C'EST VRAI QU' IL Y A DE QUOI AVOIR LES BOULES ( cliquer ci-dessous ) http://www.sos-francophobie.fr/histoire-de-vous-agacer-.html
Le montant de ses allocations familiales diffusé sur internet
Élections à la basse-cour
Voilà plus de quatre ans qu’un coq en rien gaulois
Gouvernait sans partage et imposait sa loi.
Nombre de volatiles n’osait le contredire
Bien qu’il fût bas sur pattes, c’est le
moins qu’on puisse dire.
D’origine hongroise, ce coq trop agité
Ne laissait à personne le soin de décider.
Oui mais dans quelques mois il faudrait
bien choisir
Un chef pour la basse-cour. Qui
allait-on élire ?
« On ne veut plus du coq, il nous a
affamés
Gardant le blé pour lui et pour
tous ses poulets » Disaient les pensionnaires de notre basse-cour.
« Voyons un peu pour qui voter au
premier tour.»
Trouver un prétendant n’était pas chose
aisée,
On le voulait plus grand, pas trop mou
et racé.
Une faisane royale aux dernières élections
Avait perdu des plumes dans cette
confrontation,
D’ailleurs perdu aussi la confiance de
ses potes Qui cherchaient quelqu’un d’autre pour battre
le despote.
Un jars avait la cote, vieux mâle grisonnant
;
Dominer et niquer, tel était son passe-temps.
Partout, dans chaque recoin, on le
voyait le soir
Sauter
toutes les oies, qu’elles soient blanches ou noires.
« Pas question de le prendre, il pense trop à
la chose. Qu’il aille se faire soigner,
que nos oies se reposent Clamait
un fier dindon venu droit de Hollande
Qui jurait d’exaucer jusqu’aux moindres
demandes.
Il
avait réussi à se débarrasser
D’une grosse dinde chti qui voulait s’imposer
En cherchant le soutien des poules et
des faisanes
Par l’interdit des œufs de plus de
trente-cinq grammes.
Ce Dindon courtisait une cane colvert.
Migratrice, elle venait d’un pays où l’hiver
Est plus rude qu’en France et pour son
grand bonheur
Avait mis hors combat un pigeon
voyageur.
Au demeurant jolie, elle jugeait
qu’il fallait
Pour pouvoir l’emporter promettre aux
poulets
Nourriture plus saine, une vie plus aisée,
Maïs sans OGM et blé labellisé.
Le Dindon disait oui mais en réalité
C’était juste pour lui prendre les voix
qu’il convoitait.
Et pour tout perturber, voila qu’un
vieux poulet
Qui avait trépassé, était ressuscité.
Prétextant qu’il avait ainsi côtoyé Dieu,
La place de dirigeant, il appelait de
ses vœux.
Ajoutez à ceux là une sorte de poule d’eau,
Une espèce marine qui parlait fort et
haut
Et voulait Allah porte de son beau
poulailler
Mettre ces poules cou nu qui avaient immigré.
« Elles viennent nous envahir et manger
notre blé
Si on les laisse faire, nos cous elles
vont plumer.
Renvoyons-les chez elles à coups de
pieds aux culs !»
Tels étaient les propos de notre gallinule.
Il y en aura bien d’autres d’ici les
élections,
Candidats qui voudront susciter des passions,
Des paons et des canards essayant de
faire croire
Que dans la basse-cour il faut reprendre
espoir,
Que le bonheur est là, juste à portée de
patte.
Vous y croyez vraiment ? Mais que vous
êtes tartes !