La conclusion de l’affaire Méric vient de tomber et elle met à mal toutes les thèses et assertions de l’extrême gauche et de tous les bobos médiatisés qui, après la mort du jeune étudiant « antifa », avaient hurlé avec les loups.
Il est incontestable aujourd’hui que les skinheads ne cherchaient pas la bagarre et ont tout fait pour éviter la confrontation entre factions. Ils sont sortis du magasin Fred Perry par une porte dérobée pour se diriger vers le métro : c’est à proximité de celui-ci que les gens de l’Action antifasciste Paris les attendaient. En première ligne, Clément Méric, certes poids plumes mais déterminé à engager le combat. N’oublions pas que, dans le magasin, le jeune étudiant de Science Po avait lancé en parlant des skinheads :« Ce sont des gens qui ne devraient même pas être vivants. »
Ce que nous ne savions pas, c’est que les enquêteurs possédaient depuis le début une vidéo de l’altercation, courte mais très révélatrice, fournie par une caméra de surveillance de la RATP. Celle-ci montre que la première attaque n’a pas été portée par Esteban mais par Méric qui de plus (on n’est jamais trop prudent) a attaqué le jeune skinhead par-derrière alors que celui-ci était déjà aux prises avec deux autres militants gauchistes. C’est en se retournant pour se défendre qu’il a frappé Clément au visage. On voit qu’il ne s’est pas acharné sur le jeune homme contrairement à ce qui a pu être affirmé par des témoins partiaux. Les images ne nous apprennent pas si le sympathisant de Troisième voie possédait un poing américain, mais cela apparaît aujourd’hui comme peu vraisemblable. (S’il avait eu une telle arme, les autres agresseurs auraient été gravement blessés.)
Suite à cette violente bagarre, nos politiques scandalisés trépignaient. Najat Vallaud-Belkacem expliquait sur i>Télé : « Mettre dos à dos l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est atténuer la responsabilité des agresseurs. » Manuel Valls, rengainant sa bonbonne de gaz, s’écriait : « Ce sont nos valeurs et le pacte républicain qui sont en cause. Il n’y a pas de place pour les groupuscules d’extrême droite qui ont pour ennemi la République, il n’y a pas de place pour la violence politique. » Jean-Marc Ayrault menaçait de « tailler en pièces » ces groupuscules factieux « de façon démocratique et sur la base du droit ». Enfin, notre Président lui-même affirmait : « Ces groupes qui depuis trop longtemps créent le désordre doivent être réprimés. »
Ces gens sont des imposteurs : sans attendre une minute, sans prendre en compte l’enquête, alors qu’ils avaient accès à tous les éléments (témoignages et vidéo), leur condamnation tombait, unilatérale. « La bête immonde » se trouvant sur les lieux, il n’y avait pas à enquêter, le coupable était connu d’avance. C’est bien ce que résume Hervé, porte-parole des« antifa » : « Il y a eu provocation de la part de l’extrême droite parce que ces gens-là se pavanent dans les rues avec des symboles, des slogans qui sont une insulte à la dignité humaine. » C’est vrai que les millions de morts du communisme (dix fois plus nombreux que ceux déjà horribles du nazisme), eux, n’insultent pas la dignité humaine !
Mais le plus grave est que ces anathèmes auraient pu pousser au meurtre des esprits surchauffés contre des manifestants de « la Manif pour Tous »ou des adhérents du FN ! En attendant, Manuel Valls, à quand la dissolution de l’Action antifasciste Paris-Banlieue ? À quand la fermeture du blog Vigilance végane antifasciste qui affichait depuis des mois la photo d’Esteban et de sa compagne ? À quand l’arrestation des fauteurs de troubles d’extrême gauche pour rixe sur la voie publique ?