• ON S'EN DOUTAIT

    Zacarias Moussaoui crache le morceau : L’Arabie saoudite a financé le 11 septembre

    obama_bow_saudi_king-680x365Obama et Salmane

    La dupe est à gauche

    Zacarias Moussaoui a gagné un surnom, « le 20e pirate de l’air », qui lui a été décerné par les médias lors de son procès en Virginie en 2006. Il est le seul, en effet, à ne pas avoir participé aux attaques du 11 septembre 2001 alors qu’il s’était préparé pour être membre de cette funeste équipe terroriste. Sur les 19 terroristes,15 étaient saoudiens. Il ne s’agit pas d’un hasard. Moussaoui était le seul « Français » de la bande.

    Il semble qu’il ait été écarté au dernier moment par son chef direct, Ousama Ben Laden. Moussaoui fut arrêté aux États-Unis un mois avant le 11 septembre pour violation de la loi sur l’immigration. Condamné à perpétuité dans le cadre du 11 septembre, il est actuellement à la prison de haute sécurité de Florence (Colorado). Il serait enfermé dans une cellule souterraine de 4 m2 qui ne lui plait pas.

    Rappelons que sa mère avait déclaré au quotidien britannique The Independent que son fils était « gentil et très affectueux ». Elle a été reçue avec les honneurs en décembre 2001 au Quai d’Orsay avant son départ pour Washington. La France l’a assurée de son aide. Le contribuable français a donc dû ouvrir sa cagnotte pour aider au voyage de cette mère éprouvée et méritante.

    Moussaoui, dans le cadre du procès intenté à l’encontre de l’Arabie saoudite par les survivants de l’attaque du 11 septembre 2001, a accepté, après négociation avec la justice américaine, de répondre à un interrogatoire qui s’est déroulé en prison pendant 2 jours, le 20 octobre 2014. Son témoignage a été qualifié de « sensationnel et très crédible ». L’impression retenue par Jerry Goldman, l’avocat qui a mené l’interrogatoire, est : « Il est intéressant d’entendre directement quelqu’un qui a une connaissance directe et puisée à la source ». Les 100 pages du script ont été rendues publiques en février 2015.

    Lors de l’interrogatoire, Moussaoui était calme et lucide, impatient de raconter ce qu’il savait de l’opération terroriste de Ben Laden et de ses connections avec les plus hauts échelons de la société saoudienne.

    Il existe des similitudes entre les méthodes du royaume d’Arabie et celles de l’État Islamique et c’est un secret de polichinelle que l’Arabie saoudite est impliquée dans le financement du terrorisme et du jihad, directement ou par l’entremise de riches Saoudiens ou d’associations caritatives saoudiennes. Quand on pense que le royaume d’Arabie saoudite est devenu le grand financier et le parrain du Centre du Contre- Terrorisme de l’ONU (UNCCT) ! C’est l’un des grands scandales actuels de l’Organisation des Nations Unies. En tout cas, quand un témoignage impliquant le gouvernement saoudien émane de toute première main, il revêt une importance capitale.

    Moussaoui déclare d’abord que de hauts responsables saoudiens soutenaient Ousama Ben laden jusqu’à la veille du 11 septembre. Même les employés de l’ambassade saoudienne aux USA ont comploté avant cette date pour pouvoir introduire un missile Stinger sous couverture diplomatique afin d’abattre le Boeing présidentiel (Air Force One) et d’assassiner Bill Clinton et/ou Hillary Clinton. Moussaoui avait rencontré un fonctionnaire du département des Affaires Islamiques de l’ambassade d’Arabie à Washington quand ce dernier visitait Kandahar. « J’étais supposé partir pour Washington avec lui pour trouver un lieu convenable pour lancer la fusée Stinger et m’échapper ». Wikileaks a divulgué ce message de Hillary Clinton, classé document secret : « Les donateurs d’Arabie saoudite constituent la source la plus significative du financement du terrorisme sunnite à travers le monde dont celui des Talibans en Afghanistan et de Lashkar-e-Taiba (LeT) au Pakistan ».Wikileaks qualifie même l’Arabie saoudite de « cash-machine du terrorisme ».

    Dans sa déposition, Moussaoui précise qu’il avait été chargé par les chefs d’al-Qaeda d’établir une base de données regroupant les donateurs du groupe. « Le cheikh Ousama voulait garder un registre de ceux qui donnent de l’argent ». Moussaoui se rappelle que le prince Turki al-Faisal, chef du renseignement, le prince Bandar bin Sultan qui fut longtemps ambassadeur à Washington et proche des Bush, le prince al-Waleed bin Talal, investisseur milliardaire propriétaire du George V à Paris, du Plaza à New York … et plusieurs dignitaires religieux du pays figuraient sur cette liste. Tout ce beau monde a été amplement choyé et adulé par les deux présidents Bush et même par Obama. Selon Moussaoui, « les princes ont fourni à Ben Laden les millions de dollars nécessaires pour organiser la mort de 3.000 personnes dans le bas-Manhattan ». Moussaoui déclare avoir été aussi le messager de Ben Laden, porteur de courriers à d’éminents princes saoudiens dont le prince Salmane, l’actuel roi qui vient de succéder à son frère le roi Abdallah, à d’autres membres de la famille royale et à des religieux. A la question de savoir pourquoi les Saoudiens continuent à soutenir quelqu’un qui s’est retourné contre eux, Moussaoui réplique que Ben Laden ne s’est pas retourné contre tous les princes : « Il s’est retourné contre le roi Fahd mais n’a pas voulu aller contre Abdallah, ni contre Turki, ni contre ceux qui sont catalogués … par les religieux comme criminels, mais non déclarés comme apostats ». Et il poursuit : « Les oulémas ont demandé à Ben Laden de ne pas déclarer la guerre à la famille Saoud parce que Fahd allait mourir et qu’ainsi Abdallah prendrait le pouvoir et rétablirait un vrai pouvoir ».

    On voit bien le rôle et l’influence des religieux sur le palais. Pour Moussaoui, « les oulémas sont des faiseurs de rois. Si les oulémas disent : « Vous ne devez pas prendre le pouvoir, alors vous n’allez pas prendre le pouvoir  ». Ben Laden est tenu en estime par les religieux plus que les princes. « Ben Laden était un pur, un pur Wahhabi qui obéit aux religieux à la lettre ».

    Le lien étroit entre les religieux wahhabites et Ben Laden fait que, selon Moussaoui, « quand il [Ben laden] déclare le jihad, c’est avec le conseil exprès, le consentement et les directives des oulémas ». « Le recrutement [pour al-Qaeda] n’aurait pu se faire si les hautes autorités religieuses avaient déclaré Ben Laden non pas apostat mais simplement dans l’erreur ».

    Le dignitaire wahhabite, Ibn al-‘Uthaymeen, a rendu une fatwa étonnante, déclarant que les employés de l’ambassade ont « l’obligation personnelle d’aider au jihad s’ils peuvent, même s’ils n’ont pas reçu l’ordre du gouvernement saoudien ». Les religieux apparaissent ainsi comme les vrais détenteurs du pouvoir et ceux qui tirent les ficelles.

    Les déclarations de Moussaoui ne veulent pas dire qu’elles sont forcément la vérité mais elles sont plausibles. Il faut se rappeler que deux jours après le 11 septembre, Ben Sultane, l’ambassadeur saoudien a été reçu par Bush, Cheney et Condoleeza Rice, conseillère sur la Sécurité Nationale. A l’issue de cet entretien, 144 ressortissants saoudiens, dont deux douzaines de membres de la famille de Ben Laden, ont été autorisés à quitter le pays après un interrogatoire par le FBI, hâtif, et, de plus, superficiel.

    L’alliance entre les États-Unis et l’Arabie saoudite est une alliance contre-nature. Les premiers déclarent croire à la diversité alors que la seconde impose une « uniformité suffocante », bannissant toute religion autre que l’islam wahhabite, interdisant la pensée athée sous n’importe quelle forme. Les premiers clament leur opposition au terrorisme pendant que la seconde représente la plus significative source de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde. Joe Biden n’a-t-il pas déclaré : « Les Saoudiens et les autres États du Golfe ont financé [le jihad] par centaines de millions de dollars » ?

    C’est le côté sombre de cette alliance que les États-Unis ont tenu à mettre en sourdine. Mais après le témoignage de Moussaoui, cela ne pourra pas durer plus longtemps.

    C’est dans ce contexte d’extrême méfiance mondiale envers ce pays moyenâgeux qui pratique l’islam wahhabite le plus rigoriste que François Hollande, lors de sa visite le 05/05/2015 … a jugé bon d’atteler la France à la remorque de l’Arabie saoudite. Tout en jouant le VRP de l’industrie française d’armement dont le Rafale et les missiles MBDA sont les deux fleurons, Hollande vient d’entrer dans une guerre de religion entre le sunnisme et le chiisme, entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Comment la politique étrangère de la France, pays laïque, se rangerait-elle dans un conflit religieux ? Hollande n’a-t-il pas compris aussi que les pays du Golfe veulent, en échange de l’achat de nos Rafales, lavoir a main libre pour construire de plus en plus de mosquées en France (2.000 mosquées à construire bientôt), en y imposant leurs imams et en salafo-wahhabisant l’islam en France, étape indispensable pour conquérir notre pays ? Une pure duperie ! Et la dupe en chef est François Hollande.

    Un proverbe qui nous vient du désert d’Arabie en dit beaucoup sur les alliances avec les Bédouins : « Si tu veux avoir un ami, demande-lui d’abord quand il va te trahir ! »

    Bernard Dick


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