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Abdallah Boumezaar

   

Chers amis,

Un gendarme vient de nous  écrire. Il réagit au meurtre de deux de ses collègues par un multirécidiviste à  Collobrières.

Il faut lire son texte  jusqu’au bout, c’est un témoignage exceptionnel, en intégralité ci-dessous. Car  le meurtrier n’aurait jamais dû être en liberté : si la peine plancher  avait été prononcée, deux femmes, deux gendarmes seraient encore en vie  aujourd’hui.

Laurence Havel

                                                            ******                   

Bonsoir à  tous les membres de l’association ainsi qu’à ceux qui font qu’elle existe.

Je  souhaitais évacuer l’immense peine qui m’envahit depuis l’annonce du décès de  mes deux collègues féminins gendarmes.

Je ne peux  m’empêcher d’être en colère et d’avoir le goût du sang dans la bouche. Il n’y a  plus aucune limite chez cette partie de la population qui semble avoir acquis  ses valeurs dans un univers virtuel ; mais tellement réel pour les  familles de leurs victimes !

J’apprends  que Abdallah Boumezaar pourrait être mis en examen avec sa compagne. Il  était incarcéré jusqu’au mois de septembre dernier ! Il s’agit d’un  multirécidiviste incontrôlable qui bénéficie de l’abandon d’une justice étouffée  par un pouvoir politique bien-pensant ! Quel est l’intérêt d’une  information judiciaire face à de tels actes ? Demander à  des gendarmes d’auditionner des membres de sa famille afin de pouvoir  dire que c’est un adulte qui a connu une enfance difficile ? Lui trouver  des circonstances atténuantes ou un début d’explication à son acte  barbare ? Dépenser une fois de plus l’argent du contribuable pour influer  sur la décision de la cour d’assises ? Connaître, à travers des expertises  et contre-expertises, les angles de pénétration des balles avec lesquelles il a  tué les gendarmes ? Avec un peu de chance les délais des expertises  lui permettront de ressortir avant son jugement et de pouvoir fuir ; voire  faire de nouvelles victimes pour devenir une star du petit écran !

Le ministre  de l’intérieur nous explique que la nation va rendre hommage à nos deux  collègues décédées alors que dans le même temps M. HOLLANDE souhaite abolir les  peines plancher qui « sont contraires au principe de l'individualisation  des peines». La justice publique est venue brider la justice privée en lui  promettant d’être dissuasive et de protéger l’individu. Où en sommes-nous  aujourd’hui ? 90€ pour un dépassement de 6 km/H en agglomération  avec un système de recouvrement plus onéreux que la créance et une violence  galopante épargnée par un pouvoir condescendant...

Je suis chef de groupe enquêteur en unité de recherches au  sein de la gendarmerie nationale (l’Institut pourra relayer vos  messages car je me suis clairement identifié auprès de lui et il a pu vérifier mon appartenance à l’institution). Je sors de mon  devoir de réserve et de mon anonymat pour crier ma colère. Je suis âgé de 40  ans et cela fait maintenant 18 ans que j’accompagne les victimes. Je me suis  investi corps et âme durant plusieurs années de mon existence pour mon métier  et au détriment de ma famille. Je ne regrette aucun de ces moments offerts aux  victimes et à leur famille. Aujourd’hui je ne me reconnais plus dans ce système  régenté par les statistiques et qui permet aux délinquants de faire partie du  paysage audiovisuel entre deux sujets d’information au journal télévisé ;  quand ce n’est pas entre deux publicités !

Nos  représentants ont le devoir de nous protéger des prédateurs qui menacent la  cité. Je me tourne vers chacun d’entre vous messieurs et mesdames nouvellement  élus. Rappelez-vous que vous avez promis de défendre les intérêts et de  garantir les droits de chacun de vos concitoyens. Comment pouvez-vous tolérer  et permettre de telles choses qui durent maintenant depuis de si nombreuses  années ! Les policiers et les gendarmes sont-ils en  guerre ? Doivent-ils mener le combat de la paix publique seuls ? Ne  serions-nous pas en droit de brûler des voitures ou des containers à poubelles  pour être entendus à notre tour ? Est-ce ainsi que vous apportez votre  soutien aux garants des libertés individuelles ?

Je croise  les doigts régulièrement pour que l’un de mes proches ne soit pas victime d’un  tel individu car je sais que cela aura pour conséquence de m’anéantir. Dois-je  prendre les armes pour protéger ceux qui me sont chers ?

Je crains  malheureusement que notre justice ne soit de plus en plus défaillante dans les  années à venir. J’invite donc toute personne, qui aura pris connaissance de ce  mail, à rejoindre l’Institut pour la justice et à inviter les membres de son  entourage à faire de même.

Ma colère  et mon inquiétude ne sont malheureusement pas apaisées à l’issue de ce message  mais mes pensées vont aux proches de mes deux collègues décédées.

Je laisse  ce texte à la pertinence de l’Institut qui pourra en faire l’usage le plus  opportun à ses yeux.

Un citoyen qui veut croire

***

Vous aussi, vous pouvez agir  en transmettant ce message à tous vos contacts et en signant nos pétitions  adressées aux pouvoirs publics.

Si vous n'avez pas encore participé à notre grand référendum sur la Justice, faites-le dès maintenant en cliquant ici. Nous avons créé une vidéo spéciale sur les dysfonctionnements les plus révoltants de la Justice (ici).

Il y a quelques jours, nous  avons rassemblé plus de 260 000 signatures contre le laxisme de la justice  des mineurs. Si vous n’avez pas encore signé la pétition, vous pouvez le faire en   cliquant ici.

Et pour ceux qui souhaiteraient  adhérer ou faire un don à l’association, merci de cliquer ici.

                    Avec tous mes remerciements pour votre action. Ensemble, nous pouvons faire la  différence.

Pour les victimes. Pour nos  enfants et nos petits-enfants.

                      Laurence Havel
                      Secrétaire nationale de  l’Institut pour la Justice

Institut pour la Justice

Institut pour la Justice - 140 bis, rue de Rennes - 75006 Paris
www.institutpourlajustice.com - www.publications-justice.fr

Si vous ne désirez plus recevoir  notre lettre d'information, cliquez-ici                                                                                                                                                    

Communiqué du Bloc Identitaire : es deux gendarmes tuées dans le Var sont victimes du laxisme judiciair

Les deux gendarmes de Pierrefeu-du-Var ont sacrifié
leur vie pour honorer leur devise.

Oui, mais ces deux vies auraient pu être épargnées !

 

 

Communiqué du Bloc Identitaire :

Les deux gendarmes tuées dans le Var sont victimes du laxisme judiciaire

 

Les deux gendarmes tuées dimanche soir dans le Var pourraient encore être auprès des leurs si les juges de notre pays en finissaient avec leur complaisance envers les délinquants et criminels.

L'adjudant de gendarmerie Alicia Champlon (29 ans) et la maréchale des logis chef Audrey Berthaut (35 ans, mère de deux enfants) ont été abattues par Abdallah Boumezaar, connu pour des faits de violence et déjà incarcéré en 2002 pour trafic de drogues.

Or, Abdallah Boumezaar comparaissait mercredi dernier devant le Tribunal Correctionnel de Toulon pour des coups portés sur sa propre mère. Alors qu'une peine plancher (au vu de ses condamnations précédentes) de deux ans d'emprisonnement aurait dû être appliquée, les juges ne lui ont infligé qu'une peine de sursis.

Malgré son lourd passé et sa dangerosité attestée, des juges ont donc décidé de laisser Abdallah Boumezaar libre. Libre de tuer deux gendarmes seulement quatre jours à peine après son procès. Ces juges et l'incurie totale de nos institutions judiciaires portent une lourde responsabilité dans ce drame, comme dans tant d'autres malheureusement.

Si notre justice fonctionnait correctement, Abdallah Boumezaar aurait été derrière les barreaux. Si notre justice fonctionnait correctement, deux petites filles de 5 et 13 ans ne pleureraient pas leur maman.

 .

 


Vous pouvez adresser vos messages de soutien à la brigade de gendarmerie de Pierrefeu-du-Var ici :
: cob.pierrefeu-du-var@gendarmerie.interieur.gouv.fr

 

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