• demain l'islamistan ?

    Les bonnes âmes n’osent poser l’unique question qui vaille : Qu’est-ce que l’Islam ?

    Depuis quinze jours, l’histoire s’est emballée, balayant nos dernières espérances de paix. Les drames deCharlie Hebdo et d’Hyper Cacher ont creusé la tombe de nos illusions. Nous voici projetés dans l’inconnu d’un devenir à recréer dans les larmes.

    Comme les excités de l’an II qui, en substituant l’Être suprême au Christ, perdirent le contrôle de la dynamique réformatrice suscitée par les hommes de 1789 et entraînèrent le pays dans la Terreur, nous sommes dépassés par les effets pervers d’un laïcisme aveugle qui se croit encore laïcité.

    L’idéologie s’est substituée à l’esprit de discernement et l’islam radical, déguisé en agneau, a pris place chez la « fille aînée de l’Église ». L’agneau est devenu loup et une terreur hallal s’annonce peut-être avec son lot de décapités, par le couteau, cette fois-ci.

    Personne ne devrait plus douter du danger qui pèse sur notre avenir. Mais la peur pousse au déni. Tout est fait pour gommer l’origine du mal. Monsieur Fabius ne voit plus d’islamistes, mais des terroristes ; les médias pleurent sur les musulmans, premières victimes ; Hollande veut lutter contre l’islamophobie ; les manifestants du 11 janvier étaient tous Charlie, même les imams et les voilées présents.

    Bref, l’islam n’est pour rien dans les tragédies de ce mois. Un bel esprit nous a même assuré dans Libé que « l’attentat contre Charlie Hebdo avait la sale gueule de Renaud Camus, d’Éric Zemmour et de Marine Le Pen ».

    Les bonnes âmes n’osent poser l’unique question qui vaille : Qu’est-ce que l’Islam ? Probablement par peur de découvrir un idéal théocratique fondé sur une doxa coranique incritiquable car incréée. Bref, l’absolu totalitaire. Une perception occidentale ethnocentrée laisse croire que l’universalisme chrétien, projeté et plaqué sur tout autre, serait l’absolu existentiel. C’est oublier le néant. L’islam est une négation. « Il n’est d’autre Dieu qu’Allah », dit la shahadapour nier la Trinité chrétienne. L’Islam est un anti-christianisme opposant à la joue tendue la force du glaive. Il n’offre qu’une alternative : la soumission ou le combat.

    S’il ne se christianise pas, l’Islam ne se laïcisera pas. La laïcité s’articule sur son substrat chrétien. Elle est dédoublement d’un principe premier, un unique binôme qui lie en les séparant Dieu et César. Elle est aussi Fils incarné communiant avec le Père céleste. Elle n’est pas ce laïcisme des matérialistes athées, dégénérescence d’une pensée négatrice du spirituel.

    La laïcité, fille d’un christianisme, dont elle est l’enfant prodigue, ne peut rompre avec un père naturel, auquel elle reste consubstantiellement liée. L’islam, géniteur intolérant qui ne pardonne pas la prodigalité à ses enfants en terre musulmane, est devenu, aujourd’hui, en Europe, le fils adoptif d’une culture d’inspiration chrétienne. Peut-il trouver sa place au sein de la famille d’accueil idéologique occidentale qui le reçoit, sans se poser en rival du Verbe nourricier qui la fonde et la fait vivre ?
     
    Telle est la question.

     


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