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çà sent pas bon à l'UMPS

Sarkozy-Hollande : la guerre des affaires
Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy.


La campagne se déplace sur le terrain des affaires. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont polémiqué hier  par médias interposés sur les financements douteux dont  ils s'accusent réciproquement. Sur RTL, le président-candidat venait de démentir à nouveau tout financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 et de renouveler  sa confiance «totale» dans son  trésorier de campagne de l'époque, Éric Wœrth, déclarant qu'à «l'évidence», il n'avait reçu aucune somme en liquide de Patrice de Maistre.

Puis, il avait ajouté qu'il faudrait demander à M. Hollande «pourquoi, en dix ans de Parti socialiste, il a pu laisser la fédération des Bouches-du-Rhône avec un système mafieux de financement» et poser également des questions sur le Pas-de-Calais.

C'est «une méthode pour ne pas répondre à la question qui lui était posée, qui concernait le financement de sa propre campagne, des soupçons qui existent et ce qui s'est passé aussi en 1995 dans la campagne Balladur», a rétorqué  Hollande en déplacement à Vaulx-en-Velin.

«J'ai été Premier secrétaire du PS pendant dix ans, eh bien il n'y a eu aucune procédure qui a été engagée dans quelque fédération que ce soit», a rétorqué M. Hollande. «S'il y en avait eu, j'aurais immédiatement procédé à un certain nombre de sanctions».

Donc, Nicolas Sarkozy «est une nouvelle fois mal inspiré, peut-être parce qu'il avait des inquiétudes», a poursuivi le candidat socialiste.

Concernant les Bouches-du-Rhône, aucune procédure judiciaire ne concerne la fédération, «cela concerne une personne qui n'est plus d'ailleurs au PS», a ajouté le candidat socialiste à propos de Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône mis en examen depuis le 8 septembre 2011 dans une affaire de marchés publics impliquant son frère Alexandre. Visé par des soupçons de prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, l'élu s'était immédiatement mis en congé lui-même du PS «pour ne pas gêner (ses) camarades», alors que démarrait la campagne présidentielle avec le processus de la primaire.

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