• le devoir d'insurrection

    « On peut abonder dans mon sens
    ou combattre mes opinions,
    mais il est nécessaire de s’informer
    avant d’argumenter »
     

    Entretien avec le Dr Plouvier, auteur du Devoir d’insurrection ou la réponse géopolitique à la tentation cosmopolite (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

    Pourquoi considérez-vous l’insurrection comme un devoir ? 

    Mai 2013 : la France est riche de 4,4 millions de chômeurs. Elle est envahie par 11 millions d’immigrés extra-européens et leurs descendants, citoyens français par « droit du sol », dont 10 millions de musulmans, formant une très puissante 5e colonne en cas de guerre civile déclenchée par les islamistes, en relais de la guérilla qui hante nos villes depuis plus de quarante ans, où l’on comptabilise un millier de « zones de non-droit ». 

    Mai 2013, des émeutiers noirs et maghrébins saccagent en état de quasi impunité le centre de Paris et celui de Stockholm ; deux islamistes surarmés tuent un soldat britannique désarmé en plein cœur de Londres et, à Perpignan, 16 islamistes forcent deux autochtones (des « souchiens ») à hurler « Allah Akbar » pour éviter l’émasculation.

    Pendant ce temps, le Parlement français vote, toutes affaires cessantes, une loi autorisant le mariage des homosexuels, brisant une valeur plurimillénaire, celle de la Famille… et les CRS du ministre de l’Intérieur, qui n’osent guère frapper les émeutiers d’origine extra-européenne, par peur de l’accusation rituelle de « racisme », cognent avec ardeur sur des citoyens et des citoyennes dont le double tort est d’être attachés aux valeurs saines, mais jugées « réactionnaires » et d’être blancs.

    Tout comme, en ce joli mois de mai 2013, un ministre « socialiste » juge inutile de plafonner les énormes rémunérations des grands patrons, mais le Parlement légifère pour supprimer le mot « race » !

     

    L’état des lieux de l’Europe occidentale que vous dressez est assez peu réjouissant…

    On peut abonder dans mon sens ou combattre mes opinions, mais il est nécessaire de s’informer avant d’argumenter. J’étudie le rôle théorique de l’État et la notion, concrète et un peu trop oubliée de nos jours, de « pacte social », et présente la préhistoire de la mondialisation de la vie politique, sociale et culturelle, et celle de la globalisation de l’économie. Cette évocation historique  éclaire indéniablement nombre d’aspects de notre époque, qui en devient plus compréhensible. Il en va de même avec l’étude de la manipulation des mouvements islamistes par les USA, envisagée comme une nouvelle arme anti-européenne.

     

    Les apports et coûts de l’immigration extra-européenne sont exposés à la façon d’un bilan…

    Oui, ce qui permet au lecteur d’alimenter sa réflexion. De même, sont analysés les tics de langage et les attitudes des politiciens et des agents des media… et là encore, il y a de quoi nourrir les méditations du lecteur.

    La démission des Européens, dans leur rôle de civilisateurs, est analysée par l’abord des changements d’attitudes (ou d’habitudes) sociales qui font du XXIe siècle, débuté entre 1985 et 1990, une époque radicalement différente du XXe siècle. Il en résulte une incompréhension totale (qui diffère beaucoup du simple et classique « conflit de générations »), entre adolescents ou adultes de moins de quarante ans d’une part et ceux qui ont connu « autre chose », en se souvenant que l’histoire n’enseigne que peu de vérités, mais essentielles : ce qui a été sera de nouveau et aucun changement n’est jamais irréversible.

    C’est d’une révolution (un terme sur la définition duquel il convient de s’entendre) qu’il s’agit d’envisager… quand s’effritera l’édifice économique, fondé sur le surendettement collectif, l’obsolescence dirigée et la désindustrialisation de l’Europe. 

    Le devoir d’insurrection ou la réponse géopolitique à la tentation cosmopolite   ( chez Francephi-diffusion )

    Il est temps de redonner à la France le goût de la liberté et celui de la confiance, la liberté de penser, d’inventer, d’entreprendre...

    Les Français sont champions, champions du pessimisme. Un sondage de Gallup International leur avait décerné le titre mondial en 2011, IPSOS le trophée européen en avril 2013. 97 % des ménages voyaient l’avenir en noir, 3 % de plus que les Espagnols ! 72 % pensaient que leurs enfants vivraient moins bien qu’eux. En décembre, malgré une remontée, il y avait toujours 7 Français sur 10 et 82 % des patrons à ne pas voir l’avenir avec confiance : sale temps pour la consommation et l’investissement. Et 50 % des jeunes nés après 1980 seraient prêts à quitter le pays !

    Pourquoi cette exception française ? Les causes sont faciles à déceler : on pointe du doigt le climat dépressif, décourageant pour l’initiative et la réussite. Il est clair que lorsque la France se regarde dans un miroir, elle ne se reconnaît plus. On lui avait dit qu’elle était à nulle autre pareille. Son histoire, sa culture, son art de vivre faisaient envie au monde entier. À lire la presse étrangère, l’illusion se dissipe. Le pays change d’image, perd son identité, ne maîtrise plus son avenir. Des espaces de non-droit s’y creusent. L’insécurité et la violence progressent. Les inégalités deviennent insupportables. La famille vole en éclats. Le changement de population s’accentue.

    Mais si le constat est accablant, les remèdes semblent manquer. Souvent même, il arrive que la guérison soit attendue de ce qui a engendré le mal. Beaucoup de Français veulent encore plus de protection, d’État-providence, d’emplois publics. Les politiciens, par démagogie et crainte d’un mécontentement qui mettrait en péril leur pouvoir et leurs privilèges, répugnent aux réformes. La France est prisonnière. Cette URSS qui avait réussi – selon Jacques Lesourne –, avec ses 56 % de dépenses publiques, sa fiscalité délirante, sa fonction publique pléthorique et surprotégée, a du mal à comprendre que ce qui met une partie de ses habitants à l’abri de la crise est aussi ce qui la condamne à la médiocrité, à l’absence de rebond, au long sommeil dont on ne se réveille plus.

    Les chaînes qui l’entravent sont politiques. Il y a la médiocrité du personnel, faisant carrière dans un sérail à l’abri de la vraie vie. On y trouve une gauche obsédée par ses marottes idéologiques suicidaires pour le pays. On y voit une « droite » dénuée de valeurs mais assoiffée d’ambitions et toujours à l’affût des idées d’en face pour ne pas louper les modes du microcosme médiatique parisien, sa légèreté et son esprit soixante-huitard attardé. Bandelettée par une législation qui, sous la risée du monde entier, a fait du travail – et du profit plus encore – des horreurs économiques, de la richesse, un crime inexpiable, muselée par des commissaires politiques qui lui interdisent de défendre son identité, d’être fière de son histoire, paralysée par des bureaucraties superposées qui, de la commune au « machin » bruxellois, la taxent, la réglementent, la contrôlent, sans cesser de changer les règles du jeu, la France étouffe sous un État obèse et ruineux qui ne protège pas ses frontières, n’assure pas sa sécurité, réprime sa liberté de penser et accorde parfois à des étrangers des prestations dont tous les Français ne bénéficient pas.

    Il est temps de redonner à la France le goût de la liberté et celui de la confiance, la liberté de penser, d’inventer, d’entreprendre, de réussir et aussi d’échouer avec le droit d’essayer à nouveau. Bien sûr, un changement de climat pareil, avec des réformes décisives, comme le Référendum d’initiative populaire, par exemple, c’est plutôt une révolution. C’est une ardente exigence de lui en ouvrir le chemin.



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