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le génocide Vendéen , il y a 220 ans

     

Guerres de Vendée : il y a 220 ans, l’Anjou se soulevait

bat-cholet

Il y a 220 ans, en mars 1793, commençait les guerres de Vendée, immense soulèvement populaire qui fit vaciller la République naissante. Si l’Histoire a retenu le qualificatif de Vendée militaire pour situer géographiquement le territoire du soulèvement, l’insurrection ne se limita pas au seul département voisin de la Vendée mais toucha très largement l’Anjou. C’est même à Cholet que les premiers troubles ont éclaté le dimanche 3 mars 1793, des jeunes gens refusant le tirage au sort de la levée en masse des 300 000 hommes. Les gardes nationaux ouvrirent le feu sur la foule des émeutiers, tuant trois personnes. Le premier sang de la guerre de Vendée est versé. L’insurrection gagne ensuite l’ensemble des Mauges tandis que les feux de la révolte s’allument également en Vendée. Nombre de généraux vendéens sont d’ailleurs des Angevins comme Joseph Cathelineau, surnommé « le saint de l’Anjou », Nicolas Stofflet, garde-chasse à Maulévrier, Bonchamps, d’Elbée et bien d’autres encore.  Sur les 480 communes touchées par l’insurrection, 113 sont situés dans le département de la Vendée, 130 dans celui de Maine-et-Loire, 87 dans les Deux-Sèvres et 80 dans la Loire Inférieure (actuelle Loire-Atlantique). De mêmes, des événements essentiels des guerres de Vendée se déroulèrent sur le sol angevin : Saumur, Cholet, Chemillé, le Pont barré de Murs-Erigné ou Saint-Florent-le-Vieil, le champ des martyrs d’Avrillé, les rives de la Loire aux Ponts-de-Cé sont autant de lieux de mémoire où résonnent encore le fracas des batailles et les plaintes des suppliciés.

Pourtant à la différence de la Vendée voisine, aucune commémoration officielle n’est prévue dans le département. Pas la moindre cérémonie d’hommage aux victimes, ni même une exposition ou un colloque. Le régime, si prompt à culpabiliser les Français lors de commémorations diverses pour l’esclavage, la colonisation ou la Shoah semble se refuser à regarder ses propres crimes. Une chape de plomb pèse donc encore sur ce génocide que la République a manifestement du mal à assumer, même plus de deux siècles après…

Peut être aussi parce que ce soulèvement vendéen heurte les idées pré-conçues de nos élites. En effet, plus qu’une révolte politique et/ou religieuse, elle fut d’abord et avant tout la révolte identitaire de tout un peuple enraciné sur sa terre, attaché à ses coutumes, qui refusait qu’on lui impose des principes abstraits qui n’étaient pas les siens et qui ne se sentait aucune solidarité avec un pouvoir lointain et anonyme. Un officier républicain a fort bien décrit le sentiment que lui inspirait cette étrange guerre de Vendée : « J’ai contemplé de près, dit-il, cette guerre de la Vendée si pleine d’intérêts et d’images : j’y pense le jour, j’y rêve la nuit ; ce n’est pas une guerre froide et plate, une guerre d’ambition et de politique, une guerre de commerce et de calcul ; c’est une guerre profonde, qui a ses racines dans le sol, dans le culte, une guerre de famille et de patrie, une guerre à la manière antique et passionnée, une guerre homérique et qui montera un jour sur nos théâtres pour y porter l’effroi, l’admiration, la pitié et l’amour. »

Alors puisque le système ne compte rien faire, les identitaires angevins sauront troubler ce coupable silence et prendre le relais tout au long de cette année 2013 afin de rendre dignement hommage aux insurgés vendéens ! Affaire à suivre

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