Le terrorisme islamique, en pleine recrudescence, est devenu une menace pour la quasi-totalité des pays occidentaux. Une menace qui peut tantôt s’exprimer sous la forme d’attentats sanglants, tantôt sous la forme plus subtile, mais non moins efficace, d’une certaine islamisation rampante et subversive. L’ignorance de ce qu’est l’islam mène de nombreux occidentaux à le considérer comme une religion de paix. Tout cela se fait sous la bénédiction des médias et de la majorité des politiciens tremblant de peur devant les menaces du terrorisme guerrier et psychologique. Ainsi est né le mythe de l’ « islam modéré ». L’habitude que certains ont pris de faire une distinction entre islam (religion) et l’islamisme (doctrine politico juridique) est une grossière erreur que l’histoire et l’étude sérieuse des fondements de la doctrine de l’islam démentent. Du reste, les deux termes étaient jusqu’à récemment synonymes dans la langue française. Car s’il existe bel et bien des musulmans modérés, l’islam modéré n’existe nulle part ailleurs que dans l’esprit des naïfs et des ignorants ainsi que dans les mensonges des islamistes et de leurs défenseurs. Nous distinguerons donc dans le présent ouvrage la doctrine (l’islam) des comportements individuels (des musulmans), motivés par des psychologies différentes. L’erreur fatale de l’Occident est de ne justifier le refus de l’imposition de la culture islamique qu’au prix de l’abandon de sa propre culture en se basant sur les concepts de liberté de culte et de croyance. On aurait tort de prendre ceci pour une position de fermeté : c’est bien une étape sur le chemin de l’islamisation. La mauvaise information, voir la désinformation souvent soutenue par les démarches gouvernementales induites par les pressions internationales fortifie le processus d’islamisation. A l’inverse c’est par l’information que l’islamisation peut être combattue. Cet ouvrage vise à apporter une vue d’ensemble sur ce qu’est véritablement l’islam, sur ses moyens et sur ses dangereuses débouchées et s’adresse à toute personne intéressée par le sujet. Il se présente sous la forme de 29 chapitres répartis en trois parties successives, la première examinant les fondements doctrinaux et la sociologie de l’islam, la seconde traitant du sujet par thèmes et pouvant sans problème être lu dans n’importe quel ordre, et la troisième faisant le point sur la situation contemporaine et la dynamique d’islamisation.
Première partie : Fondements et sociologie de l’islam
Sources et effets du droit islamique
1. Quelques définitions
1.1. Islam = soumission
Le terme « islam » est un mot arabe qui signifie « soumission », celle-ci devant être entendue comme une soumission à Allah et à ce qui est censé être sa volonté, notamment la charia, l’ordre juridique islamique qui, tel que nous le verrons plus loin, est un droit impératif qui ne saurait être remis en cause d’aucune manière.
1.2. Le Coran
Le Coran est le livre sacré de l’islam. Il est une compilation de paroles récitées par cœur censées être les paroles révélées à Mahomet, il signifie du reste « récitation ». Il n’est en ce sens pas destiné à être lu comme un véritable livre, mais à être récité. Contrairement à la Bible, le Coran ne parle pas par paraboles, mais adopte un style direct et explicite. Les paroles qui y figurent se veulent donc être compréhensibles à chacun sans qu’il n’y ait à en faire ressortir un sens caché. Ceci répond bien à sa fonction normative débouchant à un ordre juridique musulman : la charia. Ceci n’empêche pas son contenu d’être totalement décousu et vide de sens profond. Il ne faut pas penser qu’il ait été rédigé en une fois : son élaboration s’est faite bien après la mort de Mahomet et sur une durée étendue. Son origine est donc douteuse au même titre que le récit de la vie de Mahomet, son existence même n’étant pas prouvée.
1.3. Interpréter le Coran
L’interprétation du Coran n’a donc pas pour vocation de trouver un autre sens à ce qu’il prescrit et affirme, mais vise à la mise en pratique de ceci. Elle se fait généralement en le mettant en parallèle avec les hadiths (récits censés rapporter la vie de Mahomet) et la sunna (la tradition, à comprendre dans le sens de la pratique de Mahomet). Le concept d’interprétation est souvent utilisé comme argument par les militants pro-islam pour semer le doute dans la société occidentale lorsque des versets choquants sont cités : ils disent alors à tout va qu’il faut interpréter le Coran en se gardant bien de dire dans quel sens penche cette interprétation.
2. Le concept de terre d’islam
2.1. Dar al-islam/ harab
L’islam divise la surface de la terre en deux catégories principales :
- Le dar al-islam : (terre d’Islam) l’islam y règne en religion officielle et la charia s’applique et règne ; elle appartient légitimement à l’islam et ne peut sous aucun prétexte revenir à ses anciens propriétaires.
- Le dar al-harab (terre des infidèles ou terre de la guerre) où la charia ne règne pas, mais dont le destin est d’être conquise par le jihad.
2.2 Statuts intermédiaires
Au sein du dar al-harab on peut compter un statut intermédiaire, le dar al-sulh (terre de la trêve) : terre où l’islam est encore trop faible stratégiquement pour mener une attaque de front, le jihad y est suspendu. Cependant, il est destiné à reprendre une fois les forces qui lui sont nécessaires réunies, car si l’islam envisage la trêve, celle-ci ne peut être que temporaire avec une durée maximale de 10 ans. Il faut comprendre que la trêve du jihad n’est pas une fin en soi, mais juste un moyen et qu’en ce sens, aucune trêve n’est légitime si l’Islam est dans une position de force qui lui permettrait la conquête. Ceci explique le fait que l’islam prêché dans les pays occidentaux cherche à cacher son vrai visage, se considérant souvent en dar al-sulh. Certains islamistes tel que Tariq Ramadan conceptualisent un autre statut intermédiaire du dar al-harab dérivé du daral-sulh : le dar al-dawa (terre de la prédication) T.Ramadan lui préfère néanmoins le nom de dar-ash shahada (terre du témoignage, la shahada étant l’attestation de foi prononcée lors de la conversion). Dans une telle zone, c’est par la prédication et l’action politique que le jihad se fait principalement. Il faut bien comprendre que ceci n’exclut nullement l’usage de la violence, mais permet surtout de faire usage de la technique optimale en Occident qui n’est pas le combat conquérant classique, mais l’intimidation terroriste (guerre psychologique) couplée à la prédication et à l’action politique. Ceci est en parfaite concordance avec les techniques modernes des islamistes.
2.3. Qu’est-ce qu’une terre d’islam ?
On se fait souvent une mauvaise idée des critères qui permettent de définir une terre d’islam aux yeux de l’islam ; commençons donc par citer les critères erronés :
- Ce n’est pas l’allégeance de la constitution à la charia. Actuellement, tous les États n’ont pas une constitution, en outre, ce concept n’existait pas dans le sens où nous l’entendons, aux origines de l’islam.
- Ce n’est pas la délimitation officielle d’une frontière ou un décret officiel.
- Ce n’est pas l’avis prononcé par le peuple vivant sur cette terre qui fait foi.
- Comme les terres conquises par l’islam comptaient souvent une très forte majorité de non-musulmans, ce n’est pas non plus vraiment la population musulmane présente sur place qui doit être prise en compte. En réalité, une terre d’islam est simplement un espace sur lequel la charia parvient à régner (ce qui ne nécessite pas le consentement des autochtones, puisqu’il ne s’agit que d’une question d’opportunité) ou sur laquelle l’islam, par sa présence et sa manifestation montre son installation conquérante (ex : de nombreuses femmes voilées, des minarets, etc.).
Aux yeux de l’islam, le destin normal de tout espace sur terre est de devenir dar al-islam, le dar al-harab étant un état anormal des choses. Nous comprenons donc bien que l’islam ne considère pas devoir s’encombrer d’actes officiels et que le simple fait d’imposer ou de démontrer son règne dans les faits suffit à ce que sa conquête soit considérée comme effective.
2.4. Terres d’islam en Europe
L’installation de l’islam en Europe, notamment par les vagues post-coloniales d’immigration, couplée à la liberté totale dont il y jouit (de nombreux groupes terroristes pouvant y prêcher librement alors qu’ils sont interdits dans les pays musulmans), et l’avancée sans embûches du processus d’islamisation font que nombreux sont ceux qui pensent que l’Europe peut être incluse dans le dar alislam.
S’il est important d’être au courant de cette vision de l’Europe en tant que dar al-islam, il faut préciser que cet avis n’est pas celui de la majorité des imams. Ce qui est par contre certain, c’est que les nombreuses enclaves en Europe où la vie s’organise d’elle-même autour de la charia peuvent incontestablement être perçues comme terre d’islam.
3. Le jihad
3.1. Signification du terme
Le terme « jihad » signifie « effort » ou « combat ». On entend souvent des individus jouant sur l’ambiguïté de cette traduction prétendre que la connotation guerrière du jihad est erronée et qu’il faut le voir comme un combat intérieur d’ordre spirituel. Cette affirmation est plus qu’imprécise : s’il existe un concept guerrier et un concept « combat intérieur » du jihad, le combat intérieur (aussi appelé grand jihad) n’est qu’une spécificité des mystiques (soufis). En réalité, si le terme « jihad » est communément interprété comme d’essence guerrière (le jihad guerrier est aussi appelé le petit jihad), c’est bien parce que cette composante est de loin la plus répandue et celle à laquelle les hadith font le plus souvent référence (selon une étude , 97% des emplois du terme « jihad » par les hadith et le Coran font référence à la guerre). D’autant plus, la pratique du grand jihad s’accompagne quasiment toujours d’une pratique du petit jihad, nous aurions donc tort de croire que le grand jihad soit d’essence pacifique.
C’est notamment pour cela que lorsque nous emploierons le terme jihad dans cet ouvrage, nous nous réfèrerons à son aspect essentiellement guerrier, sauf mention contraire.
Si de nombreux imams prétendent en Occident que le jihad est d’essence uniquement spirituelle et intérieure, ils adoptent ce positionnement parce qu’ils ne peuvent pas renier le jihad en tant que tel, celui-ci étant une part essentielle de l’islam, mais parce que, d’un autre côté, ils veulent éviter de montrer cette face de l’islam susceptible d’effrayer les occidentaux. C’est la rhétorique de la taqqia sur laquelle nous reviendrons.
Il faut souligner que seul le jihad guerrier est à même de promettre au musulman la certitude d’un accès au paradis et la possibilité d’échapper au Jugement Dernier.
3.2. Une injonction religieuse
Le jihad est une injonction religieuse à faire la guerre à l’infidèle dans le but d’étendre le dar al-islam dans une logique conquérante et expansionniste. Le musulman n’est donc pas censé avoir le choix: il doit le pratiquer.
Le but ultime du jihad est la conversion de la totalité de la planète, un point commun de toutes les idéologies totalitaires.
Le Coran s’y réfère de manière réitérée et l’existence de Mahomet regorge de guerres (il en mena 74) et affirme cette vision intrinsèquement guerrière et expansionniste de l’islam. Des siècles d’histoire de l’islam confirment l’omniprésence du jihad. S’il est arrivé dans l’histoire du christianisme que la guerre ait été menée au nom de la religion, c’est, certes, un sentiment religieux qui était invoqué pour mener une guerre, mais en aucun cas, les écrits originaux et la théologie chrétienne ou judéo-chrétienne ne l’élevaient au rang d’un devoir religieux. A vrai dire, l’idéal religieux serait ici plutôt dans le pacifisme voir dans la non réponse à une attaque.
En effet, selon la Bible, Jésus disait que si on lui giflait la joue droite, il tendrait l’autre joue. Il prône ici la non-violence, appelant à dépasser la loi du talion (qui, chez les juifs de cette époque, n’était cependant plus appliquée que pour les meurtres). Cette attitude non-violente fut une constante dans la vie de Jésus telle qu’enseignée par le christianisme. On ne peut pas dire la même chose de Mahomet qui, en plus de vouloir revenir à la loi du talion, pillait régulièrement les cités des autres peuplades ne lui ayant pourtant rien fait et qui adoptait une attitude offensive et conquérante. Cette distinction est importante pour ne pas tomber dans le piège de voir l’islam à travers le référentiel culturel chrétien. Confondre de plus, les croisades et le jihad est d’autant plus, une comparaison abusive tel que nous le verrons plus loin.
3.3. Le jihad est offensif
Afin d’éviter de choquer le public occidental, certains prétendent que le jihad n’a qu’une vocation défensive et qu’il ne saurait être offensif. Ceci est encore une fois totalement faux : le message coranique ne va pas du tout dans ce sens et en se basant sur la vie de Mahomet, on remarque que la plupart des guerres menées par celui-ci étaient bien des guerres de conquête sans aucun caractère défensif.
L’islam fait cependant une différence entre la légitimité de la guerre selon qu’elle est menée par les mécréants ou par l’Islam : pour les premiers, seule la guerre défensive est légitime (mais se défendre contre les attaques du jihad est bien sûr exclu) ; pour le second, la guerre peut être légitimement défensive, mais aussi offensive si elle vise les intérêts de l’islam, car, répétons-le : l’islamisation est censé être le destin légitime de toute chose. La conquête jihadique peut se faire occasionnellement sans combat armé dans le cas où l’ennemi accepte de se convertir à l’islam. Dans ce sens, l’appel à l’islam et les menées des Frères Musulmans peuvent être considérées comme une alternative valable au jihad armé. Ce dernier n’est cependant pas pour autant exclu, car si les non-musulmans refusent de se soumettre à ce chantage, ils doivent être combattus par les armes.
Le drapeau de l’Arabie Saoudite. Les caractères arabes y figurant sont en fait la profession de foi de l’islam prononcée notamment lors de la conversion à l’islam. La présence de cette phrase couplée à celle de l’épée évoque on ne peut plus explicitement le jihad. Notons que ce pays qui fait du jihad son symbole national, est celui autour duquel gravitent les finances islamiques et tout le monde musulman et qui investit annuellement des milliards pour la construction de mosquées, le terrorisme et plus généralement l’islamisation du monde.
3.4. Attentat-suicide
Pour se défaire de la mauvaise image publicitaire que véhiculent les terroristes islamiques, certains prétendent que l’islam ne peut pas pousser à commettre des attentats-suicides, puisqu’il interdit le suicide. Face à ce problème, les spécialistes du droit islamique s’accordent sur le fait que l’attentat-suicide est légitime si la mort n’est pas une fin en soi, mais la conséquence, même inéluctable, du combat. C’est dire qu’il ne s’agit pas d’un suicide à proprement parler, étant donné que l’objectif du kamikaze est de faire mourir un maximum d’ennemis et que sa mort n'en est qu'une conséquence. La demande est, par ailleurs, si forte que la mission de l'attentat-suicide est réservée aux meilleurs combattants ayant souvent déjà fait leurs preuves. C’est un titre honorifique qui doit se mériter car le moujahid est considéré comme un homme supérieur aux autres. La mort du moujahid est annoncée comme étant une bonne nouvelle : celle qu’il a atteint le paradis. Outre l’attrait de l’après-vie, ne perdons pas de vue que le moujahid a toujours été motivé par la convoitise des biens d’autrui (le fameux butin auquel une sourate entière - la 8ème - est consacrée dans le Coran), ainsi que par la convoitise des femmes de ses ennemis qui, elles aussi, sont perçues comme un vulgaire butin. Mahomet dans ce sens n’hésitait pas à attaquer des convois et des cités dans le seul but de s’enrichir en les pillant (c’est la razzia qui fut pratiquée dès les premiers mois d’existence de la communauté islamique en 622).
3.5 Conflits de conscience du jihadiste
Les conflits de conscience (issus alors de la morale humaine et non de l’islam) qui pourraient survenir chez le jihadiste sont balayés par l’islam. Cela commence dans un cadre éducatif austère et accoutumant à la violence. Puis se poursuit dans un principe de déresponsabilisation totale du jihadiste, car il n’est considéré que comme le bras armé d’Allah qui endosse toute responsabilité. Qui plus est, l’islam exclut toute croyance sélective : la totalité de ses préceptes doit être prise en compte (à l’exception de ce qui est spécifique à un rite donné et, dès lors, s’y confine, mais nous verrons à ce sujet qu’il ne s’agit que de points de détail, le caractère offensif du jihad ou la dhimmitude n’étant, par exemple, pas pris en compte). Les versets d’appel au jihad doivent donc être docilement suivis. En somme le musulman modéré et pacifiste est qualifié par sa propre religion comme étant un hypocrite : un individu dans l’erreur à remettre dans le droit chemin qui pourra être considéré comme un apostat s’il s’entête à suivre ses propres réflexions. En ce sens, le devoir du musulman à l’égard de l’islam est de se soumettre et non de réfléchir lui-même, ce qui correspond parfaitement au sens du terme islam (=soumission).
3.6. Le jihad pour affermir la foi des musulmans
Outre l’islamisation du dar al-harab, le jihad comprend aussi le combat armé à l’encontre des apostats et des musulmans non-pratiquants (ce qui est un synonyme aux yeux de l’islam comme nous le verrons) dans le but de les forcer à suivre la totalité des préceptes (la question est alors de conserver et fortifier les conquêtes de l’Islam). Le jihad fait donc aussi de très nombreuses victimes de confession musulmane et est la cause notamment des querelles historiques entre chiites et sunnites. Lorsqu’on entend des islamistes dénoncer des attentats, ils se réfèrent alors exclusivement aux attentats à l’encontre les musulmans et non à ceux contre les Occidentaux (pour eux, il est toujours excusable de tuer des Israéliens ou Américains).
3.7. Taqqiya
Lorsque le jihad ne peut pas être mené de front ou que cette technique est peu opportune pour servir les fins expansionnistes de l’islam. Le musulman est autorisé à mentir sur sa foi (sans pour autant être considéré comme apostat) dans le cas où ce dernier va dans le sens de ses fins expansionnistes. Celui-ci découle du principe dit de la « taqqiya » qui, bien que tirant son origine des chiites, est aussi reconnue et très pratiquée chez les sunnites, notamment chez les Frères Musulmans dans le cadre de leurs menées en Occident.
4. Dhimmitude : le statut infériorisant des juifs et chrétiens
4.1. Une conséquence du jihad
L’aboutissement du jihad est la conversion du dar al harab en dar al islam. Les musulmans définissent le non musulman sous le terme très péjoratif de « kaffir » (kouffar au pluriel ; souvent traduit par « mécréant » ou « infidèle »). Le kaffir peut être tué sans scrupules en dar al harab, cependant une fois sa terre conquise par l’Islam et passée au dar al-islam, un statut spécial permettant d’épargner sa vie peut lui être attribué s’il est juif ou chrétien.
Bien sûr, le juif ou chrétien en terre d’islam n’a pas automatiquement le droit à la vie : ce droit doit être acheté au prix d’un impôt souvent très élevé : la djizzia, et doit être accompagné de l’humiliation tel que l’ordonne le Coran.
4.2. Humilier le dhimmi : un acte pieux
On parle assez peu de ce concept d’humiliation du dhimmi. Celle-ci est une injonction du Coran, ce qui inclut qu’humilier le dhimmi est un acte de piété musulmane. Elle est souvent mise en scène lors de la perception de la djizzia à l’occasion de laquelle le dhimmi est giflé rituellement en public par un musulman, un rituel qui, selon la région, peut cependant aller bien plus loin dans son caractère rabaissant. Cette humiliation rituelle au moment du paiement de la djizzia a pour but de rappeler au dhimmi qu’il est un être inférieur aux yeux de l’islam et que s’il vit ce n’est pas parce qu’il en a le droit, mais uniquement parce que la société musulmane tolère qu’il soit en vie. Il n’est donc pas légitime en soi que le dhimmi dispose de sa vie ou de ses biens.
4.3. L’humiliation au quotidien
L’humiliation du dhimmi n’est cependant pas limitée à ce seul aspect, mais se retrouve tout au long de sa vie de dhimmi dans les injonctions inhérentes à son statut. Ainsi, il n’a pas le droit de posséder une terre n’a pas le droit de monter un cheval, mais doit se limiter à l’âne dont il doit descendre à chaque fois qu’il croise un musulman, même enfant. A pied, le dhimmi doit raser les murs. Il n’a pas le droit de parler en présence d’un musulman et n’a pas le droit de rétorquer s’il se fait frapper, même à tort, par un musulman. On vise à le rendre totalement soumis et inoffensif en lui interdisant de posséder des armes. Le droit islamique ne reconnaissant de plus pas le témoignage du dhimmi, il n’a aucun moyen de se protéger, ce qui lui confère une condition inférieure à celle de l’esclave qui, en tant que propriété de son maître, peut être protégé par celui-ci.
4.4. On ne salue pas un dhimmi
La simple formule de salutation prononcée par le musulman diffère selon qu’il s’adresse à un autre musulman ou à un dhimmi : dans ce second cas, le musulman écrit dans une lettre « Salutation à qui suit le droit chemin » afin de ne pas saluer personnellement le mécréant. Par oral, le musulman ne peut pas saluer un dhimmi en premier ; si un dhimmi le salue, le musulman répondra « pareillement », car on présume que les salutations d’un dhimmi sont une malédiction déguisée.
Le dhimmi a le devoir d’accorder l’hospitalité au musulman sonnant à sa porte qui ne lui est alors en rien redevable ; dans certains cas, ce devoir se traduit par une obligation du dhimmi de quitter son domicile pour le laisser à un musulman.
4.5. Les signes distinctifs
Le dhimmi doit être reconnaissable au premier coup d’oeil ; on lui impose donc une tenue vestimentaire particulière qui permet de le distinguer du musulman, chose nécessaire à son humiliation, à sa surveillance et à la récolte de la djizzia dans les cas fréquents où celle-ci se fait en pleine rue par interpellation par le percepteur (une scène qu’on imagine bien ressembler à du racket en pleine rue). Ceci suit aussi l’effet recherché d’éviter tous contacts entre le musulman et le dhimmi dans une logique d’apartheid. Logique qu’on retrouve, par ailleurs dans le fait que le musulman n’a pas le droit de nouer des liens d’amitié avec un dhimmi ou même simplement de discuter avec lui. Si le dhimmi désobéit à une de ses obligations ou s’il outrepasse une interdiction, il perd son statut, ce qui implique qu’il peut être mis à mort et dépossédé de ses biens légitimement par n’importe qui.
4.6. Djizzia et racket
Si la djizzia n’est aujourd’hui plus perçue par nombre d’États musulmans (qui eux-mêmes ne perçoivent souvent aucun impôt), ceci ne signifie pas pour autant que le dhimmi n’ait plus à s’en acquitter : l’État laisse souvent des groupes islamistes la percevoir à sa place, ce qui est notamment le cas en Egypte.
4.7. Les polythéistes et athées n’ont pas le droit de vivre
Il ne faut pas perdre de vue que la « faveur » de la dhimmitude n’est accordée qu’aux juifs et chrétiens (les « gens du livre » selon les termes de l’islam). Ceux appartenant à d’autres religions sont obligés de se convertir sous risque d’être exterminés. Il en va ainsi des polythéistes que le Coran comprend sous le terme d’ « associateurs » qu’il appelle à exterminer. Le pêché d’association (shirk) est vu comme le pire pêché par l’islam. Il est à noter que le dogme chrétien de la Trinité peut être considéré comme une association de divinités avec les conséquences connues pour ses membres. En ce qui concerne les athées, si les textes originaux n’en traitent pas (car ce n’était guère concevable à cette époque), nombreux sont les imams qui pensent qu’il faut leur réserver un sort analogue aux polythéistes (les uns associant Allah à d’autres divinités, les autres le reniant en même temps que tous les fondements de l’islam). Manifestation en Turquie du Saadet Partisi (parti islamiste issu le Premier Ministre Erdogan) la pancarte dit : « Jésus n’est pas le fils de Dieu. Il est un prophète de l’Islam ».
4.8. La « liberté de croyance » islamo-compatible
La « liberté de croyance » conférée par la dhimmitude s’arrête là où commencent la charia et les dogmes de l’islam. C’est ainsi que le dhimmie vivant en terre d’islam, c'est-à-dire sous le règne de la charia ne sera jamais autorisé à contredire la charia ou à chercher à ébranler la foi des musulmans, notamment par le prosélytisme, ce qui lui obligera à vivre sa foi dans la plus stricte intimité. Une manifestation de l’intangibilité des règles de la charia se trouve dans l’interdiction de voir deux religions se côtoyer dans la Péninsule arabique, ce qui est censé découler des paroles que Mahomet aurait prononcé sur son lit de mort à Omar (un de ses disciples qui deviendra le second calife à la mort d’Abu Bakr). C’est l’ordre mahométan sur lequel se base l’interdiction intangible de construire des édifices religieux non dévolus à l’islam en Arabie Saoudite qui, ironiquement est la principale source de financement pour la construction de mosquées en Occident. Cette interdiction va même encore plus loi, certaines ambassades ne pouvant pas y hisser leur drapeau lorsqu’une croix y figure (c’est le cas notamment des pays scandinaves et de la Suisse, fait attesté par les diplomates de ce dernier pays).
4.9. Syndrome de Stockholm et haine entre dhimmis
L’islam a toujours eu un fort intérêt à monter les groupes dhimmis les uns contre les autres, ce qui ne lui demanda que très peu d’efforts : la condition de dhimmi, par l’équivalent à grande échelle du syndrome de Stockholm, poussait chaque groupe à reporter la haine naturelle qu’il aurait dû vouer à l’Islam sur l’autre groupe dhimmi, l’accusant de tous les maux en tant que véritable bouc émissaire. Ce phénomène permettait aussi de tenter de s’attirer les faveurs de l’Islam afin de protéger sa propre cause. Si cette dynamique a pu s’observer pour les juifs et les chrétiens, elle fut bien plus forte chez ces derniers chez qui elle généra les germes de l’antisémitisme qui s’exportera par la suite en Occident pour aboutir aux pogroms et à la Shoah (tirant donc leur cause première dans l’islam). Cette dynamique est aussi à l’origine du reniement collectif des souffrances infligées par l’Islam aux dhimmis, car se plaindre aurait été perçu comme une façon de remettre en cause leur statut infériorisant (censé être indiscutablement légitime et parfait car issu de la loi d’Allah) et de déclencher à nouveau le jihad à leur encontre.
Donc en accord avec leur statut de dhimmi leur interdisant d’aller contre l’islam et avec leur volonté de flatter les musulmans pour obtenir d’eux le droit de vivre (et en aucun cas de la gratitude ou des remerciements vu que selon l’islam, être servi par le dhimmi est un droit bien naturel), les Églises chrétiennes d’Orient se sont souvent inscrites comme porte-parole et défenseurs de l’islam. Le paroxysme de cette mascarade était atteint notamment par Msgr Moubarak lorsqu’il disait vouloir réécrire la Bible pour la rendre islamo-compatible en reniant ses racines juives (à savoir tout l’Ancien Testament) pour inventer une culture « islamo-chrétienne » remplaçant la culture judéo-chrétienne. La même situation (le cas de Msgr. Moubarak restant un exemple marquant) procéda au rejet d’Israël par certaines Églises chrétiennes d’Orient faisant, contre nature, combat commun avec l’islam et le nationalisme arabe. C’est ainsi que l’Église anglicane arabe qui voulut supprimer les termes « Sion » et « Israël » de la Bible dont certains de ses théologiens prônaient une lecture coranique et l’abandon de la lecture biblique de celle-ci.
5. Aspects historiques : les fondements de l’islam
5.1. Statut de Mahomet dans l’islam
Mahomet, selon les dogmes de l’islam, est censé être un exemple à suivre pour tous musulmans. Contrairement à la conception chrétienne qui voit en Jésus le fils de Dieu, l’islam ne considère pas Mahomet comme étant le fils d’Allah, mais seulement son messager. Il n’est donc pas d’essence divine. Les peuplades musulmanes ont souvent pris la conception chrétienne comme un affront à l’islam, car elle met Jésus plus haut que Mahomet. Ceci est du reste évoqué dans le Coran. Si l’islam accepte de considérer Jésus comme un prophète, ses dogmes rejettent de manière très violente son qualificatif de fils de Dieu. D’autant plus, une telle affirmation contredit le dogme de l’unicité d’Allah, celui dit du tawhid.
5.2. Mahomet a-t-il réellement existé ?
La grande majorité des historiens refuse de se demander si Mahomet a bel et bien existé. En effet, l’alphabet arabe que nous connaissons n’apparut qu’au VIIIe siècle, soit de nombreuses années après la mort de Mahomet, il est donc possible que son vécu se soit transmis uniquement par oral au cours de toutes ces années, ou que son existence ait été inventée de toute pièces. Pour l’historien britannique John Wansbrough ayant consacré une étude très détaillée sur le problème, le Coran n’aurait en fait pas été rédigé avant la fin du VIIIe siècle.
L’islam n’en est à la période mahométane qu’à sa préhistoire. Les premiers écrits musulmans en faisant mention n’apparurent que dans un délai de 60 à 150 ans après la date dite de sa mort. A l’exception des sources arabes islamiques, Mahomet semble totalement inexistant dans les textes anciens ; les rares sources non arabes en traitant contredisant les écrits musulmans de manière spectaculaire. Il n’existe donc aucune réelle preuve tangible de l’existence de Mahomet qui, de ce fait, ne peut être que reléguée au rang de légende. Que Mahomet ait existé ou pas, une chose est certaine : ce n’est pas lui qui a créé la théologie islamique. Ce n’est en effet que bien des générations plus tard que cette dernière fut élaborée. De surcroît, nous ne devons pas perdre de vue le fait que la théologie islamique ne fut élaborée quasiment que sur des déformations et mécompréhensions des théologies juive et chrétienne, déformations indéniablement dictées avant tout par des intérêts politiques.
Avant l’arrivée de l’islam, le nom de Muhammad (et ses nombreux dérivés tel que Mehmet, Mamadou, etc.) n’était semble-t-il, jamais utilisé (aucune source ne cite un tel nom). Il n’est, de surcroît, même pas utilisé dans le Coran où on le désigne généralement par « l’envoyé » ou « le Prophète » et il en va de même avec les hadiths. On a de fortes raisons de penser que son nom est en réalité un participe passif (apparaissant quelques fois dans le Coran) signifiant « loué soit-il ». Il y a donc fort à parier que le nom même de Mahomet ait été inventé postérieurement.
5.3. Les débuts de Mahomet
Selon la tradition islamique, Mahomet est né à La Mecque en 570 ap. J-C. Issu d’une puissante famille de la tribu des Quraych, se réclamant descendants d’Ismaël (fils d’Abrahm à ne pas confondre avec l’imam chiite du même nom ). Son père mourut peu avant sa naissance et sa mère, Amina, six ans plus tard. A noter que le fait la mère de Mahomet soit morte sans pouvoir se convertir à l’islam, ce qui la destinerait à l’enfer, est une rigueur dogmatique très mal vécue par les musulmans qui ont alors tenté un tour de passe-passe pour la réhabiliter en la faisant renaître juste le temps de se convertir, puis mourir à nouveau une fois le travail effectué.
Mahomet, alors orphelin, fut élevé par son grand-père et surtout son oncle Abu Talib qui sera son protecteur jusqu’à ce qu’il ne décède. A noter qu’à l’exception de son oncle, l’islam se soucie peu de la généalogie de Mahomet sur laquelle de nombreux points restent ambigus. Il en va de même avec son enfance et sa vie pré-prophétique, les quelques cas relatés étant semblant être de simples reprises des récits chrétiens.
En 590, soit à ses 20 ans, une guerre qui durera une année éclate entre les tribus de La Mecque et d’autres tribus arabes situées plus au Nord. En 595, il entre au service d’une riche veuve nommée Khardija qu’il acceptera d’épouser sur sa demande. Leur différence d’âge était alors très grande, Mahomet ayant 25 ans et sa nouvelle femme 40. Mahomet peut alors profiter des richesses de sa femme dont il vit pleinement aux crochets. Khardija est une femme d’affaire très habile, sa condition contraste fortement avec celle qui sera réservée par la suite à la femme musulmane. Le nombre d’enfants issus de leur union reste incertain tant ils tombent vite dans l’oubli (à l’exception seule de Fatima).
5.4. Contexte
Avant l’exil de Mahomet, La Mecque connaît une série de successions de gouvernements d’abord arabes d’autres tribus, puis non-arabes. La tradition islamique dépeint ces successions comme décadentes en fonction qu’elles descendent dans la hiérarchie tribale et raciale que l’islam définit, ce qui établit une prééminence de certains individus sur d’autres en fonction de leur appartenance (il s’agit bien là d’un racisme qui perdure en tant qu’enseignement islamique).
5.5. Polythéisme et spiritualité islamique
Mahomet lui-même n’est pas né musulman, l’islam n’existant alors pas. De nombreuses sources s’accordent sur le fait qu’il s’était adonné au culte des idoles et force est de constater qu’il ne l’abandonna jamais totalement malgré sa haine à l’encontre des associateurs. Il est ici nécessaire de comprendre que les tribus arabes n’étaient pas vraiment polythéistes au sens où nous l’entendons : chaque tribu avait souvent une divinité suprême et unique. Si on ne reconnaissait pas être protégé par la divinité de la tribu voisine, on ne reniait pas nécessairement pour autant son existence, c’est en ce sens qu’il faut voir le polythéisme arabe qu’il serait plus juste de qualifier d’hénothéisme (du grec héno = « un » en contraste avec mono = « un seul »). Le culte de la Kabba est issu d’un de ces rites hénothéistes et vu qu’il porte sur la vénération d’un objet (la Kabba et le fragment de météorite qu’elle est censé contenir dans un de ses angles) associé à une divinité protectrice, Allah, ce culte est indéniablement un culte idolâtre.
C’est par son intolérance issue du refus des autres cultes et par la haine vouée à ceux qui les pratiquent que l’islam a dérivé en un système monothéiste. A la base il n’est donc pas issu des religions juive et chrétienne, mais il semble que l’islam ait tenté d’imiter ces religions abrahamiques desquelles il était plus facile de tirer des adeptes. Ceci s’explique donc plus par les alliances stratégiques de Mahomet que par ses réelles inspirations profondes. Notons en effet que Mahomet avait une idée très éloignée de la réalité sur le christianisme.
Nous pouvons de ce fait contrer les allégations selon lesquelles le dieu unique de l’islam soit théologiquement le même que celui des juifs et des chrétiens (pour qui il y a, par contre, une réelle continuité dans la conceptualisation du monothéisme). Ceci peut expliquer de nombreuses maladresses et contradictions dogmatiques qui peuvent donner un visage opportuniste et charlataniste à la spiritualité islamique par ailleurs assez peu élaborée. Les nombreux et maladroits tours de passe-passe théologiques de l’islam tel que la réhabilitation de la mère de Mahomet (décrit plus haut), l’élimination du concept de pêché originel (lorsque les anges ouvrent la poitrine de Mahomet pour lui nettoyer le cœur avant de le remettre en place, le pêché originel est considéré comme effacé par cascade pour tous les fidèles de Mahomet), les versets sataniques, confirment le fait que l’islam porte une bien plus grande attention à devenir un système politico-juridique, certes basé sur une croyance religieuse, qu’une religion dans le sens théologique, gnostique et spirituel du terme. Le dieu vénéré par les musulmans est fondamentalement différent de celui des chrétiens, non-seulement en rapport à son histoire, comme nous venons de le voir, mais aussi au vu de sa nature même. En effet, comme nous l’avons dit, le christianisme reconnait comme dogme principal, une vision trinitaire de Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit. Dans laquelle le Saint-Esprit est présent en ce monde et dans le cœur de chaque être humain, ainsi uni à Dieu. Une vision qui se confirme dans la Kabbale juive et dans l’affirmation judéo-chrétienne selon laquelle « Dieu fit l’homme à son image ». Dieu est ainsi vu comme le Père de l’humanité, par conséquent il existe une proximité intrinsèque entre Dieu et les humains. La religion juive n’a pas cette vision trinitaire, comme elle est une conséquence directe de la reconnaissance de Jésus comme étant le Messie, d’essence divine, mais l’alliance entre Dieu et les humains demeure néanmoins présent dans la religion juive comme nous venons de le voir.
L’alliance entre le monde divin et terrestre va à l’encontre du dogme islamique du tawhid créant une séparation nette entre Allah et les humains. En effet, pour l’islam, les humains ne sont pas les fils du Divin, mais ses serviteurs, affirmer le contraire comme le font les juifs et chrétiens est perçu comme un blasphème pour l’islam. Il en va de même avec le dogme de la Trinité qui relève du pêché d’association, le plus grave pêché selon l’islam qui le considère comme impardonnable.
5.6. Hégire
C’est le 16 juillet 622 que commence l’an zéro du calendrier islamique. Cette date nommée l’hégire est le jour où Mahomet devient chef de la toute nouvelle communauté islamique, autrement dit, le jour où il débute sa carrière de chef d’État en partant de La Mecque pour prendre la fuite vers Yathrib (qui deviendra Médine) à la tête de quelques centaines d’individus. Ce n’est donc pas la naissance du Prophète ni le moment où Allah entre en contact avec lui par l’intermédiaire de l’archange Gabriel ni encore celui où il commence à prêcher qui est reconnu comme naissance de l’islam, qui est considéré comme le début de l’islam, mais le moment où la communauté islamique devient automne et conquérante. Ceci reflète une fois de plus la prééminence de l’ordre politico-juridique sur la spiritualité en islam. La spiritualité de l’islam se résout à reprendre certains principes judéo-chrétiens et à une base de légitimation de la suprématie politique de l’islam. Il faut bien comprendre que la fuite de Mahomet n’est pas le résultat de persécutions, mais vise à prendre la tête de la toute nouvelle communauté islamique et de l’organiser en armée avant de prendre d’assaut La Mecque alors trop forte pour une attaque de front.
5.7. Versets sataniques
Pourtant Mahomet lui-même commet l’incohérence de prôner l’existence de trois divinités, ce qui en fait alors un associateur. Les versets ainsi édictés sont d’une maladresse choquante pour ses fidèles et sont en totale contradiction avec ses prêches. L’astuce trouvée pour mettre fin au scandale fut de prétendre que ces versets lui aient été dictés par Satan et non par Gabriel.
5.8. Mahomet : un pédophile ?
Mahomet se marie avec Aïsha lorsque celle-ci n’a que six ans (et lui, plus de 50) et a ses premières relations sexuelles avec elle lorsqu’elle n’en a que neuf. Le mariage avait été totalement arrangé, sa nouvelle épouse ne s’en rendit compte que tardivement après le mariage lorsque sa mère daigna lui expliquer ce qui s’était passé. Alors que Mahomet autorise la polygamie, il prétend que toutes les épouses doivent être traitées avec égalité, or les hadiths enseignent très clairement qu’Aïsha est son épouse favorite. Cet élément de la vie de Mahomet ne va pas sans mettre mal à l’aise les imams en Occident cherchant alors à contourner le problème attesté par de nombreux hadith. Il est par contre utilisé par de nombreux dignitaires musulmans pour justifier l’assouvissement de leurs pulsions malsaines.