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agression de policiers a Marseille

 

Burqa : un contrôle d'identité tourne mal à Marseille Share

Des policiers, qui tentaient de contrôler l'identité d'une jeune femme voilée, ont été pris à partie par une cinquantaine de personnes dans le IIIe arrondissement de la ville.

Quatre personnes ont été interpellées, dans la nuit de mardi à mercredi, à Marseille, pour avoir frappé des policiers qui souhaitaient contrôler l'identité d'une jeune femme voilée.

Il est aux alentours de minuit, deux policiers patrouillent dans le IIIe arrondissement de la ville, près de la mosquée Es-Suna. Ils aperçoivent alors une femme vêtue d'une burqa. Comme la loi les y autorise, ils décident de contrôler son identité. Quand les agents aborde la jeune femme, elle se met à crier et tente de frapper l'un d'entre eux. Selon le procès-verbal des policiers, Louise-Marie, âgée de 18 ans, aurait déclaré qu'elle refusait de se soumettre au contrôle d'identité «sous prétexte qu'elle ne reconnaît pas la loi française».

«La police ne fait pas la loi ici»

Aussitôt, un homme d'une quarantaine d'années, Michel, intervient pour aider la jeune femme. Selon le PV, il crie «qu'il est chez lui et que la police ne fait pas la loi ici». En quelques minutes, près d'une cinquantaine de personnes encerclent les deux policiers. Plusieurs personnes commencent à les frapper et tentent de les mettre à terre. L'un des policiers parvient toutefois à appeler des collègues par radio. Une policière arrivée en renfort tente à son tour d'interpeller la jeune fille voilée. Mais cette dernière réagit violemment et la mord à l'avant-bras.

Finalement, Louise-Marie, Michel et deux autres hommes sont interpellés et conduits au commissariat du XVe arrondissement. Pourtant, le parquet décide de les libérer quelques heures plus tard, avec une simple convocation. La décision choque la police marseillaise. «Nous aurions souhaité qu'ils soient au moins retenus plus longtemps, explique Lionel Vidal, délégué départemental du syndicat Unité SGP Police. Les policiers n'avaient même pas encore fini d'écrire leurs rapports qu'ils étaient déjà tous dehors.»Le parquet a également demandé une enquête sur le déroulement de l'incident et les agissements de la police. «Cette décision est lourde de sens, dénonce David-Olivier Reverdy, secrétaire zonal adjoint du syndicat Alliance. Les policiers sont l'objet de violences régulières à Marseille, cette décision de la justice sonne comme un permis de s'attaquer aux forces de l'ordre sans avoir de problèmes ensuite. C'est dramatique.»       Il est a remarquer que depuis cette agression peu d'échos dans la presse, la censure gouvernementale à bien fonctionné.

 

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