Le chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier, estime que « la France reste une cible privilégiée d'Al-Qaida », dans un entretien mercredi 11 juin au Figaro. « D'abord parce qu'elle prône une laïcité qui refuse toute forme d'ostentation religieuse, que nos soldats sont engagés au Mali et encore en Afghanistan et, enfin, que l'intervention en Centrafrique est brandie de façon extravagante comme une croisade de l'Occident chrétien contre le monde musulman », affirme l'ancien patron de la brigade criminelle.
Selon Loïc Garnier, « pour l'heure, la menace n'est pas imminente, même si les prévisions en la matière sont toujours incertaines… ». Mais il tient cependant àrappeler sur RTL que « certains jeunes individus, des djihadistes européens, parmi lesquels figurent des Français, sont pris en charge par des cadres d'Al-Qaida qui les entraînent dans le but de mener des attentats en Europe ». « Pour cela, ils vont recruter des jeunes linguistiquement compatibles avec les pays visés, et qui sont les plus aptes psychologiquement à se noyer dans unepopulation occidentale. », explique-t-il.
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Certains de ces aspirants au djihad sont déjà revenus, avec l'intention d'ycommettre des actes terroristes. « Sans la vigilance de nos services, il y aurait eu des actes extrêmement graves commis sur le territoire français », assure Loïc Garnier sur RTL. C'est pourquoi ces jeunes font l'objet d'une surveillance accrue. Mais leur nombre est tel que les contrôler tous est très compliqué. « Poursurveiller une personne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, cela suppose une vingtaine de fonctionnaires. Donc si vous multipliez avec le nombre d'individus “potentiellement surveillables”, c'est impossible, estime le chef de l'Uclat. Il faut donc faire des priorités et affecter les moyens sur les individus les plus dangereux. »
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Tuerie de Bruxelles: le suspect, son profil djihadiste, sa vidéo
Les suites de la fusillade dans le musée juif de Bruxelles, et l'enquête se focalise désormais sur Mehdi Nemmouche. Cet homme de 29 ans pourrait être l'auteur de la tuerie commise il y a une semaine et qui a fait 3 morts et un blessé grave. Ce Français, originaire de Roubaix, était connu des services de police. Il a été plusieurs fois emprisonné dans des affaires de délinquance. Il a été arrêté vendredi à Marseille, à sa descente d'un car en provenance de Bruxelles. Dans ses affaires, les enquêteurs ont trouvé des armes semblables à celles ayant servi dans la capitale belge. Et puis, ils ont mis la main sur une vidéo. 'Dans ce film, a expliqué François Molins, le procureur de la République de Paris, l'auteur du film n'apparaît pas à l'image mais sa voix semble être celle de Mehdi Nemmouche. Cette voix commente les images en expliquant que cette vidéo est réalisée car l'enregistrement en direct de la fusillade du musée juif de Bruxelles par la caméra GoPro n'a pas fonctionné'. C'est lors d'un de ses passages en prison que l'homme se serait rapproché de la mouvance islamiste radicale. Une fois libéré, il s'est rendu pendant plus d'un an en Syrie aux côtés de groupes djihadistes. Interrogé sur le sujet, le président français François Hollande a assuré que la France '(faisait) tout pour que ces djihadistes (...) puissent être suivis et qu'ils puissent être empêchés de nuire là où ils sont, notamment lorsqu'ils reviennent en France ou en Europe'. Mehdi Nemmouche a été placé en garde à vue pour assassinat et tentative d'assassinat ainsi que pour détention et transport d'armes, en lien avec une entreprise terroriste. La justice belge a lancé un mandat d'arrêt européen en vue de l'extradition du suspect.
On dénombre « environ huit cent cinquante djihadistes français potentiels, dont trente et un sont [morts] et certains ont pris la route du retour ». « Aujourd'hui en France, plusieurs centaines de gens potentiellement dangereux ou exprimant des velléités de départ vers le djihad sont sous surveillance », précise M. Garnie









