Le plus grand hôpital public de France ne donne
plus que des repas
« sans porc » à ses employés !
Le 19 novembre 2012 par Bernard Bayle -
Depuis que la direction de l’Hôpital public Pitié Salpêtrière
à négocié avec une nouvelle
société de restauration,
il n’y a désormais plus de porc « même en option »
pour le personnel de Garde et de Nuit
qui ont droit à un repas
/collation. Et tant pis si la majorité du personnel est
encore loin d’être musulman.
Exit le jambon, la quiche lorraine
et autre plat pouvant contenir ce poison ou ce met de
mécréant qu’est le cochon.
Fini, rayé de la liste définitivement.
Comme cela ne suffisait pas, la provocation va jusqu’à
préciser que tous les plats sont
bien réglementaires,
comme crêpe au fromage »sans porc » ou pizza volaille
champignon « sans porc ».
Autrement dit si vous êtes musulman soyez doublement
rassuré, on sait qu’il
n’y plus de porc,
mais c’est toujours mieux de le rappeler ! Quand à la majorité
des autres
qui aimaient le jambon
ou la quiche lorraine, ils n’ont qu’à s’adapter et puis il y a la
quiche aux
épinards ou aux poireaux,
sans porc, cela va de soi.
Qu’un hôpital public puisse se permettre de bafouer
les principes
élémentaires de laïcité
envers son propre personnel en dit long sur l’état du pays….
Le plus terrible c’est que cela
est imposé, sans aucune concertation et comme si c’était la chose
la plus naturelle du monde.
Imaginez si les hôpitaux publics décidaient sans concertation aucune
d’imposer le porc
à tous ses patients, peu importe leur confession religieuse !
Quel tollé général avec
M. Delanoé en tête des indignés ! Le maire de Paris dont le premier
adjoint possède un siège
au conseil de surveillance de l’APHP Assistance Publique
Hôpitaux de Paris.
Mais non,
Monsieur le Maire est plus occupé à surveiller les
cantines scolaires
ou les crèches
qui ne respecteraient pas les menus réglementaires
des diversités !
Par contre que certains
n’aient plus la possibilité de manger du jambon, cela ne le dérange
pas le moins du monde.
La réaction du personnel ? Ils aiment bien le cochon, mais bon,
maintenant on n’y peut rien
c’est comme ça ! Un syndicaliste, questionné, répond que
cela n’est pas normal,
mais il ne faudrait pas heurter les collègues musulmans !
Bref sans combat ni bataille,
nous voilà soumis au pays des Lumières et de Voltaire aux
superstitions alimentaires
et à l’obscurantisme.
Je terminerai par un mot d’Arthur Schopenhauer :
« Les religions sont comme les vers luisants :
pour briller, elles ont besoin d’obscurité » et l’obscurité en France,
elle se développe vite !
Trop vite.
Bernard Bayle