Jean-Paul Fournier, Gilbert Collard et Philippe Martin réagissent au comportement des gens du voyage qui ont fait couler beaucoup d'encre depuis le début de l'été.
Il y a eu Fourques puis Bagnols-sur-Cèze, Poulx, Aimargues et Uchaud. Il y a failli avoir Nîmes. Pas une semaine sans que le ton ne monte et les riverains s’insurgent face aux occupations illicites des gens du voyage. Aujourd’hui, les politiques réagissent. Florilège.
"De la reconnaissance des droits, on est passé à la dictature des minorités"
"De la reconnaissance des droits, nous sommes passés à la dictature des minorités, s’insurge le sénateur-maire de Nîmes Jean-Paul Fournier. Comment exiger de nos concitoyens le respect des règles en collectivité, d’être de bons contribuables, quand d’autres s’exonèrent de tout, y compris du simple respect de l’autorité publique et du bien commun. Violences et menaces sont autant de coups portés à la République. La France marche sur la tête ! (...)"
"Ils s'installent où, comment et quand ils veulent"
Même son de cloche du côté du député de la 2e circonscription du Gard, Gilbert Collard, qui s’offusque de ces comportements : "C’est se moquer du monde que d’entendre ceux-là même qui violent la loi délibérément oser faire appel à elle par un artifice contre le premier magistrat de la ville. Il serait temps que Monsieur le préfet et Monsieur Valls se préoccupent des conditions de vie des habitants des communes qui subissent les coups de force d’une population qui s’installe où elle veut, comme elle veut, quand elle veut, au mépris des lois et des convenances. (...)"
"La liberté de se déplacer sans entrave"
De son côté, Philippe Martin, du comité Petite Camargue du Parti de gauche (membre du Front de gauche) clame haut et fort son soutien aux gens du voyage : "Nous sommes à leurs côtés pour la reconnaissance de leurs droits à la citoyenneté, aux biens communs et à la liberté de se déplacer sans entrave. Ce sont des droits universels. Comment peut-on accepter qu’un pays comme la France ne soit pas capable de créer les conditions d’un stationnement provisoire de nos compatriotes qui ont choisi ce mode de vie depuis des siècles ? Nous sommes capables d’accueillir des millions de touristes mais nous ne pourrions pas assumer cette liberté fondamentale de se déplacer librement sur le territoire pour nos concitoyens ! Et surtout arrêtons d’utiliser un discours communautariste opposant la communauté des gens du voyage à celle des habitants du village. (...)"
Gens du voyage en Haute-Savoie : menaces de mort, propos racistes, un bar dégradé et 150 kg de cuivre volés
Les policiers de la circonscription du Léman ont eu fort à faire dans la nuit de lundi à mardi en raison de l’arrivée des gens du voyage qui se sont installés légalement ou illégalement sur des terrains. Soit au total, 150 caravanes.
Les policiers thononais sont intervenus à Anthy-sur-Léman pour des nuisances sonores.
En effet, un groupe qui se trouvait dans le bar l’Exotisme a renversé du matériel parce que la musique ne lui plaisait pas.L’un des individus a menacé de mort la responsable de l’établissement et a tenu envers elle des propos racistes. Regagnant sa voiture, il a alors ouvert le coffre et s’est saisi d’un objet long ressemblant à un fusil.
L’homme et sa compagne ont ensuite rejoint leur campement improvisé le long de la route Impériale. Le lendemain, policiers et CRS ont perquisitionné leur caravane sans rien retrouver. Toutefois, les fonctionnaires ont saisi leur voiture et l’ont mise en fourrière. Sachant que le propriétaire sera bien obligé de se rendre au commissariat pour récupérer son bien.
Dans la même nuit, les fonctionnaires de la Bac (Brigade anticriminalité), ont surpris plusieurs individus qui faisaient un feu tout à côté de leur campement. Les suspects sont alors rentrés dans leur caravane. Considéré comme un domicile privé, les policiers n’ont pas pu pénétrer, l’heure légale étant fixée à 6 heures du matin.
Du feu, les policiers ont tout de même retiré 150 kg de cuivre dont les gaines en plastique avaient brûlé. Grâce à un code-barres, ils ont découvert que le butin provenait d’un vol dans la même nuit dans la zone industrielle de Vongy
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