• retour au bled

    Vous savez ce qu’elle vous dit, la France rance ? Non ? Vraiment ? Écoutez bien, écoutez mieux ! Tendez l’oreille : elle vous le dit cinq mille fois par jour en ce moment et même, parfois, jusqu’à vingt mille fois dans la même journée, cette France, hier moisie aujourd’hui rance, que vous détestez tellement ! C’est la France de E à Z, d’Éric à Zemmour, et chaque exemplaire acheté de son livre vous est une gifle cinglante, un camouflet définitif, un soufflet libérateur en réponse à votre mépris et à votre insupportable morgue.

    J’appartiens à cette France, à ce peuple que vous injuriez quotidiennement, à qui vous accolez sans cesse de nouvelles et insultantes épithètes et je ne supporte plus ces offenses répétées. Nous sommes la France d’hier et de demain, redevenue elle-même quand elle se sera enfin débarrassée de vous et de ces millions de parasites que vous lui avez imposés pour mieux la faire disparaître en la noyant sous le nombre. Mais pour qui vous prenez-vous donc pour nous outrager ainsi, médiocre Premier ministre d’un gouvernement de pacotille, matamore d’opérette et Français de surface, faux Clemenceau mais vrai tigre de papier, aux dents longues et à l’ambition sans âme ?

    Et vous, les plumitifs de Libération ou d’ailleurs, journaleux formatés pour servir la machine de propagande de la pensée unique, vous qui occupez tous les organes de presse depuis plus de quarante ans, perpétuant ainsi un coup d’état médiatique permanent, que croyez-vous être de plus ou de mieux que nous ?

    Et tous les autres, comiques encartés, acteurs indifférenciés, pseudo-artistes normalisés, vedettes fonctionnarisées qui exhibez sans vergogne à tous les micros et sur tous les plateaux de télévision votre pensée moutonnière, nivelée, uniforme, sans relief et sans sel, de quel droit vous permettez-vous d’insulter tout un peuple que vous haïssez mais qui, soyez-en sûrs, vous le rend bien ?

    Nous sommes ce peuple français qui plonge ses racines dans quinze siècles d’Histoire quand vous vous obstinez à beugler votre imbécile profession de foi : « Du passé, faisons table rase… ».

    Vous trouvez notre odeur nauséabonde, mais c’est celle de notre terre, de notre sol où sont nés nos prestigieux aînés, nos glorieux ancêtres devenus des ombres chères qui nous accompagnent encore aujourd’hui, qui vivent dans nos mémoires et dont la lumière continue d’éclairer nos vies comme celle des astres morts nos nuits…

    Que vous soyez nés – ou non – sur notre sol n’y change rien ! Être Français ne peut résulter du simple hasard géographique de la naissance. C’est un sentiment profond d’appartenance, c’est l’adhésion à une Histoire commune, à une identité qui s’est forgée au fil des siècles et dans laquelle nous nous reconnaissons pleinement, c’est une religion avec la Patrie pour seule divinité. Et de patrie, comme de mère, nous n’en avons qu’une ! On ne peut être à demi Français ou Français à temps partiel et le patriotisme n’est pas à géométrie variable. Il coule dans nos veines, il nous habite et nous nourrit, il gonfle notre poitrine à l’écoute de la Marseillaise ou du Chant du Départ, il nous monte à la gorge quand retentit la sonnerie aux Morts qui fait écho au sacrifice de tant de nos aïeux…

    Vous détestez cette France-là sans réaliser qu’elle est la seule, qu’il n’y en a pas d’autre et que, malgré tous vos efforts depuis plus de quatre décennies, vous n’avez pas réussi à la faire disparaître. Vous perdez vos nerfs à mesure que vous prenez conscience de votre échec à l’anéantir totalement et la couvrez de crachats et d’injures alors qu’elle vous nourrit si grassement et depuis si longtemps. Vous n’avez même pas la reconnaissance du ventre, vous n’avez même pas la gratitude des chiens !…

    Vous nous croyiez endormis, anesthésiés par votre poison idéologique et vous constatez que nous nous réveillons en plein milieu de l’opération au cours de laquelle vous aviez prévu de nous occire. La faute à qui ? A Zemmour, bien sûr, et à ses trompettes de Jéricho qui feront bientôt s’abattre les murailles de vos certitudes ! Adieu, alors, aux Caron, BHL, Plenel, Cohn-Bendit et consorts : « Le vent a dispersé les cendres de Bendit », chantait Nougaro, prémonitoire, il y a bien longtemps (Paris mai).

    « La branche a cru dompter ses feuilles, mais l’arbre éclate de colère.

    Ce soir, que montent les clameurs. Le vent a des souffles nouveaux, au royaume de France. » (Caradec, Mai 68)

    Les mots, les chansons de Mai 68 vont maintenant se retourner contre les néfastes idées d’alors, qui nous auront fait tant de mal en si peu de temps ! Il aura fallu un demi-siècle pour que notre pays, pour que notre peuple se ressaisisse. Mais il arrive un jour où les Français se réveillent de leur torpeur et où les veaux se transforment en lions ; les petits marquis de l’orthopensée et les chiens de garde (suisses) du régime feraient bien de tourner casaque ou de vite détaler avant de se retrouver accrochés à nos lanternes : à trop vouloir faire du passé table rase, ils ont fini par oublier les leçons de l’Histoire et nous pourrions bien les leur rappeler de fort vigoureuse façon !

    « Soyez réalistes, demandez l’impossible ! », scandaient les soixante-huitards qui avaient connu une école où l’on apprenait encore à maîtriser sa langue. Les politiciens corrompus qui nous gouvernent et leurs experts stipendiés nous affirment aujourd’hui qu’il est impossible de sortir de l’euro et de l’Union européenne…

    Rétablir nos frontières : impossible !

    La remigration vers leurs contrées d’origine des millions de corps étrangers qui détestent notre pays et en rejettent les lois et les traditions : impossible !

    La souveraineté et la grandeur recouvrées, enfin, de la France éternelle : impossible !

    Soyons réalistes : demandons l’impossible ! Et nous ne serons nullement isolés en Europe, comme le disent les traîtres de la République ; nous serons, une nouvelle fois dans notre Histoire, l’avant-garde et le modèle des autres peuples qui rêvent, eux aussi, de liberté et d’identité reconquises et prouverons au monde entier qu’impossible, décidément, n’est pas français

    Ils nous accusent d’être déclinistes, pessimistes, défaitistes. Mais qui nous répète, à longueur d’antenne, que nous ne sommes plus rien sans l’Europe, sans l’OTAN, sans les USA, sans la mondialisation heureuse et l’ouverture des frontières à une immigration censée nous assurer des lendemains qui chantent (même si c’est dans une autre langue que la nôtre…) ? Qui donc tient ce discours de l’impuissance et du renoncement ? Qui sont les funestes « Père(s) la Défaite » contemporains qui nous ont menés à la ruine et au désespoir ?

    Bien au contraire, l’espoir aujourd’hui est zemmourien ! En l’insultant, en nous insultant quotidiennement, ils démontrent qu’ils commencent à douter, grâce à quelques voix fortes qui rencontrent un écho grandissant, grâce à l’internet qui échappe (encore) à leur contrôle, grâce à la mémoire collective d’une nation qu’ils n’ont pas réussi à effacer, grâce, enfin, à un peuple de vieille souche devenu ombrageux sous l’outrage et qui commence à gronder…

    Moisie la France ? Rance, nauséabonde, recroquevillée ? Allons donc ! Elle n’a jamais été aussi verte, aussi vigoureuse, aussi combative ! Elle est gorgée de sève et de jeunesse tandis que des greffons étrangers qui n’ont pas pris sur notre arbre national, rameaux desséchés s’apprêtant à tomber, s’imaginent encore pouvoir la mettre à bas !

    La France n’est pas de ces chênes qu’on abat et elle ne rompra pas sous le souffle mauvais d’une époque dévoyée au profit de quelques roseaux mal pensants.

    Alors, Matamore Valls, vous savez ce qu’elle vous dit la France rance ?…

    Cambronne, réveille-toi : il y a des coups de pied occultes qui se perdent !

    Et toi aussi, grand Charles, pour chanter avec nous le cher pays de notre enfance :


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