• lettre ouverte

    CARQUEBUT, le 27/01/2015

    Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre de la France.


    A Brie-Comte-Robert, le 23 janvier 2015, vous avez publiquement déclaré : «Les jeunes Français doivent s'habituer à vivre durablement avec la menace d'attentats». «Votre génération, votre classe d'âge, doit s'habituer à vivre avec ce danger pendant un certain nombre d'années»…

    Ces propos sont indignes du responsable du gouvernement de la France qui actuellement chercherait à ranimer la flamme de l’«Union Nationale» pour faire la « guerre au terrorisme ». On croit rêver ! Ubuesque !

    Comment pouvez-vous croire ou faire croire à vos interlocuteurs que c’est en « s’habituant » au danger terroriste qu’ils l’éviteront ou le vaincront ? C’est une attitude « munichoise » indigne d’un gouvernant responsable. NON ! M. Manuel VALLS, ce n’est pas la méthode face à n’importe quel ennemi – que vous n’osez pas nommer - contre lequel vous proclamez la GUERRE. 
    On ne s’habitue pas à l’ennemi, on le combat ! Ou alors on se couche… C’est selon…

    Vous devriez plutôt adopter le cri de guerre : « NO PASARAN ! » (Ils ne passeront pas !) qui a galvanisé les révolutionnaires espagnols dont certains de vos parents ont fait partie.

    Non, ils ne doivent pas passer, ni les islamikazes, ni les enragés islamistes, ni leurs suppôts ! NO PASARAN !

    Seule une prise de conscience collective et citoyenne du danger, suivie de l’adoption de mesures élémentaires et solidaires de sécurité pourront faire pièce aux innombrables terroristes, déjà infiltrés dans notre pays et à venir… 

    Quel comportement adopter? Se conduire en citoyen individuellement et personnellement responsable de la sécurité de la Nation, de la communauté nationale.
    Il s’agit, pour chaque citoyenne et chaque citoyen de se tenir en éveil, d’être prêt, en observant en tous lieux et en toutes circonstances ce qui peut paraître anormal autour de soi :
    colis suspect, bagage abandonné, individu au comportement bizarre, etc. tout en évitant d’en faire une paranoïa, ce qui servirait les buts de l’ennemi tapi dans les cellules dormantes.

    Ce type de comportement responsable de la collectivité, nous, les Français d’Algérie, nous l’avons appris par la force des choses et à notre détriment en Algérie française, il y a soixante ans.
    J’avais quatorze ans lorsque, en 1954, débutèrent les meurtres individuels dans ma ville natale, de petites gens vivant au contact des Arabes, parlant parfaitement leur langue et connaissant leurs us et coutumes, tel Bénito SAES ou M. AZOULA, commerçant, ou M. REZZOUG, agent de police, ou des gardes-champêtres de toutes origines, ou des anonymes lâchement exécutés d’une balle dans la nuque alors qu’ils déambulaient dans la rue et en plein jour. 
    Pourquoi tuer des personnes du commun ? Parce que nous pouvions nous identifier à elles et en être terrorisés.
    Nous avons acquis, nolens volens, des comportements sécuritaires comme celui de porter un pistolet sur soi, avec ou sans permis de port d’arme, ou bien d’avoir le réflexe de se plaquer dos au mur, la main sur son arme, afin de se laisser dépasser par un individu suiveur, ce qui a sauvé bien des vies. 
    Il faut souhaiter que les Français de 2015 n’en arriveront pas là, mais… mieux vaut prévenir… et avertir !

    Puis ce furent les attentats à la bombe que les terroristes plaçaient lâchement dans des lieux publics, bars, restaurants, gares, autobus ou qu’ils dissimulaient dans les poubelles, les lampadaires et un peu partout.
    Nombre de ces attentats furent déjoués grâce à la vigilance de citoyens qui ont signalé un paquet ou un individu suspect aux autorités. 
    Voilà la seule défense réaliste : la mobilisation de chaque Français pour la sécurité de tous les Français. Le sentiment national que votre philosophie et celles des gouvernements précédents ont, depuis des décennies, complètement laminé revivra-t-il ?
    Nous devrons repartir de loin, de très loin car la classe politique est, depuis trop longtemps, frappée de cécité sélective, uniquement préoccupée de sa réélection, quitte à se vendre aux ennemis de notre société…

    Vous ne nous abuserez pas: il sera impossible de garder et de surveiller tous les objectifs potentiels des terroristes, car il y en a des milliers, en dehors des « points sensibles » répertoriés sur lesquels les Réserves de notre armée, au sein desquelles j’ai eu des responsabilités, effectuent des manœuvres. 
    Les stations-essence, les pylônes et poteaux électriques, tout peut faire l’objet d’une attaque terroriste.
    Les exemples et les techniques subversives fourmillent dans l’instruction militaire, la plupart ne requiert que peu de moyens.
    Si ces actions sont coordonnées, elles sèmeront la panique.
    Les moyens techniques actuels multiplient les possibilités d’attentats. Les contrôles d’identité disparaissent au prétexte de ne pas « stigmatiser »… 
    Le retard est énorme ! Pour le combler, il faudra de vraies mesures, courageuses parce que très impopulaires, et pas de la rhétorique de propagande électorale! Ouvrez les yeux !

    Le Plan Vigipirate, « écarlate » ou pas, ne pourra, faute d’effectifs de relais – responsables politiques, battez votre coulpe ! – être maintenu bien longtemps et, du temps, nos ennemis en ont puisqu’ils sont parmi notre population. 
    Vous estimez à 3 000 le nombre d’individus susceptibles de devenir dangereux… 
    Encore faudrait-il que cela soit vrai et de toute manière, du fait que l’immigration, fût-elle légale, n’est pas maîtrisée, ni même contrôlée, étant donnée la perméabilité de nos frontières (je passe par Le Perthus ou Irun ou le Somport chaque année…) votre plan ne sera qu’un tonneau des Danaïdes. 
    Il entrera plus de terroristes que vous n’oserez en expulser et qui reviendront sous peu.

    En sus, comme les sanctions pénales plus que laxistes n’impressionnent nullement les délinquants et que certains se réclameront « chouhadas », martyrs de l’Islam, nous serons dans l’impasse totale.

    Sauf à changer radicalement notre attitude en la calquant sur celle de l’ennemi. Œil pour œil, dent pour dent !

    Aurez-vous le courage, vous, votre gouvernement et votre Président, de faire le pas salvateur? J’en doute.

    En paraphrasant Benjamin Franklin :
    Une société qui n’est pas prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’une, ni l’autre, et finit par perdre les deux”.

    Veuillez, Monsieur le Premier Ministre, croire en ma sincère considération.

    Nota: lettre envoyée par courrier postal et placée sur la messagerie du site du Ministre de l'Intérieur, du Ministre de la Défense et du Premier Ministre (actuellement inerte, le site...)



    Source :Jacques TORRES 


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :