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LA LICRA

LYON - La Licra accusée de diffamation
Mis à jour le 15.05.12 à 05h13

  Le tribunal correctionnel de Lyon examinera mardi la plainte de l'association Regards de femme pour diffamation à l'encontre de la Licra, Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. Dans son bulletin du mois de janvier, la Ligue, qui consacrait un dossier sur l'extrême droite à Lyon, avait qualifié Regards de femme de mouvement « raciste, xénophobe et révisionniste, cachant derrière un discours anti-musulman un renouveau du racisme anti-arabe ». L'audience est prévue à 14 h.C. G.                                                                                   

FN : une "liste noire" de La Licra 
AFP Mis à jour le 15/05/2012 à 17:29 | publié le 15/05/2012 à 17:25Réactions (160)  

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé aujourd'hui qu'elle dresserait la "liste noire" des candidats aux élections législatives "se réclamant des thèses haineuses et xénophobes du Front national".

"Des candidats du Front national (FN), remaquillé pour la circonstance en Rassemblement Bleu Marine, pourraient entrer à l'Assemblée nationale le 17 juin prochain", souligne dans un communiqué la Licra, qui a décidé "de mener campagne ces prochaines semaines pour faire battre le FN dans les urnes".

"La Licra demandera dans une charte présentée aux candidats, de droite comme de gauche, un engagement de désistement en faveur du candidat républicain le mieux placé s'il y a un risque d'élection d'un représentant de l'extrême droite", indique-t-elle dans son communiqué. "Cette charte républicaine ainsi que la liste noire de la Licra seront rendues publiques prochainement", précise le président de la Ligue, Alain Jakubowicz. "Il n'y a aucune compromission possible avec le FN : le seul 'ni ni' qui vaille est 'ni avec le Front National ni avec ses idées'", ajoute-t-il.

La Licra rencontrera des candidats aux législatives pour présenter ses "50 propositions pour une France plus fraternelle", déjà soumises aux principaux candidats à l'élection présidentielle (www.50propositions-licra.org).                                                                                                                                                                     RETOUR SUR L'HISTOIRE : 

De nombreux chefs de la collaboration furent-ils membres de la LIC(R)A ? (rediff)
 

18/03/10

Eric Zemmour s’est exprimé cette semaine sans prendre de pincettes sur les liens troublants entre la LIC(R)A, la gauche dreyfusarde et la collaboration (cf vidéo à partir de 11 minutes). La LICRA n’a pas répondu…

« L’antisémitisme le plus puissant n’est pas en 40, contrairement à ce qu’on croit aujourd’hui, celui de l’extrême-droite et de l’Action Française : le plus virulent dans les années 40 sous l’occupation c’est l’antisémitisme de la gauche pacifiste, de Laval et de tous les autres. (…) L’historien israélien Simon Epstein** montre que la plupart des collabos viennent de la gauche pacifiste, socialiste, radicale, antiraciste : il note tous les discours qu’ils faisaient à la LICRA dans les années 20 contre l’antisémitisme et le racisme, et tous ceux-là sont passés à la collaboration ! »


Caricature tirée du journal collaborationniste Au Pilori, 1er octobre 1942

 

**Spécialiste de l’antisémitisme, Simon Epstein a constitué au fil des ans un socle informatif considérable sur les itinéraires contrastés de deux catégories de Français : ceux qui protestèrent contre le racisme et l’antisémitisme dans les années 1920 et 1930, avant de s’engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimèrent une hostilité ou un préjugé à l’égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l’heure venue, dans la Résistance. Ce livre ne retrace ni l’histoire de l’antiracisme ni celle de l’antisémitisme ; il est l’histoire du passage de l’un à l’autre.

Les principaux chefs de la Collaboration ont traversé, chacun à sa manière, une phase de dénonciation de la haine antijuive ; beaucoup furent même militants de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA, l’ancêtre de la LICRA). Réciproquement, de nombreux résistants, et non des moindres, sont originaires d’une extrême droite nationaliste qui, dans les années 1930, fut fertile en prises de positions hostiles aux Juifs. C’est ce phénomène paradoxal que Simon Epstein décrit puis analyse, en s’appliquant aussi à démonter l’occultation dont ces chassés-croisés, déroutants certes mais significatifs, ont fait l’objet dans les mémoires françaises.

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