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    L’incendie du lieu de culte, rue du Gué, à Montluçon, a suscité un vif émoi au sein de la petite communauté kosovare. Selon elle, le projet de mosquée ne serait pas étranger au sinistre.

    L’imam Avdulahi Bajram en reste persuadé : l’incendie qui a ravagé, mardi matin, vers 5?h?30, le lieu de prière où se réunissait la petite communauté kosovare de Montluçon (*), est d’origine criminelle.

    Les jours précédant le sinistre, plusieurs vols auraient été commis à l’intérieur du hangar : une tronçonneuse, un groupe électrogène, une pelle…

    « Deux chambres pour les SDF »« On avait été obligé de mettre en place une surveillance. Les disciples se relayaient deux par deux de 16 heures à 22?h?30 », affirme Salihi Terens, l’un des membres de la communauté.

    Installé avec sa famille depuis quatre ans à Montluçon, l’imam fait le lien entre l’incendie et le projet de construction d’une mosquée au 1-3 rue du Gué, dans le quartier des Îles.

    En décembre 2013, la communauté a acheté un terrain de 1.000 m² à un particulier. Le hangar a été aussitôt utilisé comme lieu de prière, uniquement le samedi, de 16 à 19 heures.

    En février, un permis de construire a été déposé pour une maison d’habitation avec deux parties distinctes : un premier logement pour l’imam et sa famille avec « deux chambres pour accueillir les SDF » et un second avec une salle de prière au rez-de-chaussée, des bureaux et un espace culturel aux deux étages.

    Le 2 avril, la municipalité a fait savoir qu’elle refusait le permis de construire. Située à moins d’un mètre cinquante de la ligne séparative du Cher, la maison serait « en zone inondable », selon le maire Daniel Dugléry.

    L’arrêté de la mairie pointe d’autres incompatibilités avec le plan local d’urbanisme. L’architecture de la maison d’habitation porterait « atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ». En l’état, un quartier constitué principalement d’un bâti ancien datant des années 1930.

    « Des gens étaient excédés »« Je leur ai proposé de racheter ce terrain et de leur en trouver un autre, explique le maire. Je leur ai dit qu’ils étaient mal perçus dans le quartier, que des gens étaient excédés, qu’il fallait chercher un nouvel emplacement ».

    Les Kosovares, eux, estiment ne gêner personne. Ils ont décidé de revoir le plan de la maison avec leur architecte, basé à Clermont-Ferrand, et de représenter un autre permis de construire. Toujours au 1-3 rue du Gué. n

    (*) Selon l’imam, la communauté kosovare à Montluçon représenterait vingt à vingt-cinq familles pour environ soixante-dix personnes.

     


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