• qui sont ces gens d'extrème gauche

     

    L'assassinat de masse, modèle de société idéale pour les maoïstes des années 70, qui se retrouvent maintenant dans les rangs des écologistes ou encore au sein de la sociale-démocratie ultra libérale

    Selon le quotidien britannique The Telegrapf, les deux suspects dans l'affaire d'esclavage à Londres ont appartenu à un collectif militant communiste pro-chinois dans les années 1970. Une information passé sous silence par la grosse presse française.

    Le mari et la femme, originaires d'Inde et de Tanzanie, ont été arrêtés la semaine dernière suite à la dénonciation de trois femmes maintenues en esclavage pendant plus de 30 ans.

    Il semblerait qu'ils les aient soumises à des sévices et des violences psychologiques.

    Le couple, tous deux âgés de 69 ans, est arrivé en Grande-Bretagne dans les années 1960. Ils ont milité dans un certain nombre de groupes politiques d'extrême gauche selon les services de police et de sécurité britanniques, dont la mouvance maoïste très active dans les années 70.

    Ce couple, qui avait déjà été interpellé dans les années 70 sans que la police ne consente à dire pour quel motif, a été arrêté jeudi matin.

    Ils ont été remis en liberté sous caution dans la nuit de jeudi à vendredi, avec interdiction de quitter le territoire et de retourner dans leur maison, près d'un mois après la libération des trois femmes, une Malaisienne de 69 ans, une Irlandaise de 57 ans et une Britannique de 30 ans.

    "Les suspects sont d'origine indienne et tanzanienne et sont arrivés au Royaume-Uni dans les années 60", précise la police britannique dans un communiqué.

    "Nous pensons que deux des victimes ont rencontré le suspect masculin à Londres via une idéologie politique partagée et qu'ils ont vécu ensemble à une adresse qui pourrait effectivement être décrite comme 'une communauté'", ajoute la police, confirmant à demi-mot l'idée, rapportée notamment par le Guardian, que cette affaire intervenait dans un contexte de "secte semi-religieuse".

    "Les personnes impliquées, la nature de cette communauté et la façon dont elle opérait font l'objet de nos investigations et nous rassemblons lentement et laborieusement plus d'informations", indiquent les enquêteurs.

    "D'une manière ou d'une autre, cette communauté a cessé d'exister. Nous cherchons à établir comment ces femmes se sont retrouvées à continuer de vivre avec les suspects et comment cela a pu durer 30 ans", s'interrogent-ils, encore loin d'avoir éclairci les nombreuses zones d'ombre de cette affaire.

    "Nous pensons que la violence émotionnelle et physique a été la caractéristique des vies des trois victimes", ont-ils répété.

    La police a également indiqué avoir commencé samedi après-midi à mener une "enquête de porte-à-porte", à la recherche d'informations auprès des voisins de la maison où les suspects ont été arrêtés, dans le sud-ouest de Londres.

    La jeune femme britannique de 30 ans "a un certificat de naissance mais il s'agit du seul document officiel que nous ayons pu trouver", souligne Scotland Yard.

    Selon des sources proches de l'enquête citées par le Guardian, sa naissance a été déclarée et aurait donc dû donner lieu à des visites des services sociaux et de sages-femmes.

    Bien que n'ayant jamais été à l'école, elle serait capable de lire et écrire, selon ces sources, et aurait été décrite comme très intelligente.

    "Nous pensons qu'elle a vécu toute sa vie avec les suspects et les autres victimes mais bien sûr, à ce stade de l'enquête, nous cherchons encore à en avoir la preuve", a indiqué le commandant Steve Rodhouse.

    "Gagner la confiance de victimes très traumatisées prend du temps et cela doit se faire à leur rythme", ont fait valoir les autorités.

    Elles ont révélé qu'un "accord" avait été passé avec les victimes. Il était convenu qu'au moment de leur libération le 25 octobre, la police n'interviendrait pas.

    "Depuis cette date nous avons travaillé à gagner leur confiance et à rassembler des preuves, ce qui a porté ses fruits le 21 novembre", date des arrestations.

    "Entre le 25 octobre et le 21 novembre, aucune des trois victimes n'a été signalée disparue auprès de la police", ont encore précisé les enquêteurs qui ne comptent pas diffuser d'informations permettant d'identifier les suspects ou leurs victimes, afin de protéger ces dernières.

    L'affaire, inédite par son ampleur, n'est cependant pas un cas unique. Le mois dernier, une ONG britannique a chiffré entre 4.200 et 4.600 le nombre de personnes victimes au Royaume-Uni d'esclavage moderne sous ses formes diverses, comme le travail forcé, le trafic d'être humains et les mariages forcés.


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