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ON EN RÊVAIT : ROLEX LA FAIT


Le président de la République est, par définition, le président de tous les Français. Il représente, autant qu'il est possible, l'ensemble de la collectivité nationale. Il est donc logique que les candidats à la fonction s'adressent à tous les électeurs, y compris, évidemment, ceux du Front national. Surtout quand ceux-ci ont été 6,4 millions à voter, le 22 avril, pour Marine Le Pen.
Dès le lendemain du premier tour de scrutin, François Hollande et Nicolas Sarkozy s'y sont donc employés. Le candidat socialiste, en analysant ce vote FN comme l'expression d'une "colère sociale" et en cherchant à convaincre ces électeurs que "c'est la gauche qui les défend". Le candidat de l'UMP, en assurant que les électeurs de Mme Le Pen sont la voix de "la France qui souffre", qu'ils n'ont "pas de leçon de morale" à recevoir et qu'il a bien l'intention de les "écouter", les "entendre" et leur "parler ".
Le problème - lourd, blessant, presque humiliant pour tout républicain, de droite comme de gauche - est que le président sortant a franchi, depuis deux jours, la frontière entre compréhension et compromission. Certes, il a assuré, mercredi 25 avril, qu'il n'y aurait "pas d'accord" avec le Front national, ni de ministres FN s'il est réélu C'est enfin un aveu d'impuissance. En 2007, Nicolas Sarkozy avait su convaincre qu'il saurait apporter des réponses au désarroi ou au désespoir de cette "France qui souffre". Se situer, cinq ans plus tard, sur le terrain même de Mme Le Pen revient à admettre qu'il n'y est pas parvenu
AH BON ! Ces deux apatrides à la solde des Capitalistes mondialistes de Bruxelle prennent les Français Patriotes électeurs du Front National pour des débiles mentaux ! Et vous allez leurs donner votre voix ? < QUE NENNI >