Interdictions de tracter et pétitionner sur les marchés

OU LE P S S'ATTAQUE A LA LIBERTE D'EXPRESSION
26/10/2012
Une affaire grave à prendre très au sérieux, concernant la liberté d'expression en France, surtout depuis une décision incroyable du Conseil d'Etat :
La campagne commence aujourd'hui : on a besoin de vous, d'autant plus que cette action peut facilement réussir si on s'y met massivement. La liste des premiers signataires le confirme.
Jeudi 25 octobre 2012
Depuis le début de l'année 2012, de plus en plus de maires, pour la plupart UMP, se permettent d'interdire totalement la distribution de tracts et pétitions sur les marchés.
Au lieu de les stopper net dans cet abus de pouvoir, le Conseil d'État a rendu le 17 avril une ordonnance surprenante (req. n°358495) considérant que cela « ne porte pas gravement atteinte aux libertés d'expression et de communication ».
Pourtant, ce serait réduire les marchés à la seule consommation. Alors qu'ils sont également, depuis l'agora antique, des lieux de débat public, d'échange d'informations et d'expression des contre-pouvoirs qu'ils soient politiques, syndicaux, associatifs...
Suite à cette ordonnance, les modifications de règlement des marchés et les arrêtés municipaux ne cessent de se multiplier et menacent de s'étendre grâce à la jurisprudence.
C'est pourquoi, par-delà nos différences, nous demandons instamment une modification de la législation pour rendre caduque cette ordonnance contraire à la libre circulation des opinions et des informations et, par conséquent à l'idée même de démocratie, quelle qu'en soit notre conception.
Faute de quoi, toute poursuite abusive contre des distributeurs de tracts ou de pétitions sera dénoncée, portée devant le Conseil Constitutionnel et, si nécessaire, la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Nous appelons dans toutes les communes les populations à être vigilantes et à ne pas accepter cette confiscation du pouvoir de s'exprimer librement et de s'informer mutuellement . Dans la Grèce antique, l'agora (du grec ἀγορά) désigne le lieu de rassemblement, le marché de la cité. Les capéloï en sont les commerçants. C'est une composante essentielle du concept de polis, à tel point qu'Aristote traita les barbares de non-civilisés car ils n'avaient pas d'agora.
L'agora d'Athènes[modifier]
L'agora d'Athènes n'était pas seulement un marché animé et odorant ; c'était également la place des institutions démocratiques.
Il s'y dressait le bouleutérion où siégeait la boulè, chargée de rédiger les lois votées à l'Assemblée. Juxtaposée, la tholos accueillait un dixième des Bouleutes jour et nuit pour assurer une permanence, avant d'être remplacés par cinquante autres.
C'était aussi sur l'Agora que se trouvait l'Héliée, le tribunal populaire. Sur cette place se trouvaient des bâtiments politiques mais aussi religieux comme le temple dédié à Héphaïstos, encore en parfait état aujourd'hui.
L'agora était le centre de la vie sociale. Il y faisait bon s'y promener, philosopher entre amis, notamment à l'ombre de la Stoa Poikilè, un portique où se succédaient des peintures racontant scènes historiques, épisodes mythologiques et où étaient arborés les boucliers pris aux ennemis.
L'agora est l'équivalent du forum romain antique.