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LE GRAND REMPLACEMENT ?

Grandes villes et capitales de l’Europe vont bientôt tomber !

islam 

 

Le 12 novembre 2013 

Renaud
Camus
Ecrivain.

Avez-vous été choqué par les sifflets et les huées à l’encontre de François Hollande durant les commémorations du 11 Novembre sur les Champs-Élysées, mais aussi à Oyonnax ?

Choqué n’est pas le mot. Ces huées étaient assez prévisibles. Mais je dirai, pour emprunter le ridicule sabir d’époque, qu’elles « ne sont pas dans ma culture ». Elles sont un signe parmi d’autres, et certes pas le plus grave, d’une société qui se délite, qui perd le sens de la convention, de l’abstraction, de la non-coïncidence avec soi-même dont la civilisation et l’État de droit ont pourtant le plus grand besoin. De mon point de vue, que vos lecteurs commencent à connaître, ni François Hollande, cela va sans dire, ni la haine de François Hollande ne sont à la hauteur de la tragédie qui se joue, le changement de peuple, le Grand Remplacement, la conquête coloniale de notre pays et du continent. On voit les grandes villes et bientôt les capitales de l’Europe tomber les unes après les autres. À Marseille, déjà, l’élection municipale se joue entièrement en termes ethniques. Il ne s’agit plus que de savoir si c’est bien cette fois que la seconde ville de France va officialiser sa soumission à nos conquérants et remplaçants, sous le couvert de la fiction républicaine, de moins en moins tenable, qu’il n’y a de part et d’autre que d’excellents Français, comme il n’y a à Bruxelles que d’excellents Belges, sans doute, et à Londres d’excellents Anglais. Bien entendu les socialistes, en bons apprentis sorciers, jouent avec cette fiction qui a la loi pour elle car ils en espèrent le pouvoir, gardé ou conquis contre toute espérance. Et ils seront emportés les premiers par cette vague qu’ils caressent, car nos remplaçants, une fois qu’ils nous auront remplacés, mépriseront plus encore les remplacistes, dont les socialistes sont la fine fleur, que les résistants comme nous.

Pardonnez-moi. J’ai un peu dévié. C’était seulement pour rappeler, puisque ce semble être le rôle que le Sort m’a confié, que ni l’écotaxe, ni le mariage gay, ni la réforme pénitentiaire ne sont la question principale. Ce sont des leurres.

Que pensez-vous des réactions de Manuel Valls ou Stéphane Le Foll qui ont fustigé « des gens, cette extrême droite… qui n’aiment pas la France » ?

Ils sont encore plus mégalos que Louis XIV !

Malek Boutih a déclaré mardi matin : « Il faut remplacer Jean-Marc Ayrault d’urgence… » C’est la solution ?

Par lui ? Déjà ?

Et vous, comment participez-vous à ces différents mouvements de protestation, de résistance ?

Comme je peux, en non-professionnel de la politique, et comme un qui était bien le moins fait pour s’occuper de tout cela. Maladroitement, donc, et passionnément. Je suis hanté par une idée fixe, la contre-colonisation de l’Europe. L’antiracisme dogmatique sert à dissimuler le phénomène, et empêche de le nommer, à cause de l’absurde fiction qu’il n’y a pas de races, pas d’ethnies, pas d’appartenances d’origine, et que chacun est ce qu’on veut qu’il soit, ou ce que lui-même désire être. Mais ce que lui-même désire être, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, c’est ce que lui dicte son origine. Jamais les appartenances n’ont moins compté, officiellement, et jamais les gens n’ont autant chanté dans leur arbre généalogique, dit et pensé ce que leur dictent leurs affiliations diverses, de préférence involontaires. Il n’y a que les indigènes colonisés qui échappent à ce déterminisme, parce que leur arbre généalogique à eux a été détruit avec soin, pour faire d’eux des hommes remplaçables.

L’avantage de ma situation, c’est que mon message est simple. Personne ne pourra dire ne pas le comprendre. Je crois que tout, même la crise économique, est secondaire au regard du Grand Remplacement. Et ce que j’ai à dire à ce sujet tient en un mot, qui est le nom du mouvement que j’ai lancé et le sens de la pétition que vous voulez bien relayer : NON. Non au changement de peuple et de civilisation, non à l’islamisation de l’Europe, non à l’asservissement de notre pays.

Le pouvoir est vacant. Un État sans chef, un gouvernement sans pilote, un Parlement qui ne représente plus que lui-même ; des partis déconsidérés, épuisés en vaines querelles. Derrière le décor, le vide…

Impossible de ne pas penser au mot de De Gaulle à propos de Lebrun : « Au fond, comme chef de l’État, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un État. »

Regardez ces pantins de Guignol, qui règnent sur des ministères, sur les ruines d’une grandeur à laquelle eux-mêmes ne croient plus. Obsédés par des combines minables, dignes de Laval ou de Queuille, ils pensent remaniement, dissolution, cohabitation, réélection…

Il existe un autre choix : se donner à la France pour la conduire.

Henri Hude a récemment donné une conférence à Washington, et démontré que nous vivions la fin d’un système oligarchique qui se sait condamné et qui s’écroulera tôt ou tard, parce qu’il a atteint les limites de l’absurde et du supportable pour les peuples. À part les oligarques, qui ne s’en féliciterait ? Mais qui peut prédire quand, comment, et par quelles convulsions notre société devra passer pour accoucher d’un nouvel ordre institutionnel et économique, que nul ne sait dessiner encore ?

Les passionnés d’histoire ne peuvent s’empêcher d’établir des parallèles avec le passé : 1788, 1799. Pour séduisante qu’elle soit, la comparaison ne tient qu’à demi. Certes, ces années-là, des gouvernants frappés d’aboulie ont laissé filer le pouvoir sans comprendre qu’il leur échappait. Certes, les points de blocage de la société sont étonnamment similaires à ceux que nous connaissons. Mais ni Louis XVI ni Barras ne disposaient de la formidable machine administrative, et surtout fiscale, qui permet au régime de se maintenir, tant que les fonctionnaires restent loyaux. Parce que le Français ne se dresse pas contre l’administration. C’est le pot de terre contre le pot de fer…

Il faut donc souhaiter qu’à leur tour les fonctionnaires se révoltent. Là, peut-être, le pouvoir tombera. Parce que nous n’avons rien d’autre à espérer, aucune alternative : les incapables remplaceraient les nullités en cas d’alternance ? C’est par une élection législative que notre peuple reprendra son destin en main ? Il faut cesser de se payer d’illusions, de se gargariser de postures « républicaines » qui ne signifient plus rien, et s’interroger sur la meilleure manière de faire tomber l’édifice vermoulu avant qu’il ne s’écroule en poussière sur nos têtes.

Il n’y a qu’un cap à tenir : fédérer les mécontentements pour pousser, ensemble et dans le même sens, ce système vers les poubelles de l’Histoire. Le bonnet rouge orné d’un écusson familial rose sera-t-il, à l’occasion d’un gigantesque mouvement populaire le 26 janvier prochain, le signe de ralliement ? Qui fera entendre le sourd grondement du peuple en colère ? Qui portera la responsabilité de le dresser contre l’oppression, de l’emmener jusque dans les lieux du pouvoir ? Qui osera enfin lui crier d’envahir Paris ?

En cette année 2014, le pays réel honorera ceux qui ont versé leur sang pour la France. En mémoire de nos ancêtres, n’ayons qu’un mot d’ordre : « Courage, on les aura ! »


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