Une réalité que les milieux
spécialisés connaissaient depuis
longtemps a été
confirmée scientifiquement la semaine
dernière: la consommation de
cannabis entraîne de graves
problèmesde santé.
C’est dire que celles et ceux qui
continuent
de réclamer la libéralisation de la
fumette mettent consciemment en
péril
la santé de milliers des personnes.
Conclusion: l’initiative sur le
chanvre
doit absolument être refusée le 30
novembre prochain.
Réunis la semaine dernière à
Göttingen
en Allemagne, environ 200
chercheurs spécialistes la
schizophrénie venus
d’Europe et d’outre-mer ont tenu une
conférence sur le thème du “Cannabis
et la schizophrénie”. Le simple fait
qu’un nombre aussi important de
scientifiques
de haut niveau s’occupent du cannabis
confirme que cette drogue doit être
prise très au sérieux.
L’initiatrice de cette rencontre,
le professeur Hannelore Ehrenreich,
directrice de l’institut Max Planck
de médecine expérimentale à
Göttingen, a résume comme suit le
résultat de ce congrès: la
consommation
de cannabis est surtout dangereuse
pour les jeunes. Les spécialistes sont
unanimes pour dire qu’elle augmente
le risque de schizophrénie.
Ce constat
est relativement nouveau. Vers
le milieu
des années nonante encore, nombre
d’experts n’avaient vu aucun danger
pour la santé dans la consommation
de haschich et de marihuana.
Aujourd’hui,
on met aussi en garde contre la
consommation de cannabis durant
la grossesse, car cette substance
peut gravement entraver le
développement du cerveau du fœtus.
Hannelore Ehrenreich
a relevé dans son exposé que les
dérivés actuels du cannabis
présentaient des concentrations
beaucoup plus élevées
de l’agent actif THC qu’il y a
quelques
années. Ces révélations
importantes
pour la société n’ont cependant
guère
été prises en compte par les médias
malgré l’approche de la votation
fédérale.
Cela fait longtemps que l’on connaît
des
indices confirmant les liens entre la consommation de cannabis et les
maladies mentales. Rudolf Stohler,
médecin-chef dans le secteur des
drogues auprès de la clinique
psychiatrique de
Zurich, a déclaré ce qui suit dans un
entretien publié en 2003 par
l’hebdomadaire “Das Magazin”
(no 38/03):
“Des jeunes consommant beaucoup
de
cannabis semblent courir un risque
quatre fois plus élevé de tomber
ultérieurement dans la schizophrénie
que ceux qui n’en consomment pas.
Des jeunes filles, qui fument du
cannabis
à quinze ou à seize ans, manifestent
un risque six fois plus élevé de
développer
de graves dépressions l’âge venant.”
Selon un sondage effectué en 2004
par
l’Institut suisse de prévention de
l’alcoolisme et d’autres toxicomanie
parmi des fumeurs de cannabis, 40%
des sujets interrogés souffraient de
troubles de concentration et de
mémoire,
de confusions, d’entraves cognitives,
de passivité et de manque d’intérêt.
20% ont annoncé des problèmes
psychiques comme
des peurs, des paniques ou des
hallucinations.
Ces chiffres confirment si besoin en
était
que le cannabis n’est pas un produit
innocent. Les milieux qui se battent
néanmoins pour libéraliser sa
consommation acceptent sciemment
ces
graves atteintes à la santé publique.
Le peuple décidera le 30 novembre
prochain
de l’initiative pour le chanvre qui
libéralise
la consommation et le commerce du
cannabis. Il est fondamental que cette
initiative soit massivement rejetée.
par Andrea Geissbühler,
conseillère national, Herrenschwanden
(BE)
