C'est presque devenu un rituel médiatique. Marine Le Penqui tacle Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon qui attaque Marine Le Pen. Cette fois-ci, c'est la présidente du front national qui a ironisé sur le passé d'élu PS du leader du Front de gauche, en répondant à une question portant sur le risque que Jean-Luc Mélenchon lui fasse concurrence.
Interrogée sur BFMTV, à propos notamment du "coup de balai" demandé par Jean-Luc Mélenchon après l'affaire Cahuzac, Marine Le Pen lui a reproché de "multiplie(r) les outrances". "Il est maintenant sur un mode outrancier systématique, un mode insultant systématique", a-t-elle dit. Et, a-t-elle poursuivi, "je ne vois pas ce qu'il propose, il propose quoi ?" "Les Français sont tout à fait capables de déterminer qui est capable de changer le système et qui n'a que les mots".
Pour Marine Le Pen, "les Français n'oublient pas qu'il a été 25 ans sénateur socialiste, il a été 30 ans au Parti socialiste. Donc les grands discours de M. Mélenchon sur la moralisation de la vie politique c'est tout nouveau, parce qu'à l'époque de l'affaire Urba-Gracco, lorsque les fédérations PS du Pas-de-Calais ou des Bouches-du-Rhône étaient à l'agonie et complètement pourries par la corruption, on n'a jamais entendu Jean-Luc Mélenchon!" "Je ne veux pas trop taper, parce que je ne veux pas taper sur un cadavre", a-t-elle enchaîné, "mais je crois qu'en réalité il est complètement en perte de vitesse et donc il essaie de crier le plus fort pour tenter de continuer à exister".
"Il faut juger les partis politiques à la manière dont ils traitent l'affaire"
Alors qu'on lui opposait que dans les années 1990 des affaires de corruption ont touché des mairies FN, Marine Le Pen a elle-même cité le cas de Jean-Marie Le Chevallier, ancien maire de Toulon, mais a assuré que "ce sont les élus FN, les élus de son propre conseil municipal, qui l'ont fait tomber, qui ont dénoncé lorsqu'il a commencé à dériver". "Je crois qu'il faut juger les partis politiques à la manière dont ils traitent l'affaire c'est-à-dire l'exclusion immédiate et pas 'on attend' comme ils ont attendus", a-t-elle affirmé à propos des socialistes, citant les noms de Guérini, Kucheida et Strauss-Kahn.
Concernant la réforme souhaitée par le gouvernement sur la moralisation de la vie politique, la responsable frontiste a également rappelé sa proposition d'une commission qui étudierait, notamment avant leur désignation au gouvernement, le parcours professionnel des élus afin de relever d'éventuels conflits d'intérêts
Après des manifestations massives ignorées, après une pétition d’envergure historique jugée irrecevable, après le mépris affiché des élus et des représentants du gouvernement, le pouvoir, décidément autiste, confirme sa volonté de passer en force en utilisant fonctionnaires, préfets, magistrats, policiers, zélateurs de« l’ordre nouveau ».
Malgré les réserves du Conseil d’État, malgré les avertissements de l’Académie des sciences morales et politiques, malgré les recommandations des experts, des juristes, des scientifiques, des religieux, le gouvernement reste sourd à la clameur du pays réel.
L’élargissement du qualificatif homophobe à tous ceux (y compris homosexuels) qui émettent la moindre réserve sur le projet de loi n’est que l’expression d’un « totalitarisme » qui s’installe tranquillement dans le pays, avec la complicité active d’une grande partie de la presse. Songeons quand même que seule « LGBT », qui ne représente à peu près rien, a eu droit aux plateaux télé, sans qu’aucun organisateur de la « Manif pour tous » ne soit sollicité le soir du 24 mars.
Se profile ainsi un bouleversement profond de notre société qui s’appuie sur la théorie du « genre » et sa négation de toute différence sexuelle : il n’y a plus d’hommes, plus de femmes, plus de filles, plus de garçons et toute contestation de cette définition sera taxée d’homophobie.
Tandis que le système policier resserre son étau, non pas sur les délinquants de « la France orange mécanique », mais sur les dangereux manifestants de dimanche, représentant la France honnie par les « élites »bobo, la crise continue à produire ses effets délétères : croissance zéro, chômage, pauvreté, récession, insécurité. Les Français vont-ils supporter encore longtemps cette absurdité alors que leur avenir social et économique est par ailleurs de plus en plus menacé ? Non, quelque chose de nouveau s’est produit le 24. Les Français « polis » ont envahi les Champs-Élysées, et les ont occupés plusieurs heures, malgré l’interdiction de la préfecture et les charges de police. Cette foule échappait même au contrôle du collectif « Manif pour tous ».
Les opposants à ce régime entament un véritable bras de fer contre un pouvoir de plus en plus illégitime. C’est le signe que la France profonde est déterminée à se faire entendre : la naissance d’un « Printemps français » ?