE CLIQUER ICI