Le séquençage de l'ADN ne concerne pas que les êtres vivants. Il est désormais possible de séquencer l'intégralité des chromosomes d'individus morts depuis bien longtemps et donc des espèces disparues. L'ADN se conserve près de cent mille ans à condition que l'environnement ne soit pas trop chaud et humide. A partir des quantités infimes d'ADN résiduel dans les squelettes, les généticiens peuvent reconstituer la totalité du génome grâce à la technique d'amplification qui permet de multiplier un grand nombre de fois les séquences. La paléogénétique, cette nouvelle science qui aurait semblé utopiste il y a seulement dix ans, clarifie à grande vitesse l'histoire de l'humanité.
Depuis cent mille ans, plusieurs espèces d'hommes ont disparu - Neandertal il y a moins de trente mille ans, Denisovan en Sibérie, l'homme de Flores en Indonésie. Le séquençage de Flores (Homo floresiensis) - homme de faible corpulence possédant un crâne (et donc un cerveau) très petit, vivant en Indonésie - a échoué à deux reprises tant l'ADN a été abîmé par le climat tropical de la zone de sépulture. Mais Neandertal et Denisovan ont été séquencés avec succès alors même que cette dernière espèce nous est connue uniquement par un fragment de phalange et deux molaires !
La comparaison des génomes de Neandertal, de Denisovan et de l'homme moderne éclaire d'un jour nouveau notre histoire. On sait aujourd'hui que certains humains (notamment les Mélanésiens modernes) ont hérité d'environ 6 % d'ADN de Denisovan lors du passage de leurs ancêtres en Asie. Ce mélange génétique ne se retrouve pas chez les Européens ou les Africains. On sait aussi qu'il y a eu un métissage des Eurasiens avec Neandertal, qui se serait produit lors de la sortie d'Homo sapiens d'Afrique, il y a environ soixante-quinze mille ans. Son ampleur reste à préciser parce que le premier séquençage réalisé n'est pas assez précis : la technique utilisée en 2010 est moins performante que celle mise au point en 2012 pour séquencer Denisovan.
Autrement dit, certains groupes d'hommes vivant aujourd'hui sur Terre sont issus du métissage, il y a quelques dizaines de milliers d'années, après leur sortie d'Afrique, d'hommes modernes et d'hommes archaïques. Grâce au séquençage des ossements présents dans les armoires des paléoanthropologues, il est probable que nous découvrirons de nombreux autres métissages, peut-être même avec des hommes encore plus archaïques - par exemple des Homo erectus.
Le séquençage des restes humains génère déjà des conflits politiques. La conception - politiquement essentielle - d'une humanité unique est en train de voler en éclats. Plus préoccupant, certaines des séquences génétiques héritées du métissage avec des hommes archaïques concernent des gènes gouvernant l'organisation cérébrale et impliqués dans le fonctionnement des synapses neuronales. Le débat sur la notion de race, sur l'égalité entre elles, que l'on espérait à jamais enterré, pourrait resurgir. Les humanistes devront être vigilants et veiller à ce que ces troublantes découvertes paléogénétiques ne deviennent pas des arguments aux mains des idéologues racistes.
Chirurgien urologue, président de DNAVision.
Tous les êtres vivants ont une origine commune et ont donc des liens de parenté plus ou moins étroits les uns avec les autres. Comment établir le degré de parenté qui relie deux espèces ? Quels sont les mécanismes de l'évolution ? Quelles sont les différentes étapes de l'hominisation ?
L'homme partage ainsi des caractères avec d'autres espèces animales. C'est un eucaryote, car ses cellules possèdent un vrai noyau, un vertébré, comme le poisson, un amniote, comme la poule, un mammifère, comme le chien, un primate, comme le lémurien, un hominoïde, comme le gorille, et un homininé, comme l'australopithèque.Raisonnement savant totalement erroné depuis ces dernières découvertes ou l'homme ne serait qu'un croisement de primates différents suivant les types d'hommes en résultants . Donc remise en cause de l'abolition des races humaines, il y aurait donc plusieurs races issus de ces croisements < pour ma part inconciemment , je n'en ai jamais douté > un asiatique, un africain ou un arabe seraient issus de différents croisements de races . Si l'homme ne descend pas du singe, il est certainement le croisement de différents primates < dont le singe fait parti > il suffit pour s'en convaincre de voir les similitudes de traits avec différentes populations de notre monde ( si certains singes asiatiques ont les yeux bridés, se n'est certainement pas parcequ'ils consomment du riz ) et je ne vois pas qu'elle honte il y aurait à ne pas être de la même race humaine ( les races canines sont bien différentes et celà n'empêche pas les chiens de se sentir le cul )