• droit de vote des etrangers

    LE SCAN POLITIQUE - Jean-Christophe Cambadélis a contacté les partenaires du PS afin de constituer un comité national pour le droit de vote des ressortissants non-communautaires aux élections locales.

    Le serpent de mer du droit de vote des étrangers est de retour. Pour François Hollande, la question est plutôt embarrassante: présente dans son programme présidentiel, il est aujourd'hui incapable de la mettre en oeuvre faute d'une majorité des 3/5e au Parlement. Pourtant, le Parti socialiste évoque la question et en débat même avec ses partenaires.

    Ce mardi, le Parti socialiste a répondu présent à l'invitation du patron du PRG, Jean-Michel Baylet, afin d'en discuter. Initialement, Jean-Christophe Cambadélis devait lui même faire le déplacement. Finalement, après un «imprévu à l'agenda», c'est la secrétaire nationale su PS à la justice et aux libertés, Marie-Pierre de la Gontrie, qui le remplacera. Le débat est organisé à Paris, avec également la participation de Christophe Madrolle, cofondateur du Front démocrate.

    Interrogé à ce sujet par le Journal du dimancheJean-Christophe Cambadélis assurait n'avoir pas laissé tomber l'idée. «Nous devons participer à l'élaboration d'un rapport de force pour permettre le droit de vote des étrangers», a-t-il indiqué. «Le PS doit participer de la constitution du rapport de force pour faire gagner des idées de gauche. Il faut donc faire campagne», a estimé l'élu parisien en ajoutant avoir écrit à ses partenaires de gauche pour «construire un comité national pour le droit de vote».

    Hollande assure ne pas renoncer

    Sur ce sujet du droit de vote des ressortissants non-communautaires aux élections locales, François Hollande a peu de marge de manoeuvre. La réforme doit être constitutionnelle et doit donc être adoptée par le Parlement réuni en Congrès, à la majorité des 3/5e, ou par un référendum. Cette piste, le chef de l'Etat l'a exclue. Et la voie parlementaire a également été écartée par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, faute de «majorité» qualifiée au Parlement.

    Interpellé sur cette mesure lors de l'interview présidentielle du dernier 14-Juillet, François Hollande a assuré qu'il «ne renon(çait) pas» à essayer de la faire adopter. «Pourquoi 2016, parce que je veux que ce soit le fruit d'un consensus», a-t-il indiqué, en assurant que «tout sera abordé avant l'élection présidentielle de 2017». Lors de son entretien accordé à BFM-TV, il a confirmé qu'un texte sera présenté «avant la fin du quinquennat». «Je n'ai pas voulu introduire ce texte avant les élections municipales, parce qu'on nous en aurait fait le reproche. Ce texte sera de nouveau proposé après les scrutins» de 2015, a-t-il expliqué.

     


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