• SE VEUT ELLE RASSURANTE ?

    Marine Le Pen ne croit pas au Grand Remplacement ?

    Marine Le Pen: Nous allons faire souffler un vent frais dans cette assemblée endormie » - YouTube thumbnail
    Le 7 novembre 2014
    Le Grand Remplacement n'est pas un « fantasme racialiste » - n'en déplaise à Gaëtan Dussausaye - mais un changement de civilisation bien réel.

    Dans un entretien avec le JDD, ce 2 novembre, Marine Le Pen parle de « concept » et de « vision complotiste » en évoquant le terme de « Grand Remplacement », qu’elle réfute catégoriquement.

    Elle n’adhère pas davantage à la thèse du « plan établi ». C’est surprenant et même très contrariant de la part d’une candidate qui se prépare à endosser l’habit de chef d’État.

    Madame Le Pen le dit, pourtant : l’immigration, depuis trente ans, est utilisée par les milieux financiers pour peser à la baisse sur les salaires, elle constitue un réservoir électoral, en substitution de la perte de l’électorat ouvrier ; cela ne fait aucun doute, ni pour Mme Le Pen, ni pour les citoyens, de plus en plus nombreux à le subir ou simplement à le constater. En effet, en novembre 2013, pour un sondage IFOP, 73 % des employés et 80 % des ouvriers disaient ressentir une « préférence immigrée ».

    L’immigration massive, pourtant accréditée par madame Le Pen, ne relèverait pas d’un plan alors que ses conséquences démographiques – compte tenu des taux de natalité observés chez les femmes maghrébines et africaines – sont parfaitement prévisibles ?

    En outre, les récentes mesures de politique familiale à l’encontre des familles françaises, et particulièrement de celles appartenant à la classe moyenne, ne visent-elles pas, elles aussi, au remplacement de population ?

    Décourager les familles françaises de faire des enfants laisse soupçonner des desseins inavouables. Et Marine Le Pen, non seulement n’y aurait jamais réfléchi, mais désavoue ce que constatent quotidiennement de plus en plus de citoyens : la raréfaction des Français de souche dans des zones de plus en plus vastes ? Le déni du FN quant aux visée politiques de l’accroissement sans précédent de populations allogènes nous laisse cois.

    En effet, si le Front national n’est pas en mesure d’analyser rationnellement les conséquences démographiques de  l’immigration massive sciemment perpétrée par les élus UMPS depuis 40 ans, comment serait-il capable de prévoir… et, en conséquence, de gouverner ?

    Ennuyeux, donc, que Marine Le Pen occulte des arrière-pensées économiques ouvertement exprimées. En 2011, Karine Berger et Valérie Rabault, deux économistes interviewées par La Tribune, affirmaient que pour pallier le vieillissement de sa population, la France, d’ici 2040, avait besoin de 10 millions d’immigrés. En 2014, l’OCDE préconise, elle aussi, l’immigration comme solution au vieillissement de l’Europe.

    Le Grand Remplacement n’est pas un « fantasme racialiste » – n’en déplaise à Gaëtan Dussausaye – mais un changement de civilisation bien réel. Comme le multiculturalisme, qui vise à rendre minoritaires dans leur propre pays les populations autochtones.

    Marine Le Pen, en jetant l’anathème sur une partie de son électorat de base – les identitaires –  espérerait elle ainsi accéder à une respectabilité digne de l’UMP et du PS ?

     


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