• le parti musulman

    Muncipales Bobigny : ce que signifie vraiment la présence d’un parti politique musulman

    Ainsi un parti politique musulman est-il né en 2012, qui va battre campagne à Bobigny. Après tout, dans une ville dont l’hôpital porte le nom d’Avicenne, il est logique de voir surgir la volonté pour certains de représenter le plus grand nombre : en l’occurrence, la population désormais majoritaire d’une cité, dans un département qui prend peu à peu les allures d’une enclave islamique en territoire français.

    http://www.leparisien.fr/municipales-2014/municipales-le-parti-des-musulmans-veut-conquerir-bobigny-06-02-2014-3565103.php

    Bienvenue donc à l’Union des Démocrates Musulmans Français, qui se compare aux démocrates-chrétiens héritiers d’une longue histoire centriste, libérale et parfaitement observante des lois de la République. Souhaitons au « clone » musulman le même parcours raisonnable que son modèle largement éprouvé par un siècle (au moins) de pratique.

    Les choses ne commencent pas forcément très bien. En effet, hors les habituels voeux pieux de plein emploi quand les allocations de toutes natures, cumulées, tiennent volontiers lieu de salaire amélioré, voeux aussi de logement pour tous quand des centaines de milliers de « citoyens d’origine non immigrante » (nouvelle appellation des Français possédant quelque racine dans leur propre pays) en cherchent un, désespérément, aux guichets qui distribuent préférentiellement la manne habitable aux derniers arrivés, hors cela et autres banales choses encore, le projet essentiel de nos candidats du Livre consiste en l’érection d’un Grand Musée de l’Histoire Coloniale.

    Il est tout de même ahurissant de songer que, un demi-siècle après la fin de la décolonisation en Afrique, des gens plutôt jeunes, nés dans un pays que la crise affaiblit de jour en jour, ont comme perspective politique majeure la célébration des indépendances que leurs anciens ont obtenues de l’ancienne puissance tutélaire. Il est stupéfiant de se dire qu’en fin de compte, le message de leurs parents qu’ils auront gardé en mémoire est celui-ci : votre mission prioritaire, avant même de prétendre réussir votre vie, sera de faire payer la France jusqu’à ce qu’elle ait expurgé de son passé les dernières traces de ses méfaits.

    Par quel miracle ces descendants d’immigrés élevés, éduqués, soignés, embauchés, payés, protégés par leur pays natal s’incluront-ils (l’ »inclusion » étant le dernier avatar du terrifiant échec français) un jour dans la nation dès lors que tout, en eux, se résume à la revanche à prendre, à la vengeance à parfaire, à la justice à rendre aux héros des guerres d’indépendance ? Leurs héros, à l’exclusion (l’exclusion des autochtones étant l’ultime avatar de l’Histoire de France précédant la fermeture définitive du dossier) de tous les autres ? Ne voit-on pas que nous sommes là au fond d’une obscure et étroite impasse ? Comment croire une seconde que les tenants de cette overdose de culpabilité administrée à des gens qui n’y sont plus pour grand chose pourront un jour se contenter de ces remords en forme de musée ? Jusqu’où devront descendre les Français dont les ancêtres ont bâti, entretenu, modernisé, pour finalement s’en retirer, la moitié d’un continent? Et combien de temps devront-ils avaler les couleuvres dont les Taubira, CRAN, Duflot et autres truqueurs professionnels, ont pris l’habitude de les gaver ?

    Des questions, en nombre. Et, chez les descendants des bâtisseurs d’empires, un accablement mêlé de colère, à la vue de cette graine poussée librement sur leur sol et qui prétend, par toutes sortes de méthodes, remplacer la leur.

    Alain Dubos

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :