• Réquisition : on se croirait sous l'occupation

     Pendant que les directives Européennes nous instruisent sur le sexe des Anges des millions de Français n'ont ou n'auront plus de quoi se mette à l'abris cet hiver

    À des degrés divers, ce serait en France 10 millions de personnes – sur une population de 65 millions – qui seraient touchées.

    La publication, ce vendredi, du 19e rapport annuel de la fondation Abbé-Pierre sur le mal-logement a fait l’effet d’une bombe. À des degrés divers, ce serait en France 10 millions de personnes – sur une population de 65 millions – qui seraient touchées.

    Les chiffres obtenus en croisant des données statistiques révèlent tout à la fois une véritable explosion de la crise du logement dans notre pays et la totale inefficacité des politiques conduites ces dernières années pour y répondre. Notamment parce qu’elles se sont résumées, pour la plupart, à de simples effets d’annonce telle la loi DALO (Droit au logement opposable) ou des mesures fiscales coercitives, donc contre-productives.

    Les chiffres sont proprement hallucinants. On recense en effet un total de 3,5 millions de personnes « non ou très mal logées » :
    – 694.000 personnes « privées de domicile personnel » (141.500 SDF, 18.478 en résidence sociale, 38.000 en chambre d’hôtel, 85.000 dans des « habitations de fortune », 411.000 chez des tiers). On commence d’ailleurs à ce propos à évoquer les « enfants boomerang » qui, après avoir connu des années d’autonomie, reviennent vivre chez des parents ;
    – plus de 2,7 millions qui vivent dans des conditions de logement « très difficiles », sans confort ou très surpeuplées ;
    – 52.000 nomades qui ne peuvent accéder à une aire d’accueil.

    À tous ceux-là, la fondation ajoute 5,1 millions de personnes « en situation de réelle fragilité » par rapport au logement, soit qu’elles résident dans une copropriété en déshérence (1,1 million), soit que leurs impayés les placent sous la menace d’une expulsion (1,2 million). Enfin 1,7 million de ménages sont en attente d’un logement social et 3,8 millions en situation de précarité énergétique (chiffres 2006). On recense également 70.000 propriétaires qui ne peuvent plus régler leurs charges, et plus de 91.000 ménages menacés d’expulsion (chiffres 2009-2011).

    Au total, donc, près de 10 millions de personnes touchées d’une façon ou d’une autre par un problème de logement.

    Passant (rapidement !) sur ce rapport, le JT de France 2 emmenait hier le téléspectateur dans une cité de Montpellier. On y voyait une femme, locataire depuis 17 ans d’un gourbi insalubre, portes crevées ouvertes au vent. L’immeuble aurait dû être démoli, le quartier rénové. On casse du sucre sur le dos des propriétaires. À juste titre ou non, on n’en sait rien. On comprend seulement que c’est un habitat privé. Pas d’analyse, pas de réflexion. Caricature d’un Daumier des temps modernes, il est entendu sans doute que le propriétaire est par définition un salaud qui, lui, ne connaît pas la crise et peut financer charges et réhabilitation en claquant des doigts.

    Madame Duflot rêve de réquisitions. Le gouvernement auquel elle appartient imagine de « taxer » les salauds de propriétaires-occupants sur la valeur locative de leur bien. Histoire peut-être de mettre encore plus de Français à la rue ?

    Près d’un Français sur trois a du mal à boucler les fins de mois

    by François Dereims

    Sarkozy Hollande, la Precarite pour tous c'est maintenantDe plus en plus de Français peinent à boucler leurs fins de mois. En janvier 2014, leur part s'établit à 31%, soit une hausse de huit points en six mois, d'après les résultats d'un baromètre exclusif publié par 'BFM Business' et réalisé par CA Com/LH2.

    20% des personnes interrogées déclarent devoir puiser dans leurs économies pour finir le mois (+6 points ) alors que le nombre de personnes ayant besoin d'un crédit ou d'une aide extérieure dépasse pour la première fois la barre des 10% (11%).

    Les Français déclarant avoir des revenus insuffisants sont surtout ceux gagnant moins de 1.200 euros nets par mois (49%), vivant dans des foyers de cinq personnes et plus (42%), des personnes âgées de 18 à 24 ans (40%) ainsi que des femmes (34%). L'institut de sondages note par ailleurs que les citoyens sont de plus en plus nombreux à se retrouver sur le fil du rasoir, 40% des personnes interrogées estimant avoir "tout juste" de quoi finir les fins de mois. Une situation qui pourrait s'aggraver et faire basculer ces dernières dans la précarité si la reprise économique tarde à venir, soulignent les commentateurs.

    En conséquence, la part des Français déclarant renoncer à des dépenses de base (santé, alimentation, logement) progresse fortement par rapport au moins de juin. Elle est en hausse de six points à 18%. Pour ceux qui disent pouvoir acheter ce dont ils ont envie (45%), "la quasi totalité le fait dans la limite du raisonnable", souligne l'institut de sondage qui fait remarquer que la pression fiscale ressentie par les ménages y est pour beaucoup dans la baisse du pouvoir d'achat.



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