La Halde possède aussi son propre pouvoir de sanction pécuniaire. Elle a en plus toute compétence pour proposer une « amende transactionnelle » à la partie mise en cause en lieu et place d’une décision de justice pénale en cas de discrimination. Une transaction validée par le procureur… nommé par le pouvoir politique. Dosière et Vanneste notaient également qu’une réforme de la Justice aurait pu compenser le rôle de la Halde : « Ainsi la création de la HALDE a souvent été justifiée par la difficulté qu’ont nos concitoyens à faire valoir leurs droits devant les tribunaux, alors qu’un rôle dynamisé du Parquet aurait pu y remédier. La généralisation de ce type de raisonnement entraîne le risque que la multiplication des AAI ne provoque une méfiance croissante des citoyens à l’égard de l’administration ».
Lors de l’affaire Baby Loup, la première délibération de la Halde, en mars 2010, donnait raison à la salariée voilée se plaignant de discrimination alors qu’elle a finalement perdu au prud’hommes a mis en exergue ces difficultés pour savoir quelle instance était chargée de dire le droit sur des affaires précises.
En fait, ce n’est pas l’extrême-droite qui devrait demander la suppression de la Halde mais plutôt les anti-racistes. Sous couvert de défense des droits, on a crée un OVNI soumis au pouvoir politique faisant ainsi concurrence à des tribunaux théoriquement indépendants. Que se passerait-il si Nicolas Sarkozy nommait un député de la Droite populaire, sans doute ravi d’avoir un placard doré, au poste de Défenseur des droits ? On peut être sûr que chez Fdesouche et à SOS Racisme, on changerait rapidement d’avis sur la pertinence du dispositif.