La patrie c’est ce
qu’il reste à ceux qui n’ont plus rien.
Jean Jaurès.
L’ultralibéralisme mondialisé revendiqué comme l'alpha
et l'oméga du bonheur du monde n'a de libéral que le nom. Il est en réalité un
système totalitaire marchand. Une mécanique qui asservit l’homme au lieu de le
servir. Un capitalisme mondial qui périclite et se mue en crise systémique
institutionnalisée. La Terre, la faune, la flore et l’humanité n’existent plus
désormais que pour le profit/ mises en coupes réglées d’une infime minorité de
possédants.
Voilà le
bilan rapide que l’on peut faire de notre monde. Cette triste réalité n’est pas
une fatalité mais la volonté d’une poignée d'oligarques de spolier les
travailleurs, l’humanité et la nature toute entière de leurs richesses dans
l'unique but d'augmenter leurs taux de profit.
Nous refusons un tel monde.
L’homme ne doit pas être au service de l’économie mais
c’est l’économie qui au service de l’homme.
Le profit n’est pas le but de l’humanité. Le profit se
fait toujours sur le dos de quelqu’un et ce quelqu’un, c’est le peuple, c’est
nous !
L’économie
totalitaire marchande appelée « libre-échange » n’est en rien libérale mais
sauvage : elle s’assoit sur la misère du producteur et l’abrutissement du
consommateur.
L’interdépendance économique croissante des états n’est
pas une liberté mais l’obligation d’enchaîner les pays au même destin
capitaliste.
L’homme
voit son identité, sa famille, ses traditions, ses religions bafouées,
malmenées, détruites, atomisées et reconstruites suivant les caprices des
marchés, donnant le plus souvent un être amnésique, déplacé, déporté,
délocalisé, flexible et mobilisable, à nouveau taillable et corvéable à merci,
et ce bientôt sans distinction de continents, de climats, de races ou de pays.
Le travailleur est devenu une bête de somme mondiale.
Nous refusons que le travailleur soit un sous-homme du
capitalisme mondial, alors qu'il est le moteur de l’économie par son génie, son
travail, sa production, sa consommation.
Non seulement cette idéologie ultralibérale, même teinté
d’humanisme abstrait, n’apporte aucun bénéfice concret pour les classes
dominées, mais elle aboutit au contraire à la paupérisation des travailleurs par
l’effritement des classes intermédiaires, les nantis se taillant une part de
plus en plus grande.
Marx n’avait, malheureusement pas tort en parlant de
luttes des classes, il y a une ‘’hyperclasse’’ ultra minoritaire et omnipotente
opposée à une classe d’opprimés qui se divisera bientôt en deux catégories :
ceux qui marchent avec leurs chaussures et ceux qui n’en ont même pas.
Non, ce système
totalitaire marchand mondialisé ne sera pas le genre humain.
Non, un autre avenir
n’est pas seulement possible, il est indispensable !
Oui un autre monde
existe !
Nous voulons
une économie de production contre l’économie vampire de la finance.
Nous sommes
nationalistes, car la Nation est l’arme la plus efficace pour lutter contre le
mondialisme et ses agents, pour se défendre des comportements prédateurs des
banques et des multinationales. La Nation est l’outil le plus naturel pour
organiser la vie en société du peuple dont elle sait assurer la cohérence et la
prospérité légitime.Les travailleurs de chaque pays ont des buts et luttes
spécifiques : les problèmes sont mondiaux, mais les réponses ne peuvent être que
nationales. La réussite d'une nation pouvant influencer l’autre.
Nous savons que les
peuples de cette Terre ont des aspirations et des cultures spécifiques :
l’humanité a pour devoir de les sauvegarder, car sans cette diversité elle n’est
qu’un mot creux que ses vrais ennemis emploient contre elle.
Nous défendons la liberté d’entreprendre comme un droit
fondamental. Cette liberté est bien davantage menacée par la concentration
croissante des marchés que par la juste intervention ponctuelle d’un état
souverain.
Le marché
doit obéir à des lois comme tout et tous sur cette terre.
Ces lois régulent une
économie au service du peuple.
Nous voulons que la Loi règle l’économie, et non que nos
lois lui soient soumises, car seul l’intérêt suprême du peuple et de la Nation
qui en émane doit gouverner la politique économique.
L’avenir d’un peuple
ne se scelle pas sur du court terme et pour le profit particulier mais sur du
long terme et en vue de l’intérêt général.
Pour être garante de bien servir son peuple la politique
économique doit être prioritairement nationale et orientée par l’Etat suivant
les exigences du pays.
La politique économique du pays sera définie selon les
objectifs stratégiques des secteurs vitaux de l’économie nationale.
L’orientation
économique du pays sera définie par ses plans.
Une politique de grands travaux sera mise en œuvre pour
moderniser et rendre compétitif notre pays.
Elle permettra de réindustrialiser la France en créant
de l’emploi, et de rendre notre pays moins interdépendant c'est-à-dire plus
indépendant.
Cette
indépendance nous rendra moins fragile face aux crises généralisées du
capitalisme mondialisé en banqueroute.
Notre politique économique sera orientée sans dirigisme
contreproductif, puisque les plans nationaux favoriseront également l’initiative
privée.
La politique
économique sera essentiellement gouvernée par un pragmatisme hérité d’une vision
colbertiste du gouvernement.
La République n’a qu’un seul sens : le bonheur pour le
peuple et la puissance pour la nation. Lorsqu’elle l'asservit ou le dénature,
elle trahit son sens et doit être refondée.
Certes chaque pays trouve sa place dans le concert des
nations.
Oui des
traités internationaux d’états à états régissent ces rapports, à la condition
qu’ils n’omettent jamais que l’homme est au centre du monde et que le
travailleur en est la principale richesse. La monnaie, miroir de cette richesse,
ne sera plus indexée sur la spéculation des taux de changes des autres monnaies
ni sur l’or mais sur sa vraie valeur : le travail productif du pays.
Le progrès a pour unique but l’amélioration de la vie de
l’homme et l’accroissement de ses potentialités.
Le progrès est le but
de l'humanité et le moyen de son bonheur.
Oui le progrès ne peut se concevoir que dans une
dynamique privilégiant la création, la recherche et l’étude à tous les niveaux
de la société : de l’université jusqu’aux entreprises.
Contre les dogmes
austères, nous affirmons que la justice sociale sert l’économie et que le seul
but de notre économie, c’est la justice sociale.
Oui la défense du
travailleur, de tous les travailleurs sera notre grand combat. Ce combat se fera
au quotidien point par point, sur tous les fronts de défenses des acquis sociaux
et cela en pénétrant les syndicats en masse pour en prendre à terme le contrôle.
Oui par travailleurs
nous entendons le peuple : du prolétaire à l'entrepreneur qui participent l’un
comme l’autre à la réussite économique du pays.
La lutte des classes
existent : celle des travailleurs contre l’hyperclasse mondialiste.
A terme, par
l’application d’un programme de participation, le travailleur se réappropriera
ses moyens de productions et le salariat s’abolira peu à peu.
La France a traditionnellement vocation universelle de
libérer les peuples de l’oppression pour cela elle annulera l’inique et perverse
dette du tiers-monde pour lui substituer des accords économiques durables. Ces
accords économiques permettront de développer équitablement nos pays respectifs.
De plus, la France reprendra son rôle majeur auprès des nations. Une autre voie,
un autre bloc économique et politique en naîtront.
Nos législations
sociales et environnementales ont un coût que nous répercuterons sur les
marchandises en provenance des pays qui pratiquent un dumping déloyal par
l’exploitation de leurs populations.
Nous taxerons les flux des marchés boursiers.
La France a sa place
dans l’Europe, mais dans une autre Europe, celle des nations. Une Europe
nouvelle, une Europe culturelle et une Europe puissance seront à bâtir sur les
ruines de la sinistre Union Européenne.
Nous vaincrons cette tyrannie mondialiste car son
pouvoir politique est aussi virtuel que ses fondements économiques. Par notre
production, notre travail et notre existence même nous sommes la réalité de ce
monde, et le principe de réalité s’impose toujours.
Nous devons détruire
cet ancien monde, ce monde mesquin, ce monde de marchands, et construire un
avenir d’hommes libres.
Cet autre monde est devant vous, un monde solidaire, un
monde qui réconcilie l’homme avec la nature et avec sa nature.
Oui, entre l'angélisme
rêveur du gauchiste et le cynisme cauchemardesque de la droite, une autre voie
politique existe.
Nous
sommes la seule alternative à cette arnaque bipolaire de la droite et la gauche
qui ne sont que les deux faces d’une même pièce, l’un comme l’autre se passant
les plats pour conserver leurs privilèges.
Oui, hors de ces impasses la voix du peuple s’élève vers
un espace ténu, un espace de liberté, une voie tournée vers une société pérenne,
vers le sens, vers l'homme : ce chemin c'est le nôtre, c'est la Troisième Voie !