Pour alimenter ce
nécessaire débat sur la sortie de l’euro, voici cinq raisons de sortir de
l’euro, cinq raisons à diffuser au maximum autour de vous
:
- Les performances
comparées de la zone euro et de la zone non-euro révèlent un très net avantage à
cette dernière. D’un côté une croissance anémiée, le chômage de
masse, des déficits structurels, de l’autre (Royaume-Uni, Suède, Danemark),
des taux de chômage beaucoup plus faibles, une croissance forte et des déficits
limités. Voilà pourquoi les trois pays hors euro rappellent régulièrement
qu’il n’adopteront pas la monnaie unique !
- Raison la plus technique,
mais finalement très simple à comprendre : la zone euro n’est pas ce qu’on
appelle une « Zone Monétaire optimale » (ZMO), c’est à dire un groupe de
pays ou régions dont les économies sont fortement imbriquées. Les Etats-Unis
sont une ZMO alors que les économistes s’accordent pour dire que la zone
euro est loin d’en être une. Les échanges en son sein ne représentent que 15% du
PIB de la zone, ce qui est très faible comparé aux Etats-Unis. De plus, peu de
travailleurs d’un pays européen acceptent d’aller exercer leur emploi dans
un autre, ce qui ne permet pas à l’Europe d’être une ZMO. Enfin, le budget
européen est extrêmement faible, ce qui n’autorise aucun transfert
budgétaire au sein de la zone euro, contrairement à ce qui se passe aux
Etats-Unis. Pour résumer, la zone euro n’est pas une zone optimale d’un
point de vue monétaire. L’existence d’une monnaie unique dans cette zone
n’est donc pas une bonne solution et représente un frein terrible à la
croissance.
- L’euro impose aux Etats
européens une politique unique en matière de taux d’intérêt et ne permet pas
les dévaluations parfois nécessaires. Ainsi, alors que les taux de
croissance et d’inflation sont souvent très divergents au sein de la zone euro,
par exemple entre l’Allemagne et l’Espagne, les solutions sont
obligatoirement les mêmes avec une monnaie unique. D’autant que les
Etats ne peuvent pas corriger les désagréments d’un tel système grâce à leur
budget puisque celui-ci est très fortement contraint par le pacte de
stabilité (les fameux critères de Maastricht). Même intuitivement, on comprend
très bien l’absurdité de cette situation. C’est comme si tous les
malades d’un hôpital devaient recevoir le même traitement ! Sortir de
l’euro pour retrouver des marges de manœuvre et une politique plus finement
adaptée à nos besoins spécifiques, tout en collaborant avec nos partenaires,
voilà la solution !
- La quatrième raison
est historique. En effet, l’histoire nous a montré que les monnaies
plurinationales ont toujours échoué, que ce soit en URSS, en
Tchécoslovaquie, en Yougoslavie ou au XIXème siècle entre la France,
l’Italie, la Suisse et la Belgique (« l’Union latine »). La création de l’euro a
été voulue par des apprentis sorciers gavés d’idéologie. Voilà qui n’est
pas sain.
- Enfin, l’euro
facilite structurellement l’inflation. Chacun l’a constaté, et les
associations de consommateurs l’ont confirmé, les prix ne cessent d’augmenter
depuis le passage à l’euro. C’est vrai en France mais également en
Allemagne ou en Italie. Cette inflation est due à la perte de repères dont
certains ont su profiter, mais aussi à une raison toute simple qui ne
disparaîtra pas : l’unité minimale de l’euro vaut 6,55957 fois plus que l’unité
minimale du franc ! Dès lors, même une petite hausse de prix est beaucoup plus
importante qu’une petite hausse du temps du franc. Quand un objet coûtait 1
franc plus cher autrefois, il coûte désormais 50 centimes ou même 1 euro plus
cher, soit une augmentation 3 à 6 fois supérieure ! Cela s’explique par
l’importance des prix « ronds », des prix « psychologiques » qui imposent des
augmentations tout aussi « rondes », et donc plus fortes qu’avant. Le marketing
a ses règles, et quoi qu’on puisse vous dire, elles ne changeront pas !
Cinq raisons pour
sortir de l’euro, juste cinq raisons. Les économistes les plus au fait de la
question pourront vous en donner beaucoup d’autres, plus techniques. Mais ces
cinq raisons sont déjà suffisamment imposantes en soi pour nous faire
sérieusement réfléchir. A nous maintenant d’animer le débat, comme dans les
autres pays européens. Parce que la question de l’euro est trop grave pour
être laissée aux idéologues, exigeons l’organisation d’un référendum sur la
sortie de l’euro au lendemain des présidentielles de 2007
Après la Grèce,
l'Espagne, le Portugal et l'Irlande ou les handicapés n'ont plus les moyens de
s'offrir un fauteuil roulant, ou les mendiants font figures de Musiciens . (
voir vidéo ci-dessous )