• les loups sont parmi nous

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    Mohammed Achamlane, le leader de Forsane Alizza, avait multiplié les appels à combattre les Identitaires...

    Nous sommes le 30 mars 2012. Quelques jours auparavant, Mohamed Merah a été abattu par le RAID. La police décide alors d’organiser un vaste coup de filet dans les milieux islamistes. La principale cible est Forsane Alizza, également baptisé « Les Cavaliers de la fierté », un groupe radical adepte d’un islam fondamental. Les personnes interpellées sont mises en examen et écrouées pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et acquisition d’armes.

    D’après la justice, ces adeptes du djihad en France projetaient de s’en prendre au journal Libération – qui avait hébergé la rédaction de Charlie Hebdo, dont le siège avait été réduit en cendres par une bombe incendiaire – mais aussi à un juge d’instruction lyonnais ainsi qu’à diverses personnes considérées comme des adversaires résolus de l’islamisation de la France. C’est ainsi que j’ai reçu un appel de la DCRI m’informant que je faisais partie des cibles potentielles en tant que président du Bloc identitaire. Il est vrai que Mohammed Achamlane, le leader de Forsane Alizza, avait multiplié les appels à combattre les Identitaires et qu’une contre-manifestation avait eu lieu devant les Assises sur l’islamisation que nous avions co-organisées avec Riposte laïque en décembre 2010.

    Convoqué par un juge antiterroriste la semaine dernière, j’ai donc pu avoir confirmation des menaces qui pesaient sur moi. D’après deux témoins, Mohammed Achamlane aurait ainsi demandé à l’un de ses militants de me contacter pour tenter de m’assassiner. Certains avaient l’air assez déterminés et disaient se tenir à disposition de l’émir autoproclamé pour agir. J’ai également appris qu’ils cherchaient à se procurer quelques adresses personnelles, notamment celle de l’animateur du site Fdesouche. Une menace à prendre au sérieux quand on découvre que des membres de Forsane Alizza travaillaient chez des opérateurs de téléphonie.

    Depuis quelques mois, les islamistes multipliaient les entraînements et avaient réussi à récupérer un petit stock d’armes. Et quelques jours avant leur arrestation, ils s’étaient procuré une moto, en pleine nuit, à l’abri des regards indiscrets dans la campagne lyonnaise…

    Avec du recul, quand on repense aux déclarations quelque peu excentriques et parfois guignolesques de Mohammed Achamlane, beaucoup avaient tendance à penser que ces fanatiques du djihad ne devaient, en aucun cas, être pris au sérieux. Nombreux sont ceux qui réduisaient toute cette agitation à un engagement qui ne devait rester que virtuel. Pourtant, Mohammed Achamlane s’était fait remarquer en brûlant un Code pénal en signe de protestation contre l’application de la loi interdisant le port du voile intégral. Il avait également prévenu que « la violence dont les musulmans font l’objet chaque jour va se transformer en bain de sang si cela continue sur cette voie […]. Si Allah veut, nous serons de véritables moudjahidins. » Un ancien membre de Forsane Alizza avait ainsi déclaré : « Toutes nos activités devaient nous permettre de nous préparer. Il y avait des armes. Et, oui, certains se préparaient précisément à les maîtriser. »

    Cette histoire prouve, en tout cas, qu’il serait malvenu de prendre à la légère ce genre de menaces. Et qu’il faut malheureusement s’y préparer psychologiquement. Un acte fomenté par un individu déterminé est si vite arrivé. Pendant que l’on nous vante le vivre ensemble, certains groupes mènent une guerre contre notre civilisation.

    Au lendemain de l'inhumation troublée de Mohamed Merah, les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et de la sous-direction antiterroriste (SDAT), appuyés par des forces du Raid, ont procédé tôt ce matin à 19 interpellations près de Nantes, Toulouse, en région parisienne, à Lyon, Nice et Marseille. Des armes, dont des Kalachnikov, ont été saisies. Parmi les 17 personnes placées en garde à vue, se trouve Mohammed Achamlane, interpellé à Couëron, et considéré comme le leader du groupe islamiste officiellement dissousForsane Alizza en janvier dernier.

     Forsane Alizza : un groupe officiellement dissous il y a quelques semaines

    Tôt ce matin, à Couëron, près de Nantes, au Mirail à Toulouse, mais aussi dans l'agglomération lyonnaise, Nice, Marseille, et en région parisienne (Alfortville, Nanterre, Asnières et Montreuil), les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), de la sous-direction antiterroriste (SDAT), appuyés parfois par l'unité d'élite de la police nationale, le Raid, sont entrés en action. 19 personnes, dont trois femmes, ont été interpellées dans les milieux islamistes radicaux. 17 d'entre elles ont été placées en garde à vue.

    Les forces de l'ordre ont agi sur commission rogatoire des juges antiterroristes parisiens Nathalie Poux et Marc Trévidic dans le cadre d'une information judiciaire pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ouverte début mars, selon une source judiciaire. Cette instruction avait été précédée d'une enquête préliminaire ouverte en octobre 2011 sur des renseignements de la DCRI, a-t-on précisé. 

    L'islamisme radicat visé
    Dès la mort de Mohamed Merah le 22 mars, Nicolas Sarkozy avait demandé à la police de procéder à l'"évaluation" de la dangerosité des personnes connues pour entretenir des sympathies avec l'islam radical. Le procureur de Paris François Molins avait de son côté indiqué que les investigations allaient "porter désormais sur la recherche de tout complice". 


    Ce matin sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a expliqué que l'opération menée ce vendredi matin n'était pas "liée simplement à Toulouse", et qu'elle visait avant tout "l'islamisme radical". Il a prévenu que d'autres opérations pourraient être encore menées afin "d'expulser du territoire national un certain nombre de gens qui n'ont, au fond, rien à y faire". 

    Selon un haut responsable policier, "une centaine" d'islamistes radicaux soeraient dans le collimateur des autorités. 

    Pas de liens avec l'affaire Merah selon Claude Guéant
    Réfutant toute idée "d'opération de communication", le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a affirmé dans la matinée que les personnes interpellées étaient animées par "une idéologie de combat". "Ce sont des gens qui sur le web (...) se réclamaient du moudjahidisme et d'une idéologie extrémiste radicale, d'une idéologie de combat", a indiqué le ministre devant des journalistes, au ministère de l'Intérieur à Paris. 


    Dans les motifs ayant mené à leur interpellation, "il y avait le rappel qu'ils avaient un entraînement de caractère paramilitaire", a souligné le ministre, insistant sur le fait que "l'interpellation s'est faite (...) en fonction des éléments dont disposait le juge d'instruction". Il n'y a "pas à notre connaissance" de lien entre les interpellés et Mohamed Merah, a confirmé Claude Guéant. "Je rappelle qu'ils avaient un discours très belliqueux, un discours assumé sur le web et que d'autre part ils avaient des armes", a encore dit le ministre. 

    L'un des responsables de Forsane Alizza interpellé à Couëron
    A Couëron, près de Nantes, c'est un pavillon qui a été visé, dès 6 h du matin, par le GIPN, rapportePresse Océan. Une personne aurait interpellé, selon le quotidien nantais. Il pourrait s'agir deMohammed Achamlane, également connu sous le nom d'Abou Hamza (du nom de l'oncle maternel du prophète Mohammed), considéré comme le principal responsable du groupe salafiste Forsane Alizza, officiellement dissous en janvier dernier par Claude Guéant


    Plusieurs armes saisies dont des kalachnikov
    Plusieurs armes ont été saisies lors de cette perquisition : "trois kalachnikov, un pistolet Glock et une grenade", a précisé une source policière tandis que les perquisitions se poursuivaient en début de matinée. 


    D'autres armes auraient été saisies lors de cette vaste opération, notamment cinq fusils, des armes de poing, des tasers, un gilet pare-balles et une réplique de kalachnikov".

    Appel à la lutte 
    Sur le site du mouvement Forsane Alizza (Les cavaliers de la fierté), depuis fermé, le groupuscule affirmait : "Notre organisation prend de l'ampleur et nous avons besoin de main d'oeuvre fissabililah (ndlr: "sur le chemin d'Allah"). Nous recherchons toutes sortes de compétences mais surtout des soldats !", pouvait-on lire. Ce groupe était à l'origine d'actions spectaculaires menées notamment contre la loi sur le port du voile intégral, notamment aux côtés de Lies Hebbadj en novembre dernier

    Interrogé par l'AFP après la dissolution de son groupe, Mohammed Achamlane avait prévenu qu'il n'exluait pas d'appeler à l'avenir à la lutte armée ajoutant "c'est possible, si l'islamophobie s'intensifie de jour en jour". Il avait également indiquéà Presse Océan que son groupe regroupait "des islamistes", et non des "terroristes".


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