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retraites du privé

Faillite des retraites du privé : les coupables sont État et les partenaires sociaux

Les régimes de retraite des salariés du privé (Agirc et Arrco) sont au bord de la faillite.
Un peu normal quand on sait que l’État a commis un véritable hold-up en piquant 6 milliards d’euros dans les caisses de l’Agirc et de l’Arrco pour les filer aux fonctionnaires.
Quant à la gestion de ces retraites du privé, elle est aux mains de complices de l’État n’ayant aucune légitimité : les syndicats et le Medef.
Le système français est vérolé et à la limite de la corruption généralisée.
Il existe une solution évidente pour sauver les retraites complémentaires : retirer aux partenaires sociaux la gestion des caisses de retraite des privés et couper les subventions publiques aux syndicats et au Medef, explications :

 

 

Mais bon, rappelons-nous que le rapport Perruchot a été censuré.
On vous l’a quand même trouvé :
http://www.contrepoints.org/2012/02/16/69446-le-rapport-perruchot-enfin-disponible                                                                           

Retraites complémentaires : les syndicats unis avec le MEDEF contre le pouvoir d’achat des retraités

steeve_brioisCommuniqué de Steeve Briois, secrétaire général du Front National

La CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, FO et la CGT ont acté hier avec le MEDEF une revalorisation des retraites complémentaires de 0,5 à 0,7 % alors que l’inflation prévue pour l’année 2013 est de 1,75 %. Cette revalorisation mineure est accompagnée d’une augmentation des cotisations pour les complémentaires.

Si les syndicats se vantent d’avoir adopté une stratégie du moindre mal, cet accord est un acte de trahison caractérisée qui va durement affecter le pouvoir d’achat des retraités. Leur compromission avec l’ultralibéralisme et les politiques malthusiennes est aujourd’hui manifeste.

Alors que Nicolas Sarkozy avait procédé à un report injuste de l’âge de départ à la retraite, les socialistes avaient décidé de continuer le massacre entamé avec une loi de finances rectificative votée fin juillet qui augmentait la pression fiscale pesant déjà durement sur nos aînés. L’accord des syndicats est donc un coup de poignard supplémentaire.

Par ailleurs, le refus du gouvernement d’opérer un retour net de l’âge de départ à la retraite à 60 ans ressemble à s’y méprendre à un mégottage et à un renoncement.

Le Front National refuse que les retraités aient à subir les conséquences d’une mauvaise gestion des dépenses publiques et des désastreuses politiques économiques et sociales menées par les gouvernements successifs. Immigration, collectivités, Europe, fraude fiscale et sociale : les économies et restrictions doivent être opérées sur ces terrains, pas sur le pouvoir d’achat des retraités.                  Vous aurez remarqué que , seul le Front National défend le pouvoir d'achat des retraités .                                                                            

Mercredi soir, les partenaires sociaux, qui gèrent les régimes de retraite complémentaire, sont parvenus à un protocole d'accord pour assainir la situation financière délicate de l'Agirc (cadres du privé) et de l'Arrco (tous les salariés du privé).

Ce texte entérine de fait une baisse de pouvoir d'achat pour 11 millions de retraités car il prévoit que les pensions seront moins revalorisées que l'inflation pendant trois ans.

Au 1er avril, elles augmenteront de +0,5% pour les anciens cadres du privé, un peu plus pour les salariés (+0,8%) quand la hausse des prix est prévue à +1,75% en 2013.

Mais les entreprises et les 18 millions d'actifs qui cotisent à ces régimes seront également mis à contribution via une hausse des cotisations: le taux contractuel, qui permet de les calculer, augmentera de 0,1 point en 2014 et en 2015.

Pour Danièle Karniewicz (CFE-CGC), les efforts sont "déséquilibrés" et visent surtout les retraités.

Il est vrai que la hausse des cotisations rapportera environ deux fois moins que la sous-indexation des pensions.

Mais selon Philippe Pihet (FO), ce n'est pas la première fois que les retraites complémentaires sont ainsi ciblées: "cela a déjà été fait dans les années 90 quand les régimes étaient à peu près dans les mêmes conditions".

Au final, ces mesures permettront d'économiser 3 milliards d'euros à l'horizon 2017. Sans toutefois parvenir à combler le déficit estimé à 8,6 milliards d'euros à cette date.

"Nous repoussons l'échéance de quelques années. C'est utile, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant", a résumé Jean-Louis Malys, représentant de la CFDT à l'issue de la négociation.

La CFDT, la CFTC et FO devraient au final apposer leur signature sur ce texte tandis que le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, a prévenu jeudi à Toulouse qu'il ne signerait "très probablement pas".

La CGT devrait faire de même, refusant de "faire subir une nouvelle contrainte" aux retraités.

Age légal et durée de cotisation

Le gouvernement s'est félicité de cet accord jeudi, Jean-Marc Ayrault saluant "l'esprit de responsabilité" des partenaires sociaux, tandis que le ministre du Travail Michel Sapin a noté qu'ils avaient "sauvé" les retraites complémentaires.

Mais M. Sapin a une nouvelle fois réfuté tout "parallélisme" entre ces négociations, qui relèvent des partenaires sociaux, et la réforme du régime général des retraites que le gouvernement va engager cette année pour combler le déficit estimé à plus de 20 milliards d'euros en 2020.

Pourtant, les efforts demandés aux retraités et aux actifs sur les complémentaires semblent faire écho aux déclarations de François Hollande en début de semaine, qui avait annoncé des "choix courageux" à venir.

La ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine avait elle-même affirmé peu avant que "des efforts" seraient demandés "à tous les Français".

Jeudi, la ministre a remis à Yannick Moreau, présidente de la Commission pour l'avenir des retraites, un cahier des charges pour élaborer des pistes de réformes d'ici juin.

Les trois leviers permettant de faire des économies y sont détaillés: durée d'activité, cotisations et pensions.

Mais Michel Sapin a semblé écarter jeudi toute nouvelle mise à contribution des retraités qui paraît selon lui "très difficile".

Il faut dire que la moitié d'entre eux, imposables, est également visé par la taxe de 0,3% au 1er avril qui servira à financer la dépendance à partir de 2014.

Le gouvernement pourrait donc être tenté de cibler cette fois les actifs, par exemple à travers un allongement de la durée de cotisation qui est "évidemment sur la table" selon M. Sapin et "doit être examiné", selon Mme Touraine.

L'ancien ministre PS du Budget Henri Emmanuelli a d'ailleurs récemment soutenu cette option.

Enfin plusieurs voix, à droite et à gauche, ont suggéré d'accélérer le passage de l'âge légal de départ à 62 ans, pour qu'il soit effectif dès 2015 au lieu de 2017.

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