Principe
L'allocation temporaire d'attente (ATA) est une allocation versée par Pôle emploi aux demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile, à certaines catégories de ressortissants étrangers et à des personnes en attente de réinsertion.
Les personnes pouvant bénéficier de l'ATA sont :
les étrangers, âgés de plus de 18 ans, qui ont sollicité l'asile en France et présenté une demande tendant à bénéficier du statut de réfugié, y compris les demandeurs d'asile originaires d'un "pays d'origine sûr",
Si, après une décision définitive de rejet, l'étranger demande le réexamen de sa demande au vu de nouveaux éléments en sa possession, l'ATA ne lui sera pas versée (sauf si l'Ofpra signale à Pôle emploi qu'il s'agit d'un cas humanitaire),
les étrangers bénéficiaires de la protection temporaire ou de la protection subsidiaire,
les étrangers bénéficiaires d'une carte de séjour "vie privée et familiale" ayant déposé plainte ou témoigné dans une affaire de proxénétisme ou de traite des êtres humains,
les apatrides,
les anciens détenus, lorsque la durée de leur détention a été supérieure à 2 mois,
les travailleurs salariés expatriés non couverts par le régime d'assurance chômage qui, lors de leur retour en France, justifient d'une durée de travail de 182 jours au cours des 12 mois précédant la fin de leur contrat de travail.
Condition de ressources
Pour pouvoir bénéficier de l'ATA, le demandeur doit justifier de revenus inférieurs au montant forfaitaire servant de base au calcul du RSA.
Condition de recherche d'emploi
Les apatrides, les anciens détenus et les travailleurs salariés expatriés doivent être inscrits en tant que demandeurs d'emploi.
La demande d'ATA doit être déposée auprès de l'agence Pôle emploi dont dépend le domicile du demandeur.
Le dossier du demandeur doit contenir :
le questionnaire fourni par Pôle emploi complété,
ses justificatifs de ressources,
ses coordonnées bancaires,
les pièces permettant de justifier du statut au titre duquel il demande l'Ata (demandeur d'asile, bénéficiaire de la protection temporaire ou subsidiaire, apatride, ancien détenu, etc.)
La durée de versement de l'ATA varie selon les catégories de bénéficiaires :
pour les demandeurs d'asile, l'ATA est renouvelée tous les mois jusqu'à la décision définitive d'acceptation ou de refus du statut de réfugié, sous réserve que les conditions de ressources soient toujours remplies,
pour les bénéficiaires de la protection temporaire, les bénéficiaires de la protection subsidiaire et les titulaires d'une carte de séjour "vie privée et familiale" ayant déposé plainte ou témoigné dans une affaire de proxénétisme ou de traite des êtres humains, l'ATA est versée tant que la protection temporaire ou subsidiaire est accordée ou durant toute la période de validité de leur carte de séjour,
pour les autres catégories de bénéficiaires (apatrides, anciens détenus et salariés expatriés) l'ATA est versée pendant 12 mois maximum, sous réserve que les conditions de ressources et de recherche d'emploi soient toujours remplies.
Pour chacune des catégories concernées, le droit à l'ATA ne peut être ouvert qu'une fois.
Le versement de l'ATA est interrompu dans les cas suivants :
l'autorisation provisoire de séjour n'est pas reconduite,
le droit à la protection temporaire est interrompu,
l'allocataire, soumis à l'obligation de recherche d'emploi, n'a pas présenté son nouveau titre de séjour à Pôle emploi en temps voulu,
décès de l'allocataire,
l'Ofpra a rendu une décision définitive de rejet de la demande d'asile,
le demandeur d'asile s'est vu proposer un hébergement dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA), qu'il ait accepté ou non cette proposition.
Dès que la décision définitive est prononcée, le versement est interrompu à la fin du mois suivant cette décision.
Lorsque le bénéficiaire de l'ATA avait repris une activité professionnelle et que celle-ci cesse, la reprise du versement de l'ATA est possible à condition que les droits au bénéfice de l'ATA ne soient pas épuisés.
Dans ce cas, le reliquat des droits du bénéficiaire est versé :
dès la fin du contrat, s'il ne peut bénéficier des allocations de retour à l'emploi (ARE),
ou à l'issue de ses droits au bénéfice de l'ARE.
La reprise des droits doit intervenir dans les 4 ans qui suivent la date d'admission à l'ATA.
Les allocations perçues à tort sont récupérées par retenues sur le montant des allocations à venir ou par remboursement selon un échéancier arrêté avec Pôle emploi.
Les sommes indûment perçues ne sont pas dues lorsque le montant est inférieur au montant journalier de l'ATA.
L'ATA peut être cumulée avec des revenus d'activité pendant 12 mois maximum, à condition que l'activité soit d'une durée inférieure à 78 heures / mois.
Si cette condition est remplie :
|
Revenus mensuels |
Montant de l'ATA du 1er au 6ème mois |
Montant de l'ATA du 7ème au 12ème mois |
|---|---|---|
|
Jusqu'à 760,50 € |
L'ATA est versée en intégralité |
Une somme équivalant à 40 % du revenu brut d'activité est déduite du montant des allocations |
|
Supérieurs à 760,50 € |
Le montant de l'ATA est réduit de 40 % de la part du revenu brut d'activité qui excède 760,50 € |
Une somme équivalant à 40 % du revenu brut d'activité est déduite du montant des allocations |
Projet
de loi concernant les conditions des hospitalisations en chambres
particulières :
Un
forfait journalier de 45 euros sera facturé aux patients désirant
obtenir une chambre individuelle. Pourquoi
pas ? le confort a un prix, décision qui me parait logique.
SAUF
QUE : en seront exonérés les bénéficiaires de la CMU et de
l'
assistance médicale gratuite (AMG) dont bénéficient tous les
étrangers qui viennent en France se faire soigner !!
Je n'y
croyais pas, mais il existe bien une médecine à 2 vitesses... les
Français, laborieux, silencieux, honnêtes, imposables à souhait...
devront se contenter de salles communes.
Les
fainéants, les chômeurs volontaires, les étrangers, les immigrés,
les menteurs (auteurs de fausses déclarations, et ils sont nombreux) pourront bénéficier de chambre individuelles, aux
frais de ceux qui croulent sous les impôts, dont la CSG et le RDS.
A faire circuler et à méditer !