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Ils ont été lobotomisés

ENCORE UN QUI N'AURAIT PAS PU TRAVAILLER CHEZ LUSTUCRU

«Je suis un peu dans le gaz», reconnaît Jason, mercredi, lorsque nous l’interrompons au beau milieu de sa sieste. Jason? C’est ce Fleurbaisien de 23ans, récemment converti à l’islam, dont nous relations les propos à l’aube de son deuxième Ramadan

« Je vais très bien », souffle le jeune homme dont les trente jours de jeûne ont renforcé une foi qui ne demandait que ça. Comme pour les autres musulmans de France, les conditions quotidiennes – dix-neuf heures sans boire ni manger sous une chaleur écrasante – n’étaient pourtant pas les plus aisées. Mais « Dieu aime ceux qui persévèrent », prévenait en son temps le prophète Mahomet.

« J’ai fait au mieux »

« J’étais un peu cassé après le travail. Ramasser entre douze et vingt tonnes d’encombrants par jour entre 6 h et 13 h, c’est assez physique. » Jason s’est surpris dans sa volonté et son abnégation. Avec du recul, toutefois, il analyse. Et retient du bon et du moins bon, dans la façon dont il a vécu ce neuvième mois du calendrier lunaire musulman. Du moins bon, lorsque fatigué, il ne prend pas part aux actes surérogatoires (non-obligatoires, volontaires) dont la prière du Tarawih. « Elle est spécifique au Ramadan, et a lieu entre celle du soir et celle de l’aube », explique-t-il.

Du moins bon, encore, lorsqu’il admet ne s’être plongé qu’« une fois ou deux » dans la lecture du Coran. Mais du très bon, aussi, car à l’aune de son premier Ramadan, « je ne me suis nullement laissé distraire par les envies futiles extérieures ». Il poursuit : « J’ai le sentiment que ce mois sacré a permis une réelle remise en question sur ma vie. J’en ressors fort, et confiant vis-à-vis de certaines choses en moi. » Et conclut : « J’ai fait au mieux, selon mes capacités. Les actes ne valent que par leurs intentions. Je vis ma foi de la façon la plus sincère possible. »

Trois jours de fête entouré de « ma seconde famille »

Pour les trois jours de l’Aïd el-Fitr, littéralement « fête de la rupture », Jason s’entourera de personnes de la communauté, sa « seconde famille ». L’occasion d’un bel instant de communion lors duquel, entre deux repas bien garnis, les enfants reçoivent des cadeaux. «Un peu comme Noël, sourit le jeune homme. Ce qui ne m’empêche pas de fêter Noël, celui de décembre, avec ma famille. Je n’y attache aucun sens religieux, certes, mais c’est là aussi un moment fort de partage. » Une vie de converti faite de compromis, sereine, honnête, «dans le juste milieu, sans sombrer dans l’extrémisme, et c’est très bien comme ça ».

Il est facile d'entrer dans l'Islam. La conversion ne prend que quelques secondes, contre plusieurs mois et années pour le christianisme et le judaïsme. Prononcer la chahada, la profession de foi, devant un imam ou deux témoins suffit à devenir musulman. "J'atteste qu'il n'y a pas de divinités sinon Dieu (Allah) et que Muhammad est son messager." De ce fait, il est quasiment impossible pour les autorités musulmanes de recenser les conversions, bien que certaines mosquées distribuent des certificats.  

Le ministère de l'Intérieur et des cultes estime à environ 4000 le nombre de conversions à l'islam par an, soit une dizaine par jour. Ce chiffre a augmenté ces vingt dernières années, contrairement aux autres religions monothéistes, plus difficiles d'accès.  

Les conversions à l'islam ne sont pas un phénomène nouveau, mais le profil des convertis évolue et se multiplie. "Il y a autant de types de convertis que de convertis", affirme Abdelmalik, Léo de son ancien nom, président de l'association Nouveaux Musulmans de Paris.  

Cependant, les sociologues s'accordent à définir deux conversions. Celles dites "rationnelles" et celles "relationnelles". La première résulte "d'une réflexion et d'expériences personnelles", explique Franck Frégosi, chercheur au CNRS et spécialiste de l'islam. Ce sont souvent des intellectuels, des personnes issues d'un milieu aisé possédant "un capital culturel important" en quête de spiritualité et qui s'intéressent particulièrement au soufisme, la branche mystique de l'islam.  

Un islam rigoriste pour faire ses preuves

Depuis les années 90, les conversions "relationnelles" prennent le dessus. Des convertis de proximité, souvent jeunes et de foi chrétienne, qui découvrent l'islam au contact d'amis, de voisins de palier, de camarades de classe... On les retrouve souvent dans les milieux sociaux défavorisés. Contrairement aux convertis rationnels, ces convertis sont séduits par l'Islam égalitariste et sa notion de justice sociale, mais aussi par l'appartenance au groupe solidaire et protecteur que représente l'Oumma, la communauté musulmane. 

"En réalité, c'est un mixte des deux", poursuit le sociologue Franck Frégosi. C'est le cas d'Aïssa, 39 ans. Durant sa jeunesse en banlieue, il a découvert sa foi dans les livres à l'âge de 14 ans, intrigué par l'histoire du prophète Mahomet. "Intellectuellement convaincu", il s'est ensuite tourné vers un ami musulman pour le renseigner. Il s'est converti chez lui sans que sa mère, très chrétienne, s'y oppose.  

Déjà à l'époque, certains convertis se tournaient vers un islam rigoriste ou radical. "Il n'y a pas toujours d'aide, de guide. Certains convertis ne savent pas s'y prendre et sont perdus. Ils deviennent rigoristes, par souci de ne pas en faire assez. Les mosquées sont bien contentes lorsque vous vous convertissez, puis elles vous laissent voués à vous-mêmes", dénonce Aïssa. Un manque d'encadrement que les associations tentent tant bien que mal de compenser.  

Franck Frégosi confirme cette tendance: "Une minorité de convertis veulent en faire plus que la moyenne. Ils se sentent surveillés et se surinvestissent dans la religion, en se montrant en 'super-musulman'. Ils sont plus attachés à la lettre du dogme qu'un musulman de naissance, qui pratique un islam décomplexé. Intégrer un groupe peut mener à en faire plus pour renforcer sa légitimité".  

On ne me considère pas assez intelligente pour penser par moi-même, mais personne ne m'a jamais rien imposé 

Ce "surinvestissement" peut se traduire par le port dans la vie quotidienne de la barbe ou du niqab. Parmi les quelques centaines de femmes qui portent la burqa en France, beaucoup sont des converties.  

Assya, 18 ans, en fait partie. Elle s'est convertie il y a trois ans, et porte le voile intégral depuis un an, par choix. Elle s'y est prise progressivement, a d'abord porté le turban, puis le hijab (voile), le jilbeb (tenue longue) et enfin, le niqab. "On veut toujours faire plus pour plaire à Allah", explique-t-elle, d'une voix souriante.  

Bien que le port du voile intégral ne soit pas mentionné dans le Coran, la jeune femme interprète l'obligation de "cacher sa beauté" comme la dissimulation du visage, aussi bien que celle des cheveux. Assya allait à l'église, mais avait "besoin d'un plus". C'est dans l'islam qu'elle le trouve, islam qu'elle a découvert auprès de la famille de sa meilleure amie maghrébine. Elle s'est convertie à la mosquée, a demandé à sa famille de ne plus l'appeler Justine.  

Cependant, elle se plie aux contrôles d'identité sans faire de scandale, et ne sort pas beaucoup. Selon elle, "la loi d'Allah est plus forte que celle d'un pays". Pas question de le retirer. Peu importe si elle se fait taxer de terroriste, d'extrémiste, ou de femme soumise, tant qu'elle peut pratiquer sa religion en paix. "On ne me considère pas assez intelligente pour penser par moi-même, mais personne ne m'a jamais rien imposé."  

"Google a remplacé l'imam du quartier"

Fin 2012, Jean-Louis Bruguière, ancien juge spécialisé dans la lutte antiterroriste, a déclaré au Figaro que les convertis étaient les plus dangereux. "Ce n'est pas systématique, mais les convertis très rigoristes correspondent souvent à un profil intégriste", précise le sociologue Franck Frégosi. Ils sont souvent jeunes, sans réelle éducation religieuse et sans appartenance à aucune communauté. Situation précaire, familles éclatées, exclusion sociale... ils pensent que l'islam a "les réponses à tous les problèmes sociaux qu'ils peuvent être amenés à subir".  

La religion devient alors "un exutoire" de leurs frustrations et de leurs traumatismes. Ils compensent leur marginalisation de la société en respectant scrupuleusement les dogmes de la religion, ce qui leur permet de "se reconstruire moralement et de se forger leur propre estime", selon le spécialiste de l'Islam.  

A l'ère d'Internet, l'auto-radicalisation inquiète. "Google a remplacé l'imam du quartier", déclare Franck Frégosi. La situation échappe au contrôle des autorités musulmanes. Certains sont attirés par la guerre sainte, le "jihad", comme Nicolas et Jean-Daniel, deux frères toulousains partis combattre en Syrie il y a quatre mois. Entre échecs et image négative de soi, les Français radicalisés cherchent à se reconstruire une histoire et souhaitent donner à leur engagement une "dimension romantique".  

Pour palier le manque d'encadrement, Abdelmalik a créé Nouveaux Musulmans de Paris, une association qui vient en aide aux personnes fraîchement converties de la région parisienne. "Notre but est de créer un tissu social, de ne pas laisser les nouveaux convertis fabriquer leur propre islam à la maison."  

Si les jeunes de banlieue s'intègrent facilement à la communauté musulmane, ce n'est pas le cas d'autres convertis, pour qui l'association donne "un coup de pouce". Abdelmalik, 34 ans, a lui aussi adopté l'islam il y a 12 ans, lors d'un long séjour à l'hôpital. Issu d'un milieu aisé, il a entrepris sa démarche seul, après avoir lu le Coran. Franco-anglais, il s'est converti en Angleterre, où il a été accompagné par une association. A son retour en France, il a constaté qu'il y avait ce besoin de repères, sans qu'une structure y réponde.  

"La découverte de l'Islam change notre vision du monde, on est très enthousiastes. Au début, on peut être attiré par les extrêmes qui semblent plus investis, mais on cherche surtout à se positionner. L'islam est avant tout une religion de paix d'âme."  

Apparement les recrutements se font majoritairement dans les citées < défavorisées> ou plutôt qui n'ont pas su employer et surtout respecter les montagnes d'argent dont ils ont bénéficiées . 
Ce n'est pas bien entendu l'élite de la population française, ( les supporters du PSG diraient d'eux qu'ils sont débiles? alcooliques et consanguins ) Ils ont des travaux ingrats ( quand ils travaillent ) et ont depuis l'enfance de très mauvaises fréquentations. c'est dans cette population inculte que sont recrutés les futurs jihadistes . Quand vat on mettre en place un contrôle des naissances sur ces populations à risques.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/enquete/islam-qui-sont-les-nouveaux-convertis_1270385.html#yahswicQvzIv5E5i.99 


)

e-mail: freredelacotedafcricri@gmail.com  PROPOSER UN ARTICLE
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