Si Brassens a chanté « les copains d’abord », Sarkozy l’a fait ! Celui qui se présentait comme l’homme de la nation n’est en fait par ses actes que l’homme de son clan, celui qu’il s’est lui-même créé.
Rappelez-vous, il disait : « Je veux une République irréprochable », « Le prédisent n’est pas l’homme d’un parti, ce n’est pas l’homme d’un clan. Je veux des nominations irréprochables ».
Dès son élection en mai 2007 il s’est empressé de parachuter Laurent Solly, son ex-chef de cabinet alors qu’il était au ministère de l’Intérieur ainsi que son ex adjoint de campagne présidentielle au poste de directeur adjoint à TF1 ! Très important pour Sarkozy d’avoir ses amis à des postes de commandements de l’information…
Afin de conserver une bonne entente avec les chiraquiens UMP, il n’a pas hésité à nommer en juin 2007 Philippe Douste-Blazy au poste de chargé de mission auprès du président de la République. Dominique Paillé lui est nommé conseiller auprès du président de la République et également promu secrétaire général adjoint de l’UMP puis nommé porte-parole de l’UMP.
Il nomme un autre chiraquien, Patrick Stefanini, l’ex directeur de campagne de Chirac en 1995, au poste de secrétaire général de l’immigration, de l’intégration, de l’Identité nationale et du développement solidaire auprès de Brice Hortefeux. Patrick Stefanini, rappelons-le, a été condamné à 10 mois de prison dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris !
En février 2008, pour une raison inconnue, Douste-Blazy quitte le gouvernement sarkozyste et se voit envoyer en tant que conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement, auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. Depuis Douste-Blazy appelle à voter Bayrou !
Dominique Richard, député UMP est nommé Commissaire à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Puis vint le tour de Patrick Ollier, compagnon de Michèle Aliot-Marie, qui lui est nommé au Conseil d’administration de la SNCF en raison dit-on de ses compétences… Jamais Patrick Ollier n’a travaillé dans le monde du transport.
Jean-Paul Emorine, un sénateur UMP, est lui aussi nommé au Conseil d’administration de la SNCF toujours « en raison de ses compétences ».
Et la liste est longue de nominations de copinage !
Ainsi au cours de son mandat présidentiel Sarkozy aura placé Jacques Barrot, David Martinon, Pierre Mariani (qui prend la tête de la banque franco-belge Dexia), François Pérol (qui prend la tête du groupe Banque Populaire/Caisses d’Epargne), Stefanini qu’il transforme en préfet du Puy de Dôme (nommé un condamné à la prison comme préfet, la République irréprochable de Sarkozy prend du plomb dans l’aile), Boris Boillon, Roger Karoutchi qu’il envoie comme représentant permanent de la France près de l’OCDE, Jean-Pierre Raffarin, Christine Boutin, Hubert Haenel, Jacques Barrot envoyé au Conseil Constitutionnel, Bruno Beschizza, Raymond Soubie, Jean-Paul Delevoye, Hugues Martin, Pierre Charon, Yves Urieta, Jean-Marie Geveaux, Christian Corne, Guillaume de Russe, Ange Santini, Hugues Martin, Claire Gibault, Hervé Marseille, Annick de Roscoat, Jean_Claude Etienne, Raymond-François Le Bris, Alain Lambert,Arno Klarsfeld, Rama yade, Dominique Richard (nommé médiateur du CSA), Patrice Gélinet (nommé membre du CSA), Nicolas About (lui aussi au CSA), Jean-Michel Drevet, Alain Perret, Dominique Baudis, Renaud Muselier, François Loos, Jean-Luc Tavernier, Philippe Gustin, Frédéric Péchenard, Bernard Squarcini, Philippe Courroye.
Ces trois derniers garnements ont la particularité d’être tous mis en examen dans l’affaire Woerth-Bettencourt.
Ne parlons pas ici de la tentative de Jean Sarkozy de prendre la tête de l’Epad, sans aucun diplôme ni compétence, à l’âge de 23 ans !
La République irréprochable de Sarkozy est un immense gag qui au final ne fait rire personne