Origines, études et famille
Jean-Marc Ayrault est le fils de Joseph Ayrault[1] (né en 1921), de Maulévrier, ouvrier agricole, ouvrier dans une usine textile, puis cadre dans cette même usine, et de Georgette Uzenot (née en 1928), de Nantes, couturière puis femme au foyer.
Il est élève de l'école primaire catholique Saint-Joseph de Maulévrier et, de 1961 à 1968, du lycée public Colbert de Cholet[2]. Il fait ensuite des études supérieures d'allemand à l'université de Nantes. En 1969-1970, il passe une partie de l'année (un « semestre ») en Allemagne, à Wurtzbourg. Il est licencié en allemand en 1971, puis passe le CAPES en 1972. Il fait son année de stage au collège de la Trocardière (Salvador-Allende) à Rezé et est nommé professeur à Saint-Herblain au collège de l'Angevinière en 1973.
Jean-Marc Ayrault est exempté du service national en 1976. Devenu maire de Saint-Herblain, il n'occupe plus pendant quelques années qu'un poste de professeur à mi-temps.
En septembre 1971[3], il épouse Brigitte Terrien, de Maulévier, étudiante en Lettres modernes, professeur de français à partir de 1974. Elle devient ensuite conseillère générale du canton de Saint-Herblain-Ouest-Indre entre 1982 et 2001. Ils ont deux enfants.
Premier ministre
Il est nommé Premier ministre de François Hollande le mardi 15 mai 2012. Traditionnellement, sa première action sera de choisir puis de soumettre la constitution du gouvernement au Président de la République, le mercredi 16 mai 2012. Ce gouvernement sera le 35e gouvernement de la Ve République française.
En 2009, selon un classement publié par le quotidien Le Monde, il est le deuxième homme politique français par le cumul des mandats (sa présidence du groupe des députés PS n'étant pas prise en compte dans le classement). Il a déclaré « assumer pleinement » tout en précisant que « la limitation du cumul va dans le sens de l'histoire »[20],[21]. Jean-Marc Ayrault gagne 8 100 € d'indemnités par mois[22].
Il occupe des postes honorifiques : en 1992, il est président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains ; de 1995 à 1997, il préside l'Association des maires de grandes villes de France. Le 19 décembre 1997, il est condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et 30 000 F d'amende pour favoritisme, après l'octroi, de décembre 1991 à décembre 1993, sans mise en concurrence ni appels d'offres ni contrat, du marché d'impression du journal municipal nantais à Daniel Nedzela, homme d'affaires proche du PS, pour un budget d'impression évalué à six millions de francs par an[10]. Jean-Marc Ayrault se défend en affirmant qu'il n'imaginait pas que la loi de 1991, qu'il avait votée, pouvait s'appliquer pour un marché public de quelques millions de francs. Il défend le projet de construction du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes, surnommé par les opposants à ce projet l'Ayraultport Concernant l'éventualité d'un redécoupage des régions préconisé par le rapport du comité Balladur, Jean-Marc Ayrault est opposé, tout comme Jacques Auxiette, mais contrairement à Jean-Yves Le Drian, à Patrick Mareschal ou à son adjoint Jean-Louis Jossic, à ce que la Loire-Atlantique rejoigne la Région Bretagne[8]. Et pour cause , né en maine et loire d'une famille originaire des deux sèvres, ce Poitevin ne vois pas d'un bon oeil la Loire Atlantique retournée dans sa région d'origine avec toutes ses richesses, par contre rien ne l'indispose quand il s'agit de construire un nouvel aéroport sur les terres Bretonnes avec toutes les nuisances qui s'ensuivent( quand on sait que les Bretons ont voté majoritairement socialiste ) < c'est donner la corde pour se faire pendre > Attendons maintenant la nommination des autres Larrons
Nomination d'Ayrault - Le Pen : "La première grosse erreur"
Le Point.fr- Publié le 15/05/2012 à 18:03
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a relevé mardi la condamnation de Jean-Marc Ayrault pour favoritisme en 1997 et a affirmé que sa nomination comme Premier ministre était la "première grosse erreur" de François Hollande. Réagissant au micro de BFM TV, Marine Le Pen a estimé qu'il s'agissait d'"une première rupture dans le contrat de confiance que François Hollande a voulu instaurer avec le peuple français". "Jean-Marc Ayrault, compte tenu de la condamnation qui a été la sienne il y a plusieurs années, ne correspond pas aux engagements qui avaient été pris par François Hollande", a-t-elle poursuivi.
Jean-Marc Ayrault avait été condamné en 1997 à six mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende (4 600 euros) pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public, en l'occurrence le journal municipal de la ville de Nantes, dont il était maire. Dix ans plus tard, Jean-Marc Ayrault a bénéficié d'une réhabilitation pour cette condamnation, comme le prévoit le Code pénal. "Le problème n'est pas de savoir si cette condamnation est grave ou pas, c'est un problème de principe. On nous avait dit que le sarkozysme, c'était terminé. Or ça ressemble quand même grandement à une République irréprochable qui, dès les premiers jours, n'est plus si irréprochable que ça", a déclaré Marine Le Pen.
Qualifiant cette nomination de "première grosse erreur" de François Hollande, elle a ajouté qu'il s'agissait d'"un coup de canif assez sérieux dans une promesse de campagne que personne n'avait exigée". "C'est François Hollande qui, spontanément, pour mettre en oeuvre une République éthique, avait évoqué le fait qu'il ne s'entourerait pas de gens qui avaient été condamnés", a-t-elle ajouté. Mais qui est il vraiment :