«J’avoue que je n’aimerais pas être aujourd’hui au gouvernement. Ni d’ailleurs habiter Villiers-le-Bel. Ni moins encore être CRS. Je crains en effet que les nuits d’émeutes de Clichy-sous-Bois, il y a deux ans, ne soient que le hors-d’oeuvre de ce que nous allons déguster dans les temps prochains.
Je ne cherche pas à mettre de l’huile sur le feu, de toute façon ces lignes n’ont heureusement aucune chance d’être lues dans le 9-3 et autres cités dont notre belle France a parsemé ses paysages sub-urbains.
Mais je crois qu’il va falloir quand même appeler un chat un chat. Qu’on incendie deux écoles, une bibliothèque, un commissariat, un garage et quelques autres bâtiments dont la liste est déjà oubliée, outre quelques dizaines de véhicules par jour, nous y étions habitués. C’est devenu presque une routine.
En revanche, la seconde nuit de Villiers-le-Bel marque une escalade dont les médias et le gouvernement ne voudront sans doute pas faire la publicité, mais qui risque d’être le point de départ d’une nouvelle étape : l’utilisation des armes à feu.
A vrai dire, la surprise n’est pas que les émeutiers commencent à les sortir, mais d’une part qu’ils ne l’aient pas fait auparavant (à part un essai passé presque sous silence il y a deux ans) et d’autre part qu’ils se contentent encore de fusils de chasse et de pétoires à grenaille. Car les banlieues sont armées depuis longtemps et les caches contiennent de belles armes de guerre, bien mortelles comme il faut, auxquelles les gilets pare-balles de dotation ne résisteront pas.
Qu’on incendie deux écoles, une bibliothèque, un commissariat, un garage et quelques autres bâtiments dont la liste est déjà oubliée, outre quelques dizaines de véhicules par jour, c’est devenu presque une routine.
Autant dire que la situation est explosive dans tous les sens du terme. Il semble que, d’émeute en émeute, les techniques se durcissent, les méthodes se professionnalisent et que les policiers et gendarmes devront très prochainement affronter, si ce n’est déjà le cas, des experts en guérilla urbaine qui n’auront aucun scrupule à faire usage de leurs armes contre les forces de l’ordre. Avec les conséquences qu’hélas on imagine.
Que vont faire les pouvoirs publics ? Vont-ils minimiser la gravité des faits, comme ils l’avaient fait en 1994 quand les marins-pêcheurs avaient incendié le Parlement de Bretagne et tiré avec des harpons sur les forces de l’ordre ? Vont-ils décréter un nouvel état d’urgence ? Vont-ils noyer les banlieues sous les crédits d’un nouveau plan Marshall, mille fois annoncé et jamais réalisé ?
Le problème est, une fois de plus, qu’on aura attendu au-delà du dernier moment pour affronter une réalité devenue ingérable. Depuis des années, on a démobilisé la justice et on lui a ôté ses moyens : il paraissait plus utile de la confiner aux excès de vitesse et aux violences conjugales (Outreau a mis un frein à une autre de ses prédilections : les agressions sexuelles intrafamiliales) que de la voir s’occuper des grandes délinquances qui érodent irrémédiablement mais insensiblement notre société.
Aujourd’hui, les trafics en tous genres fleurissent sous le nez de policiers et de juges consternés, qui comptent les coups et relèvent les morts après les règlements de comptes. Là, les kalachnikovs et les 38 spécial sont entre les mains des voyous, qui ne s’en servaient qu’entre eux jusqu’à présent, mais qui s’en soucie ? Si, quand même : le ministre de l’Intérieur vient de créer un fichier national des armes à feu.
Quand il fonctionnera, on aura une centralisation des armes détenues par les personnes qui disposent d’une autorisation. Pour celles qui sont dans les caves des cités, il faudra encore attendre. A moins qu’elles ne soient déjà sorties d’elles-mêmes et que l’irrémédiable ne soit commis.
Je crois que ce que je vais dire va choquer, et je ne le fais pas de gaieté de cœur, ni par provocation, car l’heure me semble grave. Mais je suis persuadé que nous avons encore eu de la chance jusqu’à présent, que les voyous et futurs tueurs des banlieues n’aient pas encore osé faire usage de leur puissance de feu.
J’espère que les pouvoirs publics prendront conscience de l’imminence des drames et surtout qu’ils chercheront enfin des solutions. Je ne voudrais pas être à leur place, car la marge de manœuvre, s’il en existe une, sera étroite. Certes, il faudra impitoyablement châtier, si on les arrête, les auteurs de ces événements. Mais la répression ne résout rien à long terme.
Et il faut aussi cesser de rêver, à gauche et ailleurs : la police de proximité n’est pas non plus la panacée, car on ne greffe pas une police communautaire sur une société à ce point malade et éclatée, dont ses membres sont en rébellion ouverte avec la société. La police est un moyen, pas une solution. Les éducateurs ne seront pas plus utiles : on ne guérit pas le cancer avec un placebo.
Arroser les caïds avec des subventions pour acheter la paix armée sera peut-être la voie choisie : elle ne nous donnerait qu’un court répit. Reste-t-il une autre solution ? Je l’ignore, et je suis bien content de ne pas être au gouvernement.»
DEPUIS LE TEMPS QUE L'ON VOUS DIT DE DERATISER LA FRANCE
La maladie du rat" resurgit à Marseille et alentour
Publié le vendredi 12 mars 2010 à 07H04
La leptospirose a été diagnostiquée sur deux Marseillais et un jeune Martégal
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En ville, la maîtrise de la population de ces rongeurs représente un véritable enjeu de santé publique.
Photo Bruno Souillard
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C'est une maladie rare qui se développe essentiellement "dans les pays pauvres, chauds et humides où prolifèrent les rats", précise le Pr Didier Raoult qui dirige l'unité des Rickettsies à la faculté de Médecine de Marseille. Et pourtant, la leptospirose, une maladie infectieuse transmise par l'urine des rats, a été diagnostiquée à trois reprises récemment.
Une première alerte avait eu lieu il y a quelques mois. Le patient, qui vivait dans un appartement insalubre du premier arrondissement de Marseille, avait dû être hospitalisé dans le service des maladies infectieuses du Pr Andreas Stern à l'hôpital de la Conception. Tout récemment, deux autres personnes ont été infectées : un adulte à Marseille et un enfant à Martigues. Mais selon le Pr Raoult, d'autres personnes ont pu développer la maladie sans qu'elle soit diagnostiquée car les symptômes ressemblent souvent à ceux d'un état grippal.
Fièvre, maux de tête, yeux rouges et douleurs musculaires sont les principaux signes de cette affection qui peut devenir "sévère", évoluant vers une méningite, une insuffisance rénale ou une hépatite. Les trois patients traités par antibiotiques ont été guéris. "Il y a peu de cas en France ou bien il s'agit de cas secondaires", souligne le Pr Raoult. Selon le centre national de référence de la leptospirose, 342 signalements ont été faits en 2008 en France métropolitaine.
"L'été, il arrive que des personnes s'étant baignées dans des étangs à un endroit qui a été souillé, soient infectées mais nous n'avons pas de cas de leptospirose urbaine", précise le Pr Raoult, ne se souvenant que d'une seule personne qui avait été hospitalisée il y a une dizaine d'années à Marseille. "Il s'agissait d'un camionneur qui avait vraisemblablement contracté la maladie sur sa route, pas en ville."
Porteurs de la maladie
À l'heure où une nouvelle grève des employés chargés del'enlèvement des ordures fait sans doute le délice des rats à Marseille, le Pr Raoult estime qu'il s'agit "d'un véritable problème de santé publique, un marqueur même très inquiétant d'un nouveau risque infectieux. Il est impératif, ajoute-t-il, de réfléchir au contrôle de la population de ces rongeurs". Et ce d'autant que des tests menés à l'unité des Rickettsies par le Pr Pierre-Edouard Fournier sur des rats pris à Marseille et fournis par le Dr Davoust, vétérinaire, ont montré que tous les animaux analysés étaient porteurs de la leptospirose.
Selon le Pr Raoult, si les personnes les plus exposées sont les SDF, l'ensemble de la population est concerné. Car le risque de contracter la maladie est assez fréquent. Il suffit qu'un rat ait uriné sur une poubelle que l'on vient de manier et d'une petite plaie à la main pour que la bactérie pénètre. Les chiens -mais ils sont généralement vaccinés contre la leptospirose -peuvent également être infectés.
Interrogés, les services de la ville de Marseille font savoir que la dératisation est "un problème traité au quotidien, dans les égouts et en surface, spécialement dans le centre-ville où des produits sont placés en prévention". Mais ces mêmes services ajoutent que l'intervention à l'intérieur des immeubles n'est pas de leur ressort mais relève des syndics de copropriété.
GAUDIN fait tout pour que les Arabes de Marseille se sente chez eux
Un Arabe se rend chez Le docteur :
"Docteur j'ai mal, tout fait mal !"
Le médecin l'ausculte un moment et lui dit:
Bon, voilà ce que vous allez faire :
"rassemblez tous les restes de cuisine
dans un grand récipient. Si vous devez
faire pipi, faites-le dedans,même chose
pour la "grosse commission". Tout
dedans ! Mettez un couvercle
dessus.Chaque matin et chaque
soir, ouvrez Le couvercle et respirez
bien les émanations pendant 5 minutes ;
Avec ca, ça devrait aller !
Revenez me voir quand ça ira mieux !
L'arabe rentre chez lui et s'exécute.
Une semaine plus tard, l'arabe revient chez le praticien :
Docteur, tous les maux sont partis.
Quelle maladie j'ai eu ???
Le médecin Le regarde et répond:
"Le Mal du pays"

UNE PETITE PAUSE ENTRE LES DEUX TOURS
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ensuite
