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le PS a peur de la VERITE

Clément Méric, comme martyr, on fait mieux !

clement-meric 

 

Le 25 juin 2013 

Vincent
de Longueville
Ecrivain, journaliste

Comme c’est dommage qu’on n’ait pas eu cette vidéo de la mort de Clément Méric deux jours plus tôt ! On aurait pu la passer sur écrans géants à la manifestation organisée dimanche à Paris contre le fascisme et tous ses avatars, histoire de voir enfin le visage de la bête immonde. Bon, il n’aurait pas fallu trop s’attarder sur les détails, au risque de constater que le monstrueux assassinat, voire le lynchage un temps évoqué par nos têtes pensantes, tenait davantage de la bagarre à mains nues, dans laquelle le militant antifasciste n’a pas joué que le beau rôle : on le voit attaquer par derrière Esteban Morillo, déjà aux prises avec deux camarades, et lui porter un coup à la tête. Le militant d’extrême droite se retourne illico, et assène en retour à son agresseur un violent coup de poing, apparemment unique. Méric tombe. Méric meurt.

Évidemment, ça donne une furieuse envie de faire une petite recherche, histoire de voir ce qui se disait début juin, à l’annonce de cette mort, surtout quand on apprend en sus que des photos de Morillo et sa compagne circulaient sur des sites antifascistes, et qu’ils auraient pu être reconnus le soir funeste. Petit florilège non exhaustif : « Ceux qui mettent un signe égal entre l’extrême droite et le Front de Gauche doivent maintenant se taire. » (Eva Joly) ; « Mettre dos à dos une extrême droite et une extrême gauche, c’est au fond atténuer la responsabilité en l’occurrence des agresseurs. » (Najat Vallaud-Belkacem). Malgré la concurrence relevée, la palme échoit d’un cheveu à Pierre Bergé. Je le cite pour ne pas la déformer, si je puis dire : « La Manif pour tous a accepté dans ses rangs ces fachos qui ont tué Clément. » Beau comme de l’antique qui aurait mal vieilli.

Autre petit regret : que les médias sur rue n’aient pas fouiné du côté des médias souterrains, parce que le témoignage du vigile affirmant que les antifa avaient provoqué leurs homologues droitiers, on le leur aurait fait suivre avec plaisir. Tant qu’on y est, j’ai aussi une question bête : pourquoi la préfecture de police a-t-elle attendu près de trois semaines pour rendre publique cette vidéo, tournée par une caméra de surveillance de la RATP ? Pour attendre que la pression retombe, a répondu un haut fonctionnaire au Figaro. Ah ? Parce que donner la vraie version tout de suite, ça n’aurait pas permis d’éviter de tomber dans un sketch façon Inconnus : le mauvais extrémiste, il voit un ennemi, il cogne ; le bon extrémiste, il voit un ennemi, il cogne ; mais c’est un bon extrémiste ?

Mais bon, ça y est, ça commence à connecter là-haut. Dimanche soir, l’hommage à Clément Méric a fait voler bon nombre de vitrines et d’abribus en éclats, suscité des tags polissons, à l’instar de ce petit Nik La France. Manuel Valls nous parle désormais de casseurs qui n’ont pas respecté « l’esprit de ce rassemblement ». Ça nous rappelle drôlement le ton des commentaires pré et post-manifestation nationale du 26 mai. Mais il faut lui laisser le temps à Manuel. Quand on a ses chouchous, on a dû mal à croire qu’ils font les cons dans votre dos dès que vous écrivez au tableau. Et puis, la nuit suivante, rebelote ! Un local du PS vandalisé à Paris. Avec une signature limpide, à la bombe de peinture fasciste : un A. Comme anarchiste… Le maire PS du XXe arrondissement ne s’y est d’ailleurs pas trompé, dénonçant, martial, de « lâches méthodes qui nous rappellent les sinistres années 30 ». Bref, y’a encore du boulot.

Mais revenons-en à notre vidéo. Le jour même de sa publication, le groupuscule Troisième Voie, dont Morillo était proche, a décidé de s’auto-dissoudre, ôtant ce plaisir au Premier ministre. Mais si on reconnaît demain à Morillo la légitime défense, la position du gouvernement sur l’interdiction des seules organisations d’extrême droite deviendrait difficilement tenable. Ah, c’est pénible, tout ce réel qui déboule comme un chien fou dans un jeu de quilles idéologiques… Interdire les groupuscules des gentils en plus de ceux des méchants ? Et pourquoi ne pas prétendre que l’antifascisme peut provoquer la mort, lui aussi, à sa façon ? Baste ! Remettons plutôt la menace fasciste au milieu du village, le confort intellectuel n’a pas de prix.

Après l'affaire Méric, le Bloc Identitaire demande la vérité sur les « agressions » d'Argenteuil ! 

Sur la Manif Pour Tous du 24 mars, en dénonçant de prétendus « groupuscules » pour mieux gazer (oui, gazer !) les familles sur les Champs-Elysées, le pouvoir socialiste a menti. 

Au sujet des émeutes du Trocadéro, en affirmant que les incidents étaient le fait de « supporters ultras du PSG » alors qu'il s'agissait de hordes de racailles de banlieue, le pouvoir socialiste a menti. 

Sur la Manif Pour Tous du 26 mai, en faisant peur aux familles pour tenter - vainement - d'affaiblir le mouvement de contestation populaire,le pouvoir socialiste a menti. 

En minorant systématiquement les chiffres de participation pour l'ensemble des Manifs Pour Tous, le pouvoir socialiste a menti. 

Dimanche dernier, en minimisant le déferlement de haine des groupuscules d'extrême-gauche lors de l'hommage à Clément Méric (tags anti-France, vitrines brisées, agressions...) soldé par 14 interpellations, le pouvoir socialiste a menti. 

Hier, les révélations du Point nous apprennent que loin de la thèse du « crime politique » évoquée par la Gauche quelques heures après la tragique disparition de Clément Méric, sa bande serait en fait à l'origine de la rixe fatale. Si bien qu'en relayant une thèse fallacieuse à des fins politiques sans attendre les conclusions de l'enquête, une fois de plus, le pouvoir socialiste a menti ! 

Devant ces faits avérés, le Bloc Identitaire s'inquiète d'un contexte de mensonges et de manipulations d'État peu propice au débat démocratique apaisé. 

Le Bloc Identitaire en vient donc légitimement à se poser des questions sur le dernier fait divers non résolu mais déjà exploité par les Socialistes : les « agressions » de femmes voilées à Argenteuil. 

- Le corps de Clément Méric a été incinéré et ses cendres ont été dispersées dimanche à Brest.

La cérémonie s’est déroulée dans l’intimité. Sa famille, quelques amis. Ses cendres ont été dispersées dimanche à Brest, où il avait grandi. Libération

- Si l’on se résume, et toujours selon la police, Clément Méric et ses amis, cornaqués par un antifa dur-à-cuire réputé pour sa pratique des sports de combat, étaient venus spécialement à la vente privée de la rue Caumartin pour en découdre. C’est-à-dire que s’il y a eu préméditation, elle était de leur côté. Dans la boutique même, ils commencent à prendre à partie des skins peu soucieux d’en venir aux mains qui en appellent à la sécurité. Celle-ci expulse les chasseurs de skins qui, têtus, se postent en bas, dans la cour, en attendant leur proie.

Quand celle-ci arrive, une deuxième fois elle requiert les services des videurs qui éloignent à nouveau Clément Méric et ses camarades. Et c’est quand les skins, rassurés, se dispersent que, dissimulée un peu plus loin dans la rue, la bande d’extrême gauche tombe à bras raccourcis sur l’un d’eux. Les autres, alertés, rappliquent : une bagarre d’une « violence extrême », selon la police, se déclenche. La tragédie se noue : alors qu’Esteban Morillo lutte contre deux assaillants, Clément Méric tente de le frapper par derrière. Morillo se retourne et lui assène deux coups en pleine figure mais, et les images le confirment, c’est sans poing américain. D’ailleurs, quand les policiers perquisitionneront chez lui, il en découvriront deux, l’un vert fluo qui serait parfaitement identifiable sur une vidéo, l’autre clouté, dont les marques auraient été trouvées sur le visage de Méric s’il avait servi. Un Méric qui, toujours selon nos informations, portait pour sa part un protège-dents, accessoire peu usité quand on est en mode shopping. [...



Nous demandons expressément au pouvoir socialiste d'apporter le plus rapidement possible toutes les preuves de ces agressions, qui semblent servir l'instrumentalisation par le gouvernement d'une prétendue « islamophobie » (au demeurant peu probable en plein cœur d'Argenteuil) pour mieux culpabiliser un réveil patriote bien réel. 

Il en ressort qu'ESTEBAN a agit en état de légitime défense et doit être immédiatement libéré.

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