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Malgré une descente de police la semaine dernière , Dominique  Broc a prévu de déposer, ce lundi à Tours, les statuts de la Fédération

française des Cannabis Social Clubs...

Pour lui, c’est tout sauf une idée fumeuse. Le créateur des Cannabis Social Clubs (CSC) à la française, Dominique Broc,  a prévu d’aller déposer, ce lundi, les statuts de la Fédération française des Cannabis Social Clubs,  en préfecture de Tours (Indre et Loire). Se définissant comme  «libertaire», ce quadragénaire  entend ainsi forcer le gouvernement à prendre position sur  l’autoculture de cannabis qu’il pratique avec quelques amis dans sa  région depuis près de quatre ans.

Du cannabis de bonne qualité

Venus d’Espagne, les Cannabis Social Clubs permettent aux consommateurs de cannabis de cultiver des plants pour leur  seule consommation personnelle. «On n’adhère  pas à un CSC, on se fait coopter ou on en crée un avec quelques amis,  précise Lauren Appel, du Collectif d’information et de recherche  cannabique  (CIRC). Le but est de produire du cannabis de qualité qui n’est pas  coupé au verre pilé et de produire uniquement la quantité nécessaire à  la consommation des adhérents du Club».

Entre 400 et 450 CSC en France

En  France, cela reste bien sûr illégal. Mercredi dernier, Dominique Broc a  ainsi reçu la visite des policiers dans sa petite maison  d’Esvres-sur-Indre. Ils ont détruit les 126 plants  de cannabis qu’ils ont découvert sous sa serre et l’ont placé en garde à  vue dans l’attente de son procès prévu le 8 avril. Relâché vendredi  dernier, le leader des CSC entend, en attendant l’audience, pourtant  poursuivre son combat pour obtenir à terme la  dépénalisation  du cannabis. Après avoir déposé les statuts de sa Fédération, ce lundi,  il compte demander à l’ensemble des CSC de faire de même dans toutes  les préfectures de France le 25  mars. Selon lui, il y aurait entre 400 et 450 Cannabis Social Clubs en France aujourd’hui. «Sans doute même plus, conclut Laurent Appel. Beaucoup de consommateurs préfèrent planter cachés  pour consommer tranquille…»

Cannabis au volant : 500 morts par an

Le cannabis est présent dans un accident de la route mortel sur huit selon le dernier bilan annuel de la Sécurité routière. 

n 2011, 455 accidents mortels ont impliqué au moins un conducteur contrôlé positif au cannabis, soit près d'un sur huit. "Ces accidents mortels avec facteur cannabis établi ont provoqué 499 décès", précise l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Ces indicateurs sont mesurés depuis 2008 et sont plutôt stables depuis cette date. Par contre, le nombre global d'accidents corporels liés au cannabis (1.832) et le nombre de blessés qu'ils entraînent (2.452) ont augmenté de 40% sur la même période.

"Réalité probablement plus élevée"

"La réalité est vraisemblablement plus élevée", indique l'ONISR, qui souligne que "la présence de drogue dans les accidents n'est renseignée que dans deux cas sur dix". En effet, plus de 12.400 condamnations pour "conduite en ayant fait l'usage de stupéfiant" ont été prononcées par les tribunaux en 2010, d'après l'annuaire statistique publié par le ministère de la Justice. Ce document ne détaille pas les types de stupéfiants décelés et la nature des peines prononcées. En revanche, il fait apparaître une augmentation exponentielle de ce délit, crée par une loi du 3 février 2003, et multiplié par plus de quatre entre 2005 et 2010.

"La hausse des poursuites est liée à un dépistage plus rapide depuis quelques années, avec les tests salivaires", a expliqué lundi à Sipa Véronique Léger, vice-procureur en charge de la délinquance routière au parquet d'Avignon et secrétaire nationale de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Un accident de la route mortel sur huit est lié à la prise de cannabis, comme celui qui a coûté la vie à un bébé de sept mois samedi soir à Montpellier (Hérault), selon le dernier bilan annuel de la Sécurité routière. La réponse de la Justice à ce type d'infraction s'est durcie ces dernières années

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