• Sonnons l'Hallali

     

    Quand un sanglier dévaste des cultures, on s'empresse de faire une Battue.

    Quand des Islamistes ne respectent pas notre Culture; Déclarons : la chasse ouverte

                            Sonnons l' hallali

     

    Les assassins de la rue Nicolas-Appert ont appliqué aux journalistes de Charlie hebdo les lois d’un pays qui n’était pas le leur et leur ont fait payer le crime de blasphème qui n’existe pas plus dans notre Code qu’il n’existait dans leur esprit. Comment un athée pourrait-il blasphémer ce qui, selon lui, n’existe pas ?

    La République n’interdit aucune religion, mais n’en cautionne aucune. Elle les tolère et les ignore toutes, du fait qu’elle les a exclues de la sphère publique et réservées à la sphère privée. Tel est le contrat social sur lequel nous vivons depuis plus de cent ans et qui a fait régner la paix sur ce qui fut si longtemps le champ des pires batailles. Remettre en cause ce contrat, c’est s’attaquer à la liberté et à la laïcité, piliers porteurs de notre démocratie et de notre République, c’est s’attaquer à la France. Est-ce cela, que vous vouliez ?

    Il faut bien admettre qu’il n’y a plus de dialogue possible dès l’instant qu’à cette occasion la réponse est « oui ».

    L'émotion se dilue, les manifestations se dispersent. Chacun y va de son analyse, de son diagnostic et de ses remèdes. Dans la précipitation, le gouvernement fait monter ce qui lui reste d’armée en première ligne pour protéger l’espace public et les cibles privilégiées du terrorisme islamiste que sont  les synagogues et les écoles de confession juive. Certains politiciens proposent sans la moindre réflexion un « Patriot Act » à la française. D’autres s’empressent de répondre aux provocations de Dieudonné, par ailleurs poursuivi par le parquet pour apologie du terrorisme. L’avocat de Charlie affirme que le journal continuera à se moquer des religions. Il faut pourtant éviter qu’après la semaine tragique, la France ne retourne à la confusion mentale qu’elle subit depuis des années.

    Le grand mouvement d’union nationale vécu dimanche ne doit pas seulement être un hommage aux victimes, ni une célébration platonique de la liberté d’expression. La France ne doit pas laisser retomber la vague. Elle ne doit surtout pas accepter de la voir se réduire à un clapotis favorable à un gouvernement, à une oligarchie lourdement responsables de la situation du pays.

    Les Français doivent prendre conscience que leur pays est en guerre, comme les Américains l’avaient compris au lendemain du 11 septembre. La priorité consiste à désigner clairement l’ennemi. Lors des attentats de Madrid, le 11 mars 2004, le gouvernement de droite espagnol avait d’abord accusé l’ETA, afin de masquer le lien entre la présence militaire en Afghanistan et en Irak et les 200 victimes de l’action terroriste. Cette manœuvre lui avait perdre les élections, et le gouvernement socialiste, avec une grande lâcheté, s’était empressé de retirer ses troupes d’Irak, encourageant ainsi le terrorisme.  L’attaque américaine contre l’Irak était, d’ailleurs aussi, une erreur de cible, un amalgame volontaire entre l’islamisme responsable de l’attentat de New York et le nationalisme arabe des baasistes de Bagdad. De la même façon, les gouvernements socialistes français ont entretenu sciemment la confusion. Lors des attentats des années 1980, rue Copernic puis rue Marbeuf, le présumé coupable était, selon lui, l’extrême droite. Il s’agissait en fait de groupes liés au nationalisme arabe, soutenus par l’URSS, et farouchement antisionistes. Aujourd’hui, il est clair que l’ennemi n’est pas l’extrémisme ou le fondamentalisme en général. C’est l’islamisme radical et les réseaux qui le répandent : Al-Qaïda, l’État islamique, Boko Haram, etc. La guerre civile déclenchée et soutenue contre Bachar el-Assad en Syrie, et le régime baasiste de Damas, se trompe de cible avec 20 ans de retard.

    Dans une guerre, il faut aussi savoir choisir ses alliés. La Turquie et certains pays du Golfe, le Qatar en particulier, concourent de manière au moins indirecte à la propagation du djihadisme. Les États-Unis ont une politique confuse et timorée qui cache un machiavélisme égoïste sous le manteau de l’humanisme. Il est temps de le dire. Quant aux Européens, leur présence et leur détermination dans cette lutte sont pour le moins insuffisantes. On préférerait, aux embrassades de Mme Merkel, une action de la puissante Allemagne à nos côtés.

    Dans une guerre, il faut encore définir et rassembler des moyens. Plus nombreux, plus disséminés, plus imprévisibles, ces nouveaux terroristes posent deux énormes problèmes à nos démocraties : d’abord, celui, quantitatif, des moyens, en hommes, notamment pour protéger le territoire et la population ; ensuite, celui, qualitatif, de l’équilibre entre la sécurité et la liberté, pour la circulation des personnes, pour leurs communications et pour l’expression de leurs idées. On voit dans la profusion des propositions récentes combien ce chantier est considérable et entièrement miné. Le rassemblement du 11 janvier après les opérations réussies de la gendarmerie et de la police était une mobilisation au sens fort du terme pour une guerre qui ne fait que commencer.





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