En face, l’islam est une religion belliqueuse et conquérante. Dès l’origine, l’islam s’est propagé à coups de cimeterres. Le terme « musulman » signifie soumis à Dieu. La loi coranique est la vérité suprême. Aujourd’hui, avec le printemps arabe, les idéalistes sont aux anges. Ils affirment que les musulmans se convertissent aux principes démocratiques occidentaux. Mais ils ne prévoient pas que les Arabes vont voter pour des partis islamistes. Ceux-ci n’ont pas l’intention d’instaurer des démocraties. Ils veulent des théocraties. La démocratie sera confisquée ; comme en Iran où il faut l’aval d’un comité religieux pour se présenter à une élection. Les idéalistes vivent la même illusion que les pacifistes au lendemain de la signature des accords de Munich. Ceux-ci semblaient être la promesse d’une paix durable en Europe. Des auteurs comme Laurent Artur du Plessis (Islam-Occident : la guerre totale) ou Enyo (Anatomie d’un désastre : l’Occident, l’islam et la guerre au XXIe siècle) ont développé les raisons historiques, démographiques, politiques, culturelles, religieuses ou économiques qui concourent à l’affrontement des deux civilisations. Ces analyses sont intéressantes et pertinentes. Néanmoins, dans mon livre (La richesse de l’Occident), j’avance une idée simple : il ne peut pas y avoir indéfiniment cohabitation entre des systèmes contradictoires. L’Occident promeut la démocratie et l’islam la théocratie. Cette contradiction ne peut que s’aggraver avec l’intensification des échanges. Les pays musulmans ont des touristes et des hommes d’affaires chez eux tandis qu’une immigration de peuplement arrive dans les pays occidentaux. Les frictions et les heurts ne peuvent que croître. La lutte finale promise entre communisme et capitalisme se jouera entre l’Occident et l’islam. Toutefois, cet affrontement n’est pas imminent. Il faut d’abord que des républiques islamiques s’installent au sud de la Méditerranée. Quand les acteurs seront sur scène alors la représentation pourra commencer ! MADRID - Six pays musulmans financent des communautés islamiques en Espagne, parfois dans le but de les contrôler et presque sans discernement. Les fonds qu’ils envoient tombent souvent dans les mains d'organisations radicales ou d’individus sans scrupules.
Un rapport secret adressé le 16 mai par le directeur du Centre national du renseignement (CNI), le général Felix Sanz Roldan, aux ministres des Affaires étrangères et de la défense analyse avec alarme le financement et les aides fournis par l'Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Émirats Arabes Unis (EAU), la Libye et, surtout, le Maroc, aux musulmans en Espagne dont le nombre dépasse 1,2 million.
«Les conséquences du financement dérivent dans des attitudes négatives pour la connivence telles que l'émergence de ghettos et de sociétés parallèles, des tribunaux et des polices islamiques en marge de la législation en vigueur, le manque de scolarisation des filles, les mariages forcés, etc,» signale le rapport du CNI publié hier par le journal espagnol El Pais.
«Il y a un contrôle insuffisant des flux financiers qui sont les donations et aides fournies par d’autres pays à la communauté islamique en Espagne (...)", avertit le chef des services secrets espagnols. «Il est nécessaire que les pays donateurs soient pleinement conscients des risques du financement des demandes individuelles."
Pour essayer de sensibiliser les deux hauts fonctionnaires des affaires étrangères et de la Justice –l’ambassadeur spécial Damaso de Lario et le directeur de la Fondation pour le pluralisme et la Connivence, José Manuel López Rodrigo-ont effectué au début de Juin une tournée dans trois pays du Golfe (Koweït, Émirats arabes unis et Oman), et après le Ramadan, ils avaient prévu de se rendre en Arabie Saoudite et au Qatar.