• Darius rend à César

    Darius, dont le prénom n’a pas été changé

    Darius, dont la photo ne doit être montrée

    Darius, nouvelle « idole » de toutes les rédactions

    Et du gouvernement et des associations.

    Pour ceux qui n’ont suivi, malgré le matraquage

    Des médias indignés, outragés du carnage,

    Darius est un jeune rom qui a subi lynchage

    En représailles de ses supposés maraudages.

    Le voilà à la une chez tous les rédacteurs

    Qui pointent le vivre ensembleTM d’un doigt  accusateur

    Impossible défi pour ces communautés.

    C’est qu’il va falloir chèvre, chou et loup, ménager,

    Pas d’amalgame et encore moins stigmatiser

    Quelles que soient l’une et l’autre de ces minorités.

    Cet échec des cités auxquelles on a donné

    Des millions pour vivre en harmonie imposée,

    Cette faille du système où chacun fait sa loi

    Au mépris de la République et de ses droits,

    N’est que la résultante de ces populations

    Qui rient de la Justice et se gaussent de ces pions.

    La faute à pas de chance, à pas d’éducation,

    Au pas d’argent, pas de travail, la pauvreté,

    Au racisme même et aux nombreuses dégradations,

    Que sais-je encore… des excuses ils vont en trouver

    Le seul coupable étant le manque d’intégration

    Le reconnaître serait avouer leur démission.

    Darius était voleur, plusieurs fois arrêté

    Sans pour autant par la police être inquiété !

    Il agissait ainsi en toute impunité.

    Faut croire que son statut, révéré, vénéré

    Lui valait d’être par les instances ignoré.

    Darius est rom, et de par ce fait exempté

    De bonne conduite et du nécessaire respect

    Bases d’une vie commune, règles de société,

    S’en affranchir, serait donc le prix à payer

    Autrement dit, ce sont les risques du métier.

    Il a joué, a perdu, même si ça fait hurler

    La cohorte d’humanistes, bien-pensants horrifiés

    Qui voient en cet acte un summum de cruauté

    Parce qu’il est rom, tant pis pour les autres, Français !

    Et Raymonde est bien placée pour leur en parler

    Octogénaire victime de ses compatriotes

    ----

    Sous le silence complice des médias « iscariotes »

    Un simple fait divers, à peine relaté.

    Tout comme les quatre personnes, agressées à Nancy 1

    Par les mêmes et on évoque un acte gratuit.

    Alors, la compassion à l’égard du gamin

    J’ai du mal, je l’avoue, ce deux poids-deux mesures

    Selon que l’on soit rom ou de de souche pure,

    Comme l’impression que l’on me prend pour un crétin.

    Non que je ne condamne l’acte en lui-même horrible

    Par une horde de sauvages violente et irascible,

    Mais combien les circonlocutions sont risibles,

    La « cité des poètes » étant jugée sensible.

    Il faut être stupide, aveugle ou inconscient

    Pour ignorer qui y habite, quel type de « gens ».

    Il y a belle lurette que ces zones de non-droits

    Ne sont plus habitées par Claudine et François.

    Cachez la vérité, nous ne sommes plus dupes

    Les voiles y prolifèrent, sont proscrites les jupes.

    Alors, dans cette a-France, je n’éprouve aucune honte

    De croire que ce lynchage est règlement de compte.

    Dès lors, le dilemme insoluble va se poser

    Qui de l’agresseur ou de l’agressé fait « foi »

    Qui défendre parmi ces deux communautés,

    Roms versus maghrébins, pour qui sonne le glas ?

    Le pop-corn est servi, j’attends les résultats

    De la magistrature, advienne que pourra…

    Oreliane

    1http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/06/18/nancy-expedition-sanglante-dans-les-rues-de-nancy-un-blesse-grave

    Je cite ci-dessous une réaction recueillie sur Fdesouche.com :

    Le  vol est un acte dont la gravité est sous estimée, la société moderne a pris le parti de s’y habituer, il y a à ça de nombreuses explications, les deux principales sont d’une part que dans une société consumériste où tout est supposé remplaçable il fait tourner le commerce, la seconde est que les vrais riches, ceux qui font les moeurs sont rarement volés et peu volables.

    Pourtant quand tu me voles, quand tu me prends le fruit de centaines d’heures de travail, ou plus, tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas si je suis riche ou pauvre, honnête ou pire que toi, et tu t’en fous .

    Peut être cet argent va me manquer pour soigner ma femme, payer des études à mes enfants, manger correctement ou m’acheter des lunettes, me loger décemment. Peut être à cause de toi, désormais sans voiture je ne pourrais plus trouver de travail, tu t’en fous .

    La fatigue  que j’ai eue, les risque que j’ai pris, le temps que j’ai sacrifié, tu t’en fous.

    Ce bijou que tu m’as pris était peut être le dernier souvenir de ma mère, tu t’en fous .

    Ce commerce  que tu braques et que personne ne veux plus assurer, va peut être me licencier, tu t’en fous. Cette usine, que tu casses, fermer ses portes, tu t’en fous. Ce chantier que tu torpilles, ce camion que tu détournes, vont peut être causer ma faillite, tu t’en fous.

    Alors si un jour par le plus grand des hasards tu tombes sur pire que toi, que tu te fais exploser, lyncher ou torturer et bien mon vieux, vois tu, JE M’EN FOUS .



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