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Saïd Arif

Saïd Arif (né en 1965 à Oran, Algérie) est un islamiste arrêté à Damas le 17 juin 2004 et extradé en France sous la juridiction antiterroriste.

Il est un ancien lieutenant de l'armée algérienne qui, après avoir déserté, est devenu un vétéran du djihad, et un lieutenant d'Abou Moussab al-Zarqaoui.

Vers le milieu des années 1990, il séjourne dans les camps d'Al-Qaida en Afghanistan, puis il revient en Europe pour s'installer en Allemagne, où il aurait été le dirigeant réel du groupe islamiste de Francfort, dirigé par Mohammed Bensakhria, et responsable de l'attentat avorté contre le marché de Noël de Strasbourg en décembre 2000.

Il aurait aussi fait partie de plusieurs autres réseaux, dont :

Échappant aux arrestations, il réussit à s'enfuir et à se réfugier au Pakistan, puis après les attentats du 11 septembre 2001, il trouve refuge au Caucase et participe à la guérilla tchétchène. C'est là-bas qu'il est contacté par Abou Atiya, un des lieutenants de l'organisation Al-Tawhid, dirigée par Abou Moussab al-Zarqaoui.

Il accepte de rejoindre cette organisation, et part pour les camps d'entraînement de la vallée du Pankissi, où il côtoie d'autres combattants djihadistes venant de France. Il y rencontrera Menad Benchellali, surnommé « le chimiste » et cerveau des filières tchétchènes en France.

De retour en Europe, il a la charge de mettre en place des réseaux de convoiement des volontaires européens pour la guerre en Irak, en passant par la Syrie. Il a aussi eu la responsabilité d'acheter et d'acheminer vers Abou Moussab al-Zarqaoui un important lot de puces prépayées de téléphonie mobile auprès de l'opérateur Swisscom. Ces puces furent utilisée par al-Zarqaoui, jusqu'en septembre 2003 pour téléphoner depuis l'Irak et depuis les zones frontalières syriennes de la région de Husseiba. L'enquête menée par l'Office fédéral Suisse a permis de dresser un tableau récapitulatif des appels fait par le chef terroriste.

Vers septembre 2003, Saïd Arif arrive en Syrie pour prendre en charge la filière syrienne. Utilisant les réseaux constitués en Europe, il s'agissait pour lui de non seulement continuer à alimenter en combattants la guérilla anti-américaine en Irak, mais aussi de commencer à organiser le mouvement de reflux des combattants vers l'Europe et leur ré-intégration. Plusieurs centaines de djihadistes, après un séjour de combattant en Irak, furent ainsi renvoyés vers leur pays d'origine en Europe, avec comme mission de constituer autant de cellules prêtes à se mettre à la disposition d'Al-Qaida pour exporter en Europe le terrorisme islamiste.

Après son arrestation et son extradition vers la France, Saïd Arif a révélé au juge Bruguière l'existence des réseaux de combattants islamistes de retour d'Irak et chargés de préparer des attentats, notamment en Italie et en Grande-Bretagne.

Saïd Arif a quitté Langeac pour Brioude lundi après-midi. En résidence surveillée à Langeac depuis le 10 octobre, l'Algérien a été installé en toute discrétion dans un hôtel du centre-ville de Brioude. Agé de 48 ans, il est l’un des vingt-six prévenus du procès des « filières tchétchènes ». Il a été condamné en mai 2006 pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » à dix années d’emprisonnement assorties d’une peine de sûreté des deux tiers. Ce militant islamiste a été libéré en décembre 2011 après avoir purgé sa peine. Sa condamnation prévoyait une interdiction définitive du territoire français. Mais la Cour européenne des droits de l’homme a demandé la suspension de la demande d’expulsion en raison des risques qu’encourt l’individu dans son pays.

Dans un premier temps, c’est donc à Millau, dans l’Aveyron, qu’il avait été placé en résidence surveillée. Mais l’homme n’avait pas respecté ses obligations et avait fui vers la Suède pour rejoindre ses deux enfants. Rapidement retrouvé, il avait comparu, en juin dernier, devant le tribunal correctionnel de Rodez qui l’avait condamné à six mois d’emprisonnement. C’est après avoir purgé cette peine qu’il avait été placé en résidence surveillée à Langeac. Parmi les obligations liées à sa nouvelle assignation à Brioude, Saïd Arif doit notamment se rendre quatre fois par jour à la brigade de gendarmerie

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