• un pas de plus dans l'Europe

    Ce fut sans doute le point le plus important de son discours de politique générale prononcé ce mardi à l’Assemblée nationale : en proposant la réduction « de moitié » des régions (pour 2017) et la suppression des départements (à l’horizon 2021), Manuel Valls veut visiblement accélérer le processus de démantèlement des États-nations voulu par l’Union européenne et les États-Unis.

    Ah ça oui, il a toujours le mot « République » à la bouche. Cela aurait dû nous interroger. Parce que la République, le nouveau Premier ministre veut la faire exploser.

    Jetant d’emblée à la poubelle l’identité historique des régions, il annonce la suppression de la moitié d’entre elles ! Sur quels critères ? On imagine sans peine l’incroyable levée de boucliers dans tout le pays… Quant à la suppression des départements, cette horrible anomalie française qui ne correspond pas au rêve d’une Europe allemande, Manuel Valls fait le choix de revenir sur 200 ans d’histoire.

    Les départements, imaginés par Louis XVI, créés par la Révolution, appliqués par Napoléon, sont une œuvre absolument française, toute de rationalité. L’objectif était que le pouvoir (le chef-lieu) soit au maximum à une journée de cheval de n’importe quel administré. La France achevait ainsi son unité, dont Louis XIV le centralisateur avait jeté les premières bases. Le département, c’était la fin des régions trop fortes aux tendances séparatistes. Un Epagnol, pourtant, ça devrait comprendre ça !

    Avec la création de grandes euro-régions, soutenue la bave aux lèvres par les Khmers Verts, le gouvernement va faire exactement le chemin inverse ! Comme l’écrit Le Monde ce mercredi : « L’objectif est de doter ces territoires d’une taille proche du modèle des “Länder” allemands. » Dans le même quotidien, on peut lire que « le président de l’Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton (PS), s’est dit “abasourdi” par la proposition faite par Manuel Valls. » Il dénonce la « brutalité » de la méthode et demande des« explications » au Premier ministre.

    Pour la fusion des régions, la méthode Valls sera musclée, car après une phase basée sur le volontariat, ce sera le coup de trique en cas de refus : « En l’absence de propositions, après les élections départementales et régionales de mars 2015, le gouvernement proposera par la loi une nouvelle carte des régions, laquelle sera établie pour le 1er janvier 2017. »

    Le Premier ministre, pour être complet, a aussi parlé d’une « nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie » qui « entrera en vigueur au 1er janvier 2018 ». Là aussi, il s’agit d’en finir avec les petites communes françaises, leur clocher, leur mairie-école et toutes ces choses qui marquent notre identité nationale, chrétienne et républicaine. L’Europe allemande, jawohl, Herr Valls !

     


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