La République est bien représentée avec des Préfets pareils
Ubu-Préfet aux ordres des antifas
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Il fallait oser ! Oser exécuter les ordres les plus odieux ! Mais les Préfets, ça ose tout ! C’est même à ça que les ministres de l’Intérieur reconnaissent les meilleurs d’entre eux.
Pas une prise de parole de Manuel Valls où il ne rabâche les mots « démocratie », « liberté », « tolérance »… pour s’en convaincre lui-même ? Sans succès, hélas… et en fidèle descendant des heures les plus sombres de la Révolution française, son Préfet de police parisien adapte, lui, à ses besoins la célèbre citation du montagnard Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté d’embastiller » !
Réseau identités, un Collectif pour la Défense des Libertés Publiques, avait déposé le 30 août dernier une demande à manifester le 14 septembre à Paris.
Le thème : Liberté pour les prisonniers politiques et notamment en soutien à Esteban Morillo, incarcéré pour s’être défendu – c’est aujourd’hui avéré, caméras et témoignages à l’appui – au cours d’une bagarre, malencontreusement mortelle pour l’un de ses ennemis.
Monsieur le préfet Bernard Boucault a pris son temps pour évaluer les éventuels risques de troubles à l’ordre public et a finalement répondu aux organisateurs du Collectif qu’il envisageait l’interdiction de leur manifestation.
Les risques de « troubles à l’ordre publics » étaient grands : « en raison notamment du caractère ressenti comme provocateur de la thématique retenue par votre rassemblement, en particulier par la mouvance antifasciste. »
« Caractère ressenti comme provocateur », ce n’est pas Georges Courteline, auteur fameux de Messieurs les ronds-de-cuir, qui aurait renié une telle expression.
Qu’un Préfet de la République motive ses décisions après avoir pris l’avis d’une faction politique à l’intitulé aussi vague laisse également songeur… tout comme son extrême impartialité car, de façon équitable, il « envisage d’ailleurs également une interdiction de la contre-manifestation annoncée par la mouvance antifasciste. »
Sans manifestation autorisée, il n’aurait plus manqué qu’une contre-manifestation à celle-ci le soit. Là, Bernard Boucault ne parodie plus Courteline, mais Alfred Jarry : c’est Ubu-Préfet !
Mais sa farce à lui est autrement plus provocatrice et parodique que la satire du « précurseur du mouvement surréaliste et du théâtre de l’absurde. »
Pour notre plaisir, imaginons un instant la tête des gauchistes si un Préfet leur interdisait une manif après avoir consulté un collectif de filles et fils d’anciens combattants à la Croix celtique ?
© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soient indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa »
M Valls, quand allez vous vous décider à dissoudre ce groupe Ultraviolent des ANTIFAS . Vous avez été beaucoup plus rapide pour éliminer dernièrement deux groupe dont les allures Martials vous déplaisaient et qui sommes toute n'étaient que des groupes responsables et patriotes qui ne manifestaient aucune humeur belliqueuse .