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    Theo van Gogh, victime des « règles de Rushdie »

    Theo-van-Gogh
    Le 9 novembre 2014
    Le 2 novembre 2004, le réalisateur néerlandais Theo van Gogh était décapité par Mohammed Bouyeri, son compatriote musulman d'origine marocaine.

    Le 2 novembre 2004, le réalisateur néerlandais Theo van Gogh était décapité par Mohammed Bouyeri, son compatriote musulman d’origine marocaine. Van Gogh avait réalisé un court-métrage dénonçant les violences subies par les femmes au nom de l’islam, dans lequel on pouvait voir des versets du Coran calligraphiés sur la peau d’actrices dénudées.

    Dix ans plus tard, Daniel Pipes prononçait un discours à Copenhague en présence de Geert Wilders, auteur du documentaire Fitna. Cet islamologue remarque que, coïncidant avec la fatwa émise par Khomeini il y a 25 ans à l’encontre de Salman Rushdie suite à la publication des Versets sataniques, la liberté ou le droit des Occidentaux à émettre des critiques à l’égard de l’islam n’ont fait que régresser. Il introduit à cet effet les « règles de Rushdie » contenues explicitement dans la fatwa : interdiction, sous peine de mort, de toute critique envers l’islam, son prophète ou le Coran, celle-ci visant toutes les parties qui participent en connaissance de cause au contenu de toute forme de publication et, troisièmement, un appel à tous les musulmans du monde à faire partie d’un réseau informel d’information et d’attaques potentielles dédié à la défense des valeurs islamiques.

    Cette fatwa, première demande d’exécution par un chef de gouvernement à l’encontre d’un écrivain étranger, a provoqué des manifestations violentes similaires à celles plus récentes des caricatures du prophète ; en Turquie, des dizaines de personnes furent tuées, notamment le traducteur du livre. Daniel Pipes démontre qu’au-delà d’une restriction de toute forme de discussion sur l’islam et de l’atteinte à la liberté d’expression, ce jugement vise surtout à établir le suprémacisme islamique selon trois principes : le statut supérieur de l’islam, une idéologie qu’on ne peut critiquer, la supériorité des musulmans aux mécréants occidentaux et le statut de dhimmi, et l’établissement de la charia qui régule strictement la vie privée et publique en opposition avec les valeurs occidentales.

    À cette époque, les soutiens à Rushdie sont venus majoritairement d’intellectuels et de personnes se disant de gauche, notamment Mitterrand qui qualifia la décision de l’ayatollah de mal absolu. Depuis, hormis une autocensure des milieux intellectuels et médiatiques, trois « ismes » sont responsables de l’avancée inexorable de l’islam : le multiculturalisme qui part du principe que toutes les cultures se valent et qu’il est donc malvenu de se battre pour la sienne, le fascisme de gauche qui décrète que la civilisation occidentale est la pire de toutes en introduisant les concepts de racisme, d’impérialisme et d’empire, et l’islamisme, forme accomplie de l’« utopisme radical » qui va au-delà du communisme et du fascisme.

    Ces trois « ismes » – multiculturalisme, fascisme de gauche et islamisme – dont les interconnexions et les alliances avec la gauche dominant les sociétés civiles ont permis de placer leurs partisans dans des organisations internationales, notamment à l’ONU qui a émis une résolution contre le blasphème et la diffamation des religions – entendez surtout l’islam. Maintenir une liberté d’expression envers l’islam représente donc une ligne de défense critique contre l’imposition d’un ordre islamique mondial. Les instances islamiques veulent clore ce débat parce qu’elles veulent clore notre civilisation.

    Et Daniel Pipes de conclure : « Il ne s’agit pas uniquement de liberté d’expression, le champ de bataille est certes la liberté d’expression mais la finalité est la survie de la civilisation occidentale (…) et ceux qui souhaitent défendre notre civilisation ne doivent pas seulement combattre l’islamisme, mais ses alliés multiculturalistes qui le cautionnent et les fascistes de gauche qui s’allient avec lui. »


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