Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

les sauvageons

Interpellation à Grigny : la délinquance des mineurs doit cesser de prospérer

Florian PhilippotCommuniqué de Florian Philippot, vice-président du Front National

Les interpellations réalisées ce matin suite à la violente attaque d’un RER à Grigny le 16 mars dernier révèlent l’extrême jeunesse des assaillants présumés, souvent mineurs et parfois même âgés de 13 ans seulement.

L’implication de plus en plus fréquente de mineurs extrêmement violents dans des affaires criminelles appelle une réponse beaucoup plus ferme de la part des autorités.

Le Front National demande ainsi de réserver un traitement énergique et efficace à la délinquance des mineurs : la responsabilité pénale doit être accrue pour tous les mineurs de plus de 13 ans, le traitement des dossiers les concernant accéléré et les aides sociales aux parents d’enfants récidivistes supprimées, sous réserve de la preuve de leur carence.

Une République qui plie face à ses adolescents et ses enfants n’a pas d’avenir. Les gouvernements ont le devoir de réagir avec rapidité et vigueur pour redresser la barre.

Dix jours après l'attaque du RER D en gare de Grigny, dans l'Essonne, 200 policiers ont investi dès l'aube la cité de Grigny 2 et procédé à plusieurs interpellations. Quinze jeunes, dont 10 mineurs de 14 à 17 ans, ont été arrêtés. Un seizième s'est rendu de lui-même au poste de police.

C'est en partie grâce à la vidéoprotection que l'enquête sur l'attaque du RER D à Grigny a pu aboutir ce mercredi à quinze interpellations. Dès 6 heures, 200 policiers étaient déployés dans la cité de Grigny 2 pour procéder aux arrestations. Au total, quinze personnes ont été arrêtées, dont 10 mineurs de 14 à17 ans. Un autre jeune s'est rendu de lui-même au poste de police. Tous ont été placés en garde à vue.

Cette intervention, qui s'est déroulée avec les renforts des hommes du Raid et une demi-compagnie de CRS, a donné lieu à des perquisitions au cours desquelles divers objets ont été saisis.

Les gares ont été vidées de leur personnel

Cette opération intervient plus de dix jours après la spectaculaire attaque du RER, survenue le samedi 16 mars. Vers 22h30, le RER qui était entré en gare à Grigny-centre avait été cloué à quai, par le biais d'une alarme volontairement actionnée. Selon les passagers, dont quelques-uns avaient déposé plainte, une vingtaine de jeunes au visage dissimulé avaient fait irruption, passant en revue les différents wagons pour détrousser les voyageurs. En utilisant des bombes lacrymogènes et sous la menace, ils s'étaient emparés de divers biens.

Cette attaque, inédite en Ile-de-France, selon les syndicats de cheminots, rappelle celle survenue dans le sud de la France. En février dernier, une trentaine de jeunes s'en était pris, en plein après-midi, à un TGV qui venait de repartir de la gare Saint-Charles à Marseille en direction de Nice. En allumant des torches à flammes rouges, les voyous avaient contraint le conducteur à stopper le train alors qu'il passait devant la cité Air Bel, une cité du XIe arrondissement, de l'est de Marseille, et qui vient d'être classée en zone de sécurité prioritaire. Avec les portes qui s'étaient bloquées, les assaillants n'avaient pu grimper dans les wagons.

Pour Roger Dillenseger, secrétaire général adjoint de l'Unsa-Cheminots, cette attaque en région parisienne est le résultat d'une politique qui, sous prétexte de vouloir faire des économies, a vidé les gares de leur personnel. «On a déshumanisé ces lieux. Il n'y a plus personne, notamment durant les heures creuses et cela provoque ce type d'agressions», estime Roger Dillenseger. En début de semaine, les trois principaux syndicats ont demandé à la SNCF la tenue d'une table ronde sur cette agression et les problèmes de sécurité sur la ligne D du RER.


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article