• reprise du Blog

    Vive l’anticléricalisme !

    stop-islam
    Le 4 octobre 2014
    Je suis islamophobe et ne suis pas raciste. Cette assimilation au racisme de l’islamophobie est une manière de torpiller la laïcité.

    Suite au meurtre d’Hervé Gourdel un collectif, dans Le Monde, fait de l’islamophobie un racisme comparable à l’antisémitisme ontologique à la Drumont.

    Pourtant, je suis islamophobe et ne suis pas raciste. Cette assimilation au racisme de l’islamophobie est une manière de torpiller la laïcité. Mon hostilité à l’islam n’est pas maladive et je suis tout autant christianophobe et judéophobe. Tout simplement, je n’aime pas les religions, et singulièrement les religions révélées qui, à travers des fables, des dogmes et l’énonciation de codes civils et pénaux, asservissent les peuples, brident les esprits, inhibent l’intelligence et engendrent la haine.

    Je me réfère à Diderot et à l’esprit des Lumières, même si je sais qu’elles peuvent être aveuglantes. Cet esprit des Lumières qui est à l’origine de la laïcité au nom de la raison, de l’intelligence et de la liberté, singulièrement de la liberté de penser. Je ne suis pas raciste et je respecte les personnes, mais je revendique le droit de m’en prendre à leurs croyances, surtout quand elles cherchent à imposer règles et normes à la société. Oui, j’ai le droit de dire que croire que Dieu a dicté ses lois à Moïse et Mahomet ou qu’un homme né d’une vierge a ressuscité est inepte ; ridicule aussi de penser qu’un Dieu réputé tout-puissant, miséricordieux, infiniment bon, infiniment aimable… puisse codifier le système pileux des hommes, le vêtement des femmes et le régime alimentaire de tous…

    Nous sommes noyés dans l’univers et bien ignorants de son fonctionnement. Pourquoi raconter de telles fables pour pallier cette ignorance? Il est beaucoup plus stimulant et fécond pour l’homme de chercher à comprendre que de s’en remettre à une vérité révélée. La curiosité est fille de l’ignorance et bénie soit Ève qui, croquant le fruit de l’arbre « précieux pour ouvrir l’intelligence », fit que l’Homme est homme, un être intelligent confronté à son ignorance du monde et donc curieux de le connaître plutôt que l’être béat, aboulique et repu que lui promettait l’Éden.

    Nous sommes entrés dans une ère de laïcité dite « positive ». Loin de l’énoncé de la loi de 1905, on peut comprendre que désormais l’État reconnaît et subventionne tous les cultes : monsieur Valls, alors ministre de l’Intérieur, a fait le tour de France pour rompre le jeûne avec les communautés musulmanes pendant le ramadan et inaugure les mosquées. Tout le gratin politique se précipite aussi au dîner du CRIF. Seul l’anticléricalisme catholique est légitime car, à la différence des deux autres, lui n’est pas raciste.

    La charte de la laïcité de Vincent Peillon s’inscrit dans cette perspective : « La République respecte toutes les croyances et permet la libre expression des convictions dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public. » Malheur, donc, à la libre expression de l’anticléricalisme qui, n’étant pas une croyance, n’a pas, selon la charte, à être respecté et qui, ne respectant pas les croyances, doit être poursuivi.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :